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Désinformation, intox : questions sur l'indépendance des medias

mardi 9 février 2010

Vincent Peillon, un philosophe dans la Cité

   
   

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Important entretien accordé par Vincent Peillon au magazine Mag Philo, sous le titre Penser la crise, crise de la pensée.

Où apparaît entre autres en filigrane la question de l'indépendance des médias, médias (en particulier télévisés) coupables de distiller ce que Peillon a nommé,
il y a quelques jours sur Paris Première, un « somnambulisme collectif » (à 4'20 de cette vidéo).

   
Extraits de l'entretien :

   

« dans les périodes chaudes de l’histoire telles que l’affaire Dreyfus ou la Résistance, ce ne sont pas d’abord les politiques qui sont à la tête de l’action. »

« la singularité du philosophe, c’est qu’il n’a pas de philosophie. Les autres ont une philosophie spontanée dont ils se satisfont. Le philosophe, lui, remet en cause toutes ses évidences et toutes ses certitudes, et ça, au cœur de la politique, c’est essentiel  »

« s’il y a eu crise, c’est parce que les banquiers ont eu un problème. C’est donc la crise de qui et de quoi ? De gens qui gouvernent le monde tel qu’il est – des intérêts d’argent colossaux et qui sont dominants, dans un excès considérable –, qui tout à coup se mettent en danger et donc font appel par des moyens de communication et des pressions sur les gouvernements qui ne peuvent pas faire autrement, sinon c’est l’effondrement du système, qui font donc appel à l’argent public. Il faut donc que l’argent de tous, y compris des pauvres, vienne très vite à leur secours, renflouer l’argent perdu des riches, réparer les dégâts occasionnés par leurs transactions financières. On a organisé les secours pour les riches, la solidarité pour les riches, et on a vu qu’elle fonctionne bien mieux que pour les pauvres, qu’il s’agisse de nos pauvres ou des pays de plus en plus pauvres et du milliard d’êtres humains qui meurent de faim.  »

« La crise n’est pas celle de ceux qu’on croit, mais de ceux qui devraient être en lutte contre ceux qui dans le fond, dans la crise, s’en tirent très bien. »

« Ceux qui vont sortir leur épingle du jeu, c’est ceux dont on nous a dit qu’ils étaient en crise : pauvres petits banquiers et traders riches ! La vraie crise, elle, est sans son ni image : elle n’a pas les moyens de se représenter, les moyens du spectacle. Qui a droit à l’image, qui a droit au son, qui a droit à la parole ? Cette crise a bien montré que seule la richesse parle : elle a le monopole du discours. La misère est silencieuse : trop laide à voir, trop honteuse pour se montrer. Les premiers qui vont trinquer dans cette crise sont moins les économies riches que les économies pauvres, et à l’intérieur des économies riches, évidemment les plus pauvres. »

« quand les riches vont saper dans leur propre budget pour financer leur crise, ils vont saper d’abord dans les budgets sociaux, dans les budgets de développement et, de tous les côtés, on aura un effet de la crise qui sera un accroissement des inégalités et une protection des égoïsmes des plus favorisés. Qu’est-ce qui est en crise si ce n’est la justice, la morale, l’humanité ? »

« La crise, avant d’être économique, est une crise éthique et une crise des valeurs. Ce que nous avons vécu dans cette crise est la confirmation de cela, ce grand désarroi, ce grand abandon, cette démission. (...) cette crise est d’abord un défi pour nous de savoir si l’on est capable de prendre appui sur elle pour mener une bataille éthique et idéologique. »

« Pour bien mesurer ce qu’on nous a fait dans cette crise, démasquer l’illusion et les éléments idéologiques au service d’un système d’illusions mis en place par le capitalisme pour se sauver, [il faut] des philosophes : pour rétablir un rapport critique au réel, qui fait cruellement défaut, pour faire savoir qu’il y a un autre réel que celui perçu à la télévision. »

« On doit prendre appui sur cette crise pour se réarmer intellectuellement et théoriquement et les philosophes doivent sortir de leur bibliothèque pour courir les rues de la Cité et apostropher les Importants.*** (...) La crise que nous vivons peut être un élément déterminant de prise de conscience, mais il faut se faire entendre et percer le mur du silence. »

*** Référence directe au philosophe Alain, fleuron de l'école républicaine chère à Peillon.

« [...] ceux qu’Alain appelle "les Importants", ceux qui se croient nés pour commander et se jugent indispensables. Aussi faut-il que le peuple exerce une surveillance constante sur ses représentants [...]. [...] des Importants, c’est-à-dire des hommes plus soucieux de leur carrière que des intérêts du peuple » (Georges Pascal).

« J'observe partout deux espèces d'hommes, les importants et les insouciants. L'insouciant est heureux de vivre et porte au visage l'expression de l'amitié égalitaire, avec cette nuance, surtout maintenant, qu'il n'exige rien et n'attend pas beaucoup. Cet homme-là me rassure. Mais l'important m'effraie, renfermé comme il est en ses frontières ; attentif à lui comme centre ; déférent aux autres importants, qu'il flaire du plus loin ; mais, à l'égard des autres, exerçant comme une domination de présence, par une majesté sans faiblesse. » (Alain, Mars ou la guerre jugée, 1921, XXIX. "Les Importants")

« on nous a imposé une société de l’intérêt particulier, mais aussi une société du temps court. Donc il faut annoncer les réformes tout de suite et les mettre en œuvre immédiatement : on parle des projets à un an, deux ans, trois ans et ça semble déjà très loin. Un événement chasse l’autre. Pour retrouver du sens, agir autrement, combattre à nouveau, comme il se doit, les sophistes, il faut reconquérir le temps long. En réalité, les combats qu’on doit mener pour organiser l’humanité de demain ne sont pas des combats de quelques jours (régulations environnementale, démocratique, économique, développement durable, etc.) mais vont prendre des années et des années. Ils ne sont pas à horizon d’une vie humaine. Il faut dire à ceux qui s’engagent dans ces combats de ne pas se décourager demain matin et de ne pas apporter une pratique consumériste de courte vue dans les combats de régulation, car ça ne marchera pas comme ça. Il faut beaucoup de détermination et des décennies à mon avis pour mettre dans le commerce mondial, dans la finance internationale, dans les rapports Nord-Sud, d’autres équilibres. Déjà dans le cadre de l’État-nation il a fallu des dizaines et des dizaines d’années pour conquérir les droits politiques et sociaux. La reconquête du temps va être la grande affaire politique du siècle qui s’ouvre. »

 

Source : Penser la crise, crise de la pensée, entretien avec Vincent Peillon (MAG Philo)

 

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"Revue de presse" février 2010

         

Le sarkozysme n'est pas une politique, mais un enfumage (Le Vrai Débat - Marianne2)

La vraie mission de Sarkozy (Le Blog de SuperNo)

Emmanuel Todd : "Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre" (Le Monde)

Vincent Peillon : l'homme qui a fâché la meute des éditorialistes de l'audiovisuel (Bruno Roger-Petit - LePost)

Il faut sauver le soldat Peillon, par Jacques Merlino (Le Monde)

   

09/01

Penser la crise, crise de la pensée, entretien avec Vincent Peillon (Mag Philo)
"Il faut donc que l’argent de tous, y compris des pauvres, vienne très vite à leur secours, renflouer l’argent perdu des riches, réparer les dégâts occasionnés par leurs transactions financières. On a organisé les secours pour les riches, la solidarité pour les riches, et on a vu qu’elle fonctionne bien mieux que pour les pauvres, qu’il s’agisse de nos pauvres ou des pays de plus en plus pauvres et du milliard d’êtres humains qui meurent de faim."
"La crise n’est pas celle de ceux qu’on croit, mais de ceux qui devraient être en lutte contre ceux qui dans le fond, dans la crise, s’en tirent très bien."
"quand les riches vont saper dans leur propre budget pour financer leur crise, ils vont saper d’abord dans les budgets sociaux, dans les budgets de développement et, de tous les côtés, on aura un effet de la crise qui sera un accroissement des inégalités et une protection des égoïsmes des plus favorisés. Qu’est-ce qui est en crise si ce n’est la justice, la morale, l’humanité ?"
"Pour bien mesurer ce qu’on nous a fait dans cette crise, démasquer l’illusion et les éléments idéologiques au service d’un système d’illusions mis en place par le capitalisme pour se sauver, [il faut] des philosophes : pour rétablir un rapport critique au réel, qui fait cruellement défaut, pour faire savoir qu’il y a un autre réel que celui perçu à la télévision."

Cour des comptes : Séguin a épinglé une dernière fois l'Etat (NouvelObs)
"la hausse historique du déficit de la France n'est pas due uniquement à la crise mais aussi à la gestion du gouvernement"

Le coup de gueule de Bernard Accoyer contre le gouvernement (NouvelObs)

BHL piégé, les amis de Botul « consternés et allègres » (Rue89)

La France a-t-elle besoin de BHL ?, par Daniel Schneidermann (Libération)
"qu’un seul auteur parvienne ainsi à mobiliser les hebdos appartenant à plusieurs groupes de presse, en dit long sur l’homogénéité sociologique de l’élite des journalistes français"

08/01

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy chute de 4 points (NouvelObs)

Dernière petite rafale sur Eric Besson (Stéphane Guillon - France Inter) - vidéo

Bientôt une carte de séjour à points d'identité nationale ? (Bruno Roger-Petit - LePost)
"pour ne pas être ridicule jusqu'au bout, le gouvernement va devoir inventer quelques gadgets justifiant son tintouin de ces trois derniers mois"

BHL en flagrant délire : l'affaire Botul (Aude Lancelin - BibliObs)
"Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si Michel Foucault s'était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France »."

07/01

144ème semaine de Sarkofrance : la France a peur (Sarkofrance)
"Nicolas Sarkozy est un homme qui aime que l'on croit qu'il travaille beaucoup. Aussi, quand son agenda «officiel» présidentiel apparaît plutôt vide, on peut mesurer l'ampleur de son désarroi."

06/01

Roland Cayrol : "Il y a un pilote, Sarkozy, clairement identifié. Mais a-t-il un cap ?" (Le Monde)

Nicolas Sarkozy, l'épine dans le pied de son propre parti (Nouvel Obs)

Cinq gardes à vue annulées à Paris: les juges font-ils de la résistance? (Bruno Roger-Petit - LePost)

Vincent Peillon "Paris dernière" 06/02/10 (Paris Première) - vidéo

05/01

Capitalisme de connivence et conflits d'intérêts à France-Télévisions (Derrière les plis de l'actualité)

Les leçons de l’affaire Proglio (Jean-François Kahn - Tourner la page)

04/01

Justice, pouvoir et médias : circulez, y’a rien à voir ! (Plume de presse)

Ces fortunes du CAC 40 qui se bâtissent sur le dos des contribuables (Basta!)

Un océan de perplexité (Le blog de SuperNo)

03/01

La cote de Sarkozy au plus bas depuis son élection, selon TNS (L'Express)
"Ce sondage a été réalisé après l'émission spéciale de TF1"

Le Sarkoshow sur TF1 (1) : Laurence Ferrari en hôtesse d’accueil (Acrimed)

Lorsque les Guignols brocardent le "journalisme couché" (antennerelais - LePost) - vidéo

02/01

Quand Xavier Bertrand se fait interviewer par la réincarnation de Desproges (Bruno Roger-Petit - LePost)- vidéo
"Peillon ne vient pas un débat, et c'est la mobilisation générale des journalistes institutionnels. Bertrand crucifie un journaliste, le maltraite, l'injurie, et c'est le silence absolu. Étonnant. Pourquoi défendre Arlette Chabot et pas Olivier Totet? Pourquoi ce silence?"

Hamon doute de l'indépendance de France Télévision (RMC-BFMTV) - vidéo

Une bronca médiatique « pas très catholique » contre Georges Frêche (Acrimed)

01/02

Affaire Clearstream : le gouvernement face au soupçon (Le Monde)

Devinez ce que Sarko fait installer dans son nouvel avion? (Marianne2)
"Un four à pizza."

      

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A lire aussi
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"Revue de presse" archives

   

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lundi 1 février 2010

Nicolas Sarkozy par Bruno Roger-Petit : un saisissant portrait à redécouvrir

 

 

BRP2

Bruno Roger-Petit

 

Le blog François-Mitterrand-2007 avait marqué le net durant la campagne présidentielle 2007 : un auteur anonyme, apparemment abreuvé aux meilleures sources, endossait le rôle de la statue du commandeur Mitterrand pour délivrer une parole empreinte de la plus étonnante pénétration d'esprit (ceci avec une qualité de plume qui ravissait les amateurs).

Les archives de campagne du blog sont disponibles là (on retrouve chaque billet avec les commentaires) :

mars 2007 / avril 2007 / mai 2007 / juin 2007

 

La plume principale de ce blog (car il semble qu'au moins une deuxième plume y ait un moment exercé), Bruno Roger-Petit (BRP), produit depuis plus d'un an un billet quotidien, régulièrement excellent, sur LePost.fr. Ce billet de BRP est peut-être la meilleure lecture (dans tous les sens du terme) qui puisse se faire sur le net dans le rayon des articles politiques (organes de presse inclus) - avec une inclination pour le thème des médias.

 

FM2008_200aBRP avait entre temps sorti un livre, écrit au jour le jour (15 juin 2007 au 20 mars 2008) et endossant à nouveau la "parole mitterrandienne", pour une sorte de prolongation du blog "FM2007" (toujours de façon anonyme) : François Mitterrand 2008, il revient... (Ramsay). Ce livre, qui soutient glorieusement la relecture (chose étonnante car seuls les grands auteurs - en général morts - se prêtent habituellement à cet exercice), constitue un très étonnamment lucide et pénétrant portrait de Nicolas Sarkozy, qui n'a hélas fait que se confirmer point par point depuis.

 

Extraits :

2007 

2 août.  « Il passe l'essentiel de son temps à pérorer dans les bureaux des autres, Guéant, Guaino, Pégard, l'oreille greffée à ce téléphone de poche dépourvu de fil qu'il porte sur lui en permanence. C'est ainsi qu'il gouverne, au gré des coups de fil qu'il donne ou reçoit. Un bureau lui est superflu. L'essentiel à ses yeux est de pouvoir ordonner à tout instant. »

29 octobre.  « La passion que le lauréat de la dernière élection présidentielle voue à l'argent ne laisse pas de me surprendre. Comment peut-on vouloir être Président de la République et clamer sur tous les toits son affection pour l'argent ? Le pouvoir ne lui suffit donc pas ? »

2 décembre.  « Il court, mais il donne chaque jour davantage l'impression de ne pas savoir où il va. »

16 décembre.  « Chaque élément de sa vie, publique comme privée, est rapporté à l'image qu'il entend donner de lui au peuple. Il ne faut pas chercher ailleurs les causes de cette frénésie qui le pousse à rechercher le plus vite possible une nouvelle épouse. »

   

2008

1er janvier.  « Sa méconnaissance des églises, son ignorance de la beauté des choses de la nature, son mépris des livres, son incapacité à s'extraire de l'actualité pour l'Histoire, tout cela et tant d'autres manifestations de sa barbarie m'avaient amené à la conclusion que ce jeune-homme agité ne pouvait aller au-delà de lui-même, c'est à dire pas très haut. »

« Lorsqu'il s'est mis à parader dans la Vallée des rois affublé de ses lunettes de pilote (très certainement dérobées à Mourousi il y a une trentaine d'années), sa nouvelle compagne, exhibée consentante, le suivant docilement, je me suis dit que les gaullistes avaient bien évolué, et j'en ai vu beaucoup se retourner là où ils demeurent aujourd'hui. »

« Autrefois, le nouveau Decazes ne serait jamais allé aussi loin et haut que son imagination, pourtant fertile, souhaitait l'emmener. Sous de Gaulle ? Il aurait fait un bon conseiller municipal de banlieue parisienne, assureur de profession. Sous Pompidou ? Maire d'une petite ville de province, élu parce que tenant le plus grand garage de la bourgade. Sous Giscard ? Conseiller général des Hauts-de-Seine, stipendié par le lobby de l'immobilier... Tout cela pour vous dire que, si l'on y réfléchit bien, mon lointain successeur est un Schuller qui a réussi, et qu'au train où vont les choses dans ce pays, M. Balkany se fera bientôt élire à l'Académie française. »***

*** Cette dernière saillie fait actuellement moins rire

6 janvier.  « Il est bien étrange d'observer un homme présidant au destin de la France se montrer à ce point inaccessible au message des Nabatéens, ou des bâtisseurs des temples de Louxor. J'en suis presque affligé car je discerne ce qui peut découler de cette barbarie affichée, assumée, revendiquée, glorifiée cathodiquement chaque jour au peuple français sur les antennes de TF1. »

7 janvier.  « Il s'isole de plus en plus souvent dans l'une des pièces qui lui fait office de bureau, mais il y médite assez peu. En fait, il ne médite pas du tout, accroché qu'il est à son téléphone que l'on porte sur soi, absorbé qu'il est à admonester les uns et les autres, persuadé que lui seul peut et doit tout faire dans ce pays en particulier et dans le monde en général. »

8 janvier.  « (...) ce nouveau Président, donc, est bien plus inspiré idéologiquement que ce que la plupart des gens de gauche veulent bien croire. Il porte en lui ce vieux rêve de la droite française qui veut obstinément briser, depuis deux cents ans, l'héritage de 1789 et ce qui en a découlé : 1905, 1936, 1945, 1981. La haine de la laïcité, de la Justice, de la Nation, de l'Egalité. »

9 janvier.  « Comment les français font-ils pour supporter le traitement à base de culte de la personnalité qu'ils endurent depuis sept mois ? Télévisions, radios, journaux, partout depuis ce matin les nouveaux Michel Droit n'ont de cesse d'invoquer le cirque élyséen de la veille afin de s'extasier sur la performance de mon lointain successeur. »

9 février.  « Qui vit par la presse périra par la presse. C'est ainsi. Mon lointain successeur a tellement peur d'être seul, livré alors à l'indicible vérité de ce qu'il est, qu'il s'est peu à peu, par nécessité, puis par plaisir, pris au piège de ce miroir terrible que sont les journaux et les journalistes. Il a fini par croire ce qu'il lisait de lui, puisqu'il ne lit que cela, oubliant qu'il était lui-même l'inspirateur de ces écrits flatteurs, de ces mensonges ressassés un million de fois mais qui ne finissent pas par devenir vérité, contrairement à ce qu'il croit. »

« Quelque chose me dit que sa nouvelle épouse ne doit pas être une habituée des fourneaux. »

13 février. « On ne transforme pas un homme qui s'exprime comme un représentant de commerce spécialisé des grosses berlines allemandes en connétable de France par la seule grâce d'un discours écrit par M. Guaino et dont le service après-vente est assuré par Mme Pégard. »

16 février.  « On m'a souvent dit que cet homme ne lit pas, qu'il n'a de la France et de son passé qu'une connaissance lointaine, qu'il a toujours affiché son dédain de l'Histoire et s'est constamment flatté de ne s'intéresser qu'à l'actualité, que les héros de la Seconde Guerre mondiale ne suscitent son intérêt que dans la mesure où il peut y trouver profit à redresser des sondages défaillants, qu'il utilise, instrumentalise sans discernement les victimes de toutes époques, de toutes conditions, de tous âges, obsédé qu'il est d'éveiller chez les français une compassion destinée à nourrir fallacieusement sa popularité... Tout cela est vrai. Voilà où nous en sommes aujourd'hui, condamnés impuissants à assister au spectacle indécent que donne un monarque histrion qui entend confisquer la mémoire des morts afin de restaurer un narcissisme meurtri. »

19 février.  « M. Aphatie, qui est un homme honorable, considère comme négligeable que le Président de la République soit l'ami, l'intime de MM. Dassault, Lagardère, Bouygues, des industriels de l'armement et du béton dont le rôle dans le secteur de la presse et de l'édition au service du culte de l'actuel Président est à ce point minime qu'il en est négligeable. »

23 février.  « L'actuel chef de l'Etat ignore le droit et ses principes généraux, la Constitution et son préambule, il entend plier la justice à sa convenance, tente d'imposer aux juges ses décisions, il fait fi de la séparation des pouvoirs, de l'indépendance de la magistrature, de la protection des libertés publiques garanties jusque là à tous, il veut, il exige, il ordonne, il soumet, seul, absolument seul. Comment doit-on le baptiser ? Je pourrais reprendre une formule qui fut mienne autrefois et écrire ici que la pratique de mon lointain successeur relève du "consul, podestat, roi sans couronne, sans chrême et sans ancêtres", bref de la monarchie élective. »

26 février.  « Le spectacle, puisqu'il ne s'agit plus que de cela, offert chaque jour par le "Président de la République" s'est avéré parfois divertissant, il serait mensonger de le nier, mais les dernières péripéties survenues lors de sa visite au Salon de l'agriculture ont achevé de me convaincre que, décidément, tout cela finirait mal. »

« Celui des rois qui se laissait aller à l'exposition de son intimité s'exposait au discrédit, à la vindicte, au mépris du peuple. Réduite à la seule expression de son corps terrestre, sa personne perdait aussitôt tout caractère sacré. Celui-là s'exposait à s'entendre dire, expression des tréfonds de la conscience populaire s'estimant bafouée par ses outrances : "Touche-moi pas, tu me salis !" »

3 mars.  « Les Français sont déjà si fatigués. Après l'avoir d'abord jugé intéressant, ils l'ont trouvé ensuite divertissant, puis, lassant, et enfin assommant. Moi aussi. »

6 mars.  « De Jean-Louis Bianco ce jugement sur les conseillers qui peuplent le palais de l'Elysée : "François Mitterrand les aurait virés." Ce n'est pas mal vu, à ce détail près que, moi, je ne les aurais jamais recrutés. »

19 mars.  « Blanc, Jego, Falco, Idrac et Morano (la nouvelle Madame Sans-Gêne, en version moins sympathique) sont la seule réponse de mon lointain successeur à la détresse du pays, à sa colère aussi, et qui se sont exprimées avec force et détermination dimanche dernier [élections municipales]. (...) On cherche en vain, dans cette opération, l'esquisse d'une ambition, d'un dessein. On y discerne la volonté de signifier un déni du suffrage universel qui confine au dédain. »

 

***

A lire aussi :

François Mitterrand sort de sa tombe et s’amuse (Bakchich, 05/2008)

Après son blog, Mitterrand ressuscite en livre et fait déraper Aphatie (De source sûre, 06/2008)

Sarkozy le barbare (11/2009)

Bruno Roger-Petit jette ses fiches par terre (INA - JT A2 dernière 19/10/1997) - vidéo

   

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dimanche 31 janvier 2010

"Revue de presse" janvier 2010

   

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Vincent Peillon, Alain Duhamel, Canal+, 15/01/2010 (=> vidéo)

    

Le sarkozysme n'est pas une politique, mais un enfumage (Le Vrai Débat - Marianne2)

La vraie mission de Sarkozy (Le Blog de SuperNo)

Emmanuel Todd : "Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre" (Le Monde)

Vincent Peillon : l'homme qui a fâché la meute des éditorialistes de l'audiovisuel (Bruno Roger-Petit - LePost)

Il faut sauver le soldat Peillon, par Jacques Merlino (Le Monde)

Appel des 55 pour un No Sarkozy Day (le blog de Dedalus)

   

31/01

Sarkozy vs Pompidou : "Arrêtez d'emmerder les Français !" (Bruno Roger-Petit - LePost)
"sa vision de la France, des Français, est dénué de racines, d'identité, et l'on comprend que ce pouvoir se soit mis en tête de rechercher « l'identité nationale », quête aussi tragique et comique que pathétique."

Comment abattre Villepin (Jean-François Kahn - Tourner la page)
"L’Elysée a décidé de mobiliser tous les médias amis pour contrecarrer l’effet Villepin – « on n’a jamais subi autant de pression en provenance du château » affirment les journalistes des quotidiens, radios ou télévisions concernés."
"C’est le Canard Enchaîné qui le révèle : une enquête officielle a permis de découvrir qu’une entreprise de nettoyage, la CENI, domiciliée au Kremlin-Bicêtre, employait en toute illégalité 500 immigrés clandestins. Et ce n’est pas la première fois qu’elle était démasquée. Ses dirigeants ont donc été interpellés, mais le procureur de Créteil les a aussitôt fait libérer et a, provisoirement au moins, stoppé les procédures judiciaires. Or, qu’apprend-t-on ? Que la CENI est membre du groupe Samsic qui effectue en particuliers les nettoyages pour l’Elysée, Matignon et Ministère de la Défense. Il est extraordinaire que cette information du Canard ait été si peu reprise dans les médias. "

Carla Bruni attaque Villepin : les épouses à la rescousse (Rue89)

Un républicain à l’assaut des médias : J.L. Mélenchon (Piratage(s))
"Pousser à la déconsidération de l’autorité que représente N. Sarkozy, mais surtout des larbins qui l’entourent relève de l’hygiène intellectuelle. Quand V. Peillon laisse E. Besson, M. Le Pen à leurs turpitudes lors de la soirée mitonnée pour le gouvernement par A. Chabot, il commet un acte salutaire et efficace. On a parlé de lui, « la dérision est toujours efficace » et on a oublié les tristes sires de cette soirée."

Sondages sur la présidentielle de 2012: Nicolas Sarkozy et l'UMP préservés? (vladana - LePost)
"en vertu de quel principe les journaux interrogent régulièrement les Français sur leurs préférences pour diriger ou pour mener le PS à la présidentielle, sans jamais émettre la moindre hypothèse de ce type au sujet de l'UMP ?"

TF1 a-t-il « acheté » Sarkozy ? (Imhotep - Agoravox)
"On a peu, très peu parlé d’un fait pourtant extrêmement important : la suppression de la publicité sur TF1 lundi dernier en prime time pour que le Phare de l’Humanité éclaire de sa pédagogie les benêts de Français"
"On peut estimer (...) un manque à gagner de plus d’un million d’euros."

Secret des sources ? Une introuvable déclaration « paranoïaque » d’Hugo Chávez (Acrimed)

30/01

De Proglio à Clearstream : Sarkozy a-t-il un problème de "comportement" ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

Villepin accuse Sarkozy pour l'appel ("Grand Journal" Canal+) - vidéo

Clearstream : "une victoire de la justice" pour Robert Badinter (Le Monde)

Jean-Luc Mélenchon, un socialiste en colère (le blog de dedalus)
"Aussi juge-t-il tout à fait pertinente sur le fond et efficace sur la forme, la "rébellion" de Vincent Peillon contre France Télévision."

Carla Bruni : "Très étonnée du peu d'indépendance que Villepin accorde à la justice" (LePost)

Sarkozy battu en 2012 (EFFERLECEBE) - vidéo

29/01

Comptage identité : France Télévisions brouille les cartes (@rrêt sur images)
"À ceux qui se demanderait encore si "l'information télévisée proposée par le service public est libre de toute intervention élyséenne", Jacques Merlino, ancien rédacteur en chef de France 2, répond, dans Le Monde du 27 janvier, que "la réponse est bien évidemment non ! [...] Je peux affirmer que ce contrôle est totalement intériorisé par les journalistes, qu'ils vivent avec en essayant de le masquer par de l'humour et que tous ceux qui tentent de s'en affranchir vont directement à la case placard !"

Y a-t-il un sondage pour sauver le Président ? (Marianne2)

La presse étrangère évoque un "revers" politique majeur pour Nicolas Sarkozy (Le Monde)

Affaire Clearstream : «Comme par hasard, le procureur fait appel...» (Libération)
"Nicolas Sarkozy prépare une réforme pour supprimer l'instruction. Demain, il n'y a aura donc plus de juge d'instruction, suffisamment indépendant pour instruire l'enquête. C'est le parquet, totalement aux ordres de l'Elysée, qui s'en chargera... Il faut que les Français comprennent ce que cela signifie : aujourd'hui, c'est un homme politique connu qui est victime d'acharnement, mais demain, à qui le tour? C'est une triste journée pour la justice. Sarkozy vient de signer la fin de la séparation des pouvoirs, il a tué Montesquieu."

Sarkozy a-t-il fait expulser un Malien par vengeance ? (NouvelObs)

28/01

Vincent Peillon face à Patrice Duhamel (France Inter) - vidéo

France 2 et l'identité nationale : Duhamel tente de diluer le comptage (@rrêt sur images)
"Duhamel a contesté notre comptage des émissions de France 2 consacrées aux différentes déclinaisons du thème de l'identité nationale, mais...en ajoutant au compte les émissions de France 3, France 4, France 5, et France Ô..."
""Ce six sur neuf, nous ne savons pas à quoi ça correspond" lance Duhamel à plusieurs reprises, avant de promettre de publier la "liste des tous les débats qui ont eu lieu sur le service public, sur France 2, sur France 3, sur France 4, sur France 5". En fin de journée, ce comptage herculéen n'avait toujours pas été publié."

"Méthodes de voyou" : P.Duhamel réitère l'insulte à V.Peillon (ce matin sur France-Inter) (gill68 - LePost)

"Nicolas Sarkozy prend une claque" (NouvelObs)

Villepin poussé à la candidature présidentielle par Sarkozy (Jean-François Kahn - Tourner la page)
"pourquoi la quasi-totalité des médias, jusqu’il y a encore quelques mois, en tinrent-ils, sans nuance ni contre-enquête, pour la culpabilité de Villepin qu’ils ne cessèrent d’accabler [?]"

Un seul sondage sur le Sarkoshow : résultats au choix du client… (Acrimed)

Sarkozy ou la ferme célébrité (Stéphane Guillon - France Inter) - vidéo

27/01

Il faut sauver le soldat Peillon, par Jacques Merlino (Le Monde)
"l'information télévisée proposée par le service public est-elle libre de toute intervention élyséenne ? La réponse est bien évidemment non ! A ceux qui auraient encore quelques doutes, je rappellerai la manière éhontée dont les journaux télévisés ont présenté les fameux bilans sécurité de Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Ou encore le matraquage sur le thème de l'insécurité à la veille de l'élection présidentielle de 2002. J'évoquerai les trois heures de direct offert par l'émission "A vous de juger" à Nicolas Sarkozy la veille de la date du début du décompte des temps de parole de la campagne présidentielle de 2007. J'ajouterai l'étonnante décision de ne pas diffuser le débat Royal-Bayrou de l'entre-deux-tours de la présidentielle. Et cerise sur ce triste gâteau, les deux heures trente offertes à Eric Besson pour se refaire une image !"
"je prendrai la liberté que m'offre la retraite pour dire qu'en trente deux années de journalisme à France 2, période pendant laquelle j'ai été, reporter, grand reporter, chef de service, présentateur, producteur, rédacteur en chef, bref dans chacune de ces fonctions, j'ai été le témoin direct d'un contrôle du politique sur notre travail. A tel point que je peux affirmer que ce contrôle est totalement intériorisé par les journalistes, qu'ils vivent avec en essayant de le masquer par de l'humour et que tous ceux qui tentent de s'en affranchir vont directement à la case placard !"
"l'incident Peillon peut, et doit, être l'occasion de reposer ce débat. Au-delà des querelles de personnes, il convient que l'opposition s'engage dans ce combat. Garantir la liberté du service public de l'information n'est pas une mission impossible. Il suffirait de s'inspirer du modèle de la BBC, (un "board" indépendant et responsable, un budget pluri-annuel) pour que notre télévision trouve un peu de dignité. Le modèle est là, il suffit de s'en inspirer. Et sans doute d'aller plus loin car les libertés publiques dans notre beau pays ne vont pas bien fort. La justice est malade ; les syndicats sont malmenés ; la presse est muselée. C'est peut-être le moment pour la gauche de lancer des états généraux pour les libertés publiques. Car ce n'est sûrement pas la droite qui s'en chargera !"

France Télévisions : le Titanic (Nouvel Hermès)
"l’hystérie collective qui s’est emparée de quelques grand capitaines de l’audiovisuel à propos du mauvais coup que leur a portés Vincent Peillon est symptomatique d’un mal plus profond, qui déborde de ce que celui-ci souhaitait dévoiler."

Jamel Debbouze : « Le débat sur l'identité nationale est une insulte » - vidéo

Burqa : le "New York Times" accuse Sarkozy d'"attiser la haine" (Le Monde)

La gauche va-t-elle gagner les Régionales pour la dernière fois de tous les temps ? (Bruno Roger-Petit - LePost)
"Deux leçons à tirer de cet instantané. 1/ La gauche peut, et même doit gagner la prochaine élection présidentielle."

Nicolas Sarkozy seul responsable des déficits publics (De près, de loin)
"les déficits publics sans précédent de notre pays sont les résultats directs de sa politique"
"L’entêtement  du Président à maintenir le bouclier fiscal, la suppression de la taxe professionnelle, la baisse de la TVA dans la restauration, illustrent les erreurs de cette mauvaise politique qui, en période de crise, prive l’État de ressources et lui enlève toute marge de manœuvre."

La parole usée de Nicolas Sarkozy (Sarkofrance)
"Il a été peu question d'identité nationale, et encore moins d'immigration, lundi soir. Preuve que les débats agités par le gouvernement sont des totems artificiels pour une droite en mal d'idées."

Copé : archéologie d'une ambition pathologique (Coups droits)

26/01

La presse étrangère raille le "monarque" Sarkozy (NouvelObs)
"Un "show monarchique" auquel les a habitués la France : c'est ainsi que de nombreux journalistes étrangers qualifient l'émission à laquelle a participé le chef de l'Etat."
"C'est un président monarque qui s'offre deux heures de prime time pour tenter de redorer son image. Il écoute les doléances de ses sujets qui souffrent, comme le bon roi à leur chevet"
"même en Italie, le président du conseil [Silvio Berlusconi] aurait du mal à faire la même chose sur l'une de ses chaînes de télévision ! Qu'un chef d'Etat puisse parler pendant tout ce temps sans contradiction et répondre à des questions choisies, je vois mal cela dans un autre pays démocratique".
"(...) "une fausse interview dont on parle depuis quatre jours" et "un manque de distance entre les journalistes français et les puissants" en général."
"En France, le syndicat des journalistes a qualifié de son coté de "show présidentiel" l'intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1 lundi soir, dénonçant une "opération de communication" relayée selon lui par la chaîne détenue par "l'ami du président Martin Bouygues"."
"Dans un communiqué, les journalistes CGT (...) appellent les journalistes à se "mobiliser" et les citoyens à "manifester sous toutes ses formes contre la transformation des médias en de simples relais de la stratégie politicienne"."

Sarkozy est formidable, les Français ne le méritent pas ! (Jean-François Kahn - Marianne2)
"Spectacle surréaliste en définitive, irréel, deux mondes face à face. Qui se parlaient sans se comprendre, sans s’entendre. L’acteur était bon. Mais les spectateurs étaient de marbre. L’habileté du discours face à la lourdeur des faits, les fulgurances de communication face à la pesanteur du vécu, le divorce entre la musique d’un côté et les paroles de l’autre. Et pourtant, à l’évidence, Sarkozy connaissait d’avance toutes les questions : il avait les fiches correspondantes."

Sarkozy, plus c’est gros, plus ça passe (suite) (DéCHIFFRAGES)
"des bobards à peine dignes d’un Frederic Lefebvre"

La « prestation » de Nicolas Sarkozy (De près, de loin)
"Toute cette émission était en réalité un écran de fumée. Comme d’habitude, c’est le Figaro qui vend la mèche avec son titre : « Le nouveau Sarkozy ». Les conseillers en communication de l’Elysée avaient décidé et donc le Figaro répète, qu’il y avait « plus de sérénité, plus d’écoute, pour un débat apaisé »."

TF1 aime Sarkozy (effer) - vidéo
"Sarkozy va donner l'impression à tous les français (...) qu'il connait tous les chiffres. Sauf que TF1 a mis à sa disposition un écran géant - ça n'a jamais été fait - qui lui permet de donner les chiffres comme si il les avait en tête. Entre le moment où il les dit et où on voit les chiffres, il y a un léger différé"

Sarkozy sur TF1 decryptage (effer) - vidéo

Quand Sarkozy accuse Thierry Henry d'être le Jérôme Kerviel du football (Bruno Roger-Petit - LePost)

Le Tribunal du « Grand Journal » de Canal Plus juge Vincent Peillon (Acrimed)
"Il s’agit simplement de mettre en évidence comment et à quel prix des journalistes se comportent en gardiens exclusifs d’une démocratie qu’ils confondent avec la gestion du territoire médiatique dont ils sont les tenanciers et se croient les propriétaires."
"Admirable : l’accusation de « corporatisme » est un argument de bonne qualité, sauf quand elle vise des éditorialistes de qualité supérieure. L’occasion de rappeler la définition du « corporatisme » dans notre « Lexique pour temps de grève et de manifestation » : « Mal qui menace n’importe quelle catégorie de salariés qui défend ses droits, à l’exclusion des tenanciers des médias »."

Vincent PEILLON France-info 26/01/10 - vidéo

Silence, on escamote ! (Ruminances)
"Depuis son esclandre, monsieur Peillon passe pour un voyou dans certaines rédactions. (...) La brutalité de certaines réactions renforce l'idée d'une connexion média/pouvoir que chacun subodore depuis longtemps mais qui désormais s'impose comme une évidence."

25/01

Sur TF1 ce soir, Sarkozy à la télé ou Sarkozy a la télé ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

Peillon : Discours sur l'indépendance des médias et la VIème République - vidéo

Vincent Peillon sur I Télé : "Mais je défends le service public !" - vidéo

Médias serviles : un Sarkoshow qui tombe à pic (Plume de presse)
"Imaginons que Sarkozy aligne les contrevérités, hypothèse la plus plausible au vu de ses antécédents : qui rectifiera, qui lui apportera la contradiction ? C’est, normalement, un travail de journaliste. Même si les confrères ne le font quasiment jamais en France en sa présence..."
"Comment une station qui roule de façon aussi visible pour les couleurs UMPistes pourrait-elle organiser une émission dont leur héros ne sortirait pas grandi ? "
"TF1 est TF1, un peu comme notre Fox news à nous : une chaîne privée défendant ouvertement la politique des classes dominantes et diffusant complaisamment sa propagande."

Identité nationale : le décompte de Peillon est (presque) bon (@rrêt sur images)

Affaire Proglio : comme dans une bulle (Jean-François Kahn - Tourner la page)

Quand breton pas content, lui toujours faire ainsi... (En attendant H5N1)
"Le risque, bien entendu, c'est qu'aucune leçon ne soit tirée de ce fiasco atterrant. Nous verrons bien. En attendant, les médecins sont furieux, furieux de constater l'hypocrisie et les mensonges des gouvernants. Ce communiqué de l'Union Régionale des Médecins Libéraux de Bretagne contraste avec la langue de bois des instances sanitaires: il appelle un chat un chat, une menteuse une menteuse."

V. Peillon : « Il faut armer spirituellement la gauche » (Philosophie magazine)

24/01

Appel des 55 pour un No Sarkozy Day (le blog de Dedalus)

Bayrou met en cause l'indépendance des médias (Europe 1) - vidéo

Echange d'amabilités entre Bayrou et Elkabbach (Le Parisien)

V. Peillon sur l'indépendance des médias - vidéo

Vincent Peillon "La blonde et moi" (Paris Première) - vidéo

Le chant du cygne de la communication sarkozyste (Le vrai débat)
"Le malaise est en effet désormais très profond en sarkozie. De toute évidence, la machine à communiquer et à enfumer les Français, arme de destruction massive du débat politique, très abondamment employée par Nicolas Sarkozy depuis la campagne présidentielle de 2007, et même depuis son arrivée place Beauvau en 2002, ne fonctionne plus."
"Le cœur de l’explication, selon nous, est que les Français, à travers tous ces événements, ont commencé à comprendre que chez Nicolas Sarkozy, il n’y a pas d’action, il n’y a que de la communication."

23/01

Vincent Peillon juge "serviles" les patrons de la télévision publique (Le Monde)
"Il fallait arrêter cela. Mais comment se faire entendre ? Le président de la République a déjà la mainmise sur de nombreux médias privés, par sa proximité avec les propriétaires des principaux grands groupes privés. Et maintenant, cela concerne le service public ! Dans le classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, la France est aujourd'hui 43e. Elle était 11e en 2002."
"Il a fallu deux ans au CSA, composé de neuf membres entièrement nommés par la droite, pour décider qu'il faudrait rééquilibrer le temps de parole du président de la République avec celui de l'opposition. Mais il lui a fallu 24 heures pour condamner mon refus de cette dérive du service public…"
"Ce sont nos institutions qui permettent cette concentration des pouvoirs autour d'un président qui organise l'abaissement des ministres et du Parlement. Souvenons-nous du conseil d'administration de France Télévisions supprimant sur ordre la publicité après 20 h 30, alors que les parlementaires n'avaient même pas encore débattu de la question."
"notre pays gagnerait à être conduit par des gens dont la principale préoccupation ne soit pas d'abord leur image ou les sondages"
"Notre génération n'a pas encore pris la parole dans l'Histoire. Elle doit écrire son propre récit. 2012 est un bon rendez-vous pour cela. Nous avons besoin d'une VIe République."

Peillon relance la charge contre France Télévisions, aggrave la polémique (AFP - La Croix)
""Ma personne est secondaire, il faut saisir collectivement la question de l'indépendance des médias"."
""Je suis inquiet de la berlusconisation de la presse privée" et des "problèmes considérables" des médias publics. "On ne peut pas être dans une telle régression démocratique""

Peut-on transgresser les règles des vaches sacrées du journalisme politique ? (Guy Birenbaum - LePost - @si) - vidéo

Le journalisme dans de sales draps (Piratage(s))

Vincent Peillon en avance sur l'opinion (exprimeo.fr)

Les socialistes sonnent le tocsin contre la télé-Sarkozy (Jean-Michel Normand - Puzzle socialiste)

Retraites : résistance ! (Plume de presse)

22/01

La grippe A laisse une ardoise de deux milliards d’euros (Basta!)
"« Plus que le déficit de tous les hôpitaux français », selon le professeur Bernard Debré. L’Etat français s’est-il laissé enfumer par les grands labos ?"

Proglio : gros mensonge et gros scandale (De près, de loin)

Pour Sarkozy, l'affaire Proglio c'est le syndrome du sparadrap du capitaine Haddock (Derrière les plis de l'actualité)

Vincent Peillon à Nanterre - Extraits - vidéo

“Vous êtes Français ? Prouvez-le !” (Veilleur de jour)

21/01

Le CSA se "discrédite" en soutenant France 2 sur l'affaire Peillon (Le Monde)
"Le CSA "vole au secours d'une directrice de l'information du service public de télévision (Arlette Chabot, NDLR), qui est de plus en plus aux ordres du pouvoir sarkozyen et pour laquelle "l'opposition parlementaire" est circonscrite à quelques représentants d'un seul parti", ajoute le SNJ-CGT."
""Sans prendre position sur l'attitude de Vincent Peillon", le SNJ-CGT "s'étonne que le CSA ne fustige pas l'organisation d'un débat centré d'abord autour du ministre des expulsions et de la représentante d'un parti faisant du racisme et du populisme de bas étage son fonds de commerce"."

Clash Sarkozy/Fogiel : c'est du brutal ! (Bruno Roger-Petit - LePost)

Depuis 30 ans, les revenus de la majorité des salariés ont baissé, par Jacques Sapir (Contre Info - Marianne)

20/01

Sur les sondages de l'Elysée, les socialistes dénoncent "l'hyper-mensonge" (L'Express)
"A l'Assemblée nationale, la majorité UMP a exclu l'Elysée du champ d'investigation de la commission d'enquête parlementaire sur les sondages."

Villepin sera-t-il le Chevènement 2012 de Sarkozy ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

Pour Thomas Legrand (France Inter) Sarkozy ce n'est rien (Les Inrocks)

19/01

De 1981 à 2010: Télé Sarko, c'est Télé Giscard ! (Bruno Roger-Petit - LePost)
"les mêmes hommes (ou presque), donc les mêmes méthodes (ou presque) sont employés en 2010 comme en 1981. Et les défenseurs de ces hommes et de ces méthodes sont les mêmes qu'en 1981, enrichis de renforts notables venus d'ici où là. C'est un système qui se préserve et se protège depuis des années et des années. Et les socialistes qui tirent dans le dos de Peillon aujourd'hui, histoire de régler quelques comptes internes, comme d'hab', sont en train de se tirer une balle dans le pied en vue de 2012."
"La France est le pays démocratique occidental où le traitement de la vie politique à la télévision relève de pratiques préhistoriques. Et il est même vertigineux de se dire que tout cela est quasiment une affaire de famille, vu que la responsable des émissions de débats politiques sur la 2, Nathalie Saint-Cricq, est l'épouse du numéro 2 de France télévisions, Patrice Duhamel, lui même frère d'Alain Duhamel et que cela dure depuis trente ans!"

Le courage de Peillon (Nouvel Hermès - Marianne2) - vidéo
"Nouvel Hermès pointe le réflexe de survie de la horde médiatique qui a voulu régler son compte à l'insolent Peillon."

Vincent Peillon, l’oligarchie médiatique et Nicolas Sarkozy (logan - Agoravox)

Peillon cash ! (Ruminances)

Il a raison, Peillon ! (Causeur)
"Peillon a fait ce que la gauche aurait dû faire le soir des présidentielles de 2002."

Un débat avec Eric Besson, perturbé par des opposants à Paris (NouvelObs)
"Prenant la parole, un jeune homme a lâché dans le micro: "c'est un débat qui donne le nausée". Il s'est ensuite mis à recracher du yaourt ingurgité sur place, imité par deux complices criant : "de l'air, à bas les frontières"."
"Le débat a été marqué par des interventions de militants du Front National centrées sur l'immigration"

18/01

On ne plante par Arlette Chabot (Stéphane Guillon - France Inter) - vidéo

L'effet pas peillon (héron Gris - Sous les pixels, la plage)
"Ainsi il aura suffit d’un simple battement d’aile d’un « pas Peillon » sur le plateau de Chabot pour déchaîner les hurlements des bien-pensants et semer un vent de panique dans le microcosme des journalistes de l’ordre moral"

A vous de juger ! (PS-ScPo.over-blog)
"Plutôt que de parler de «pratique de voyous », à l'égard d'un responsable politique, la direction de France 2 ferait mieux de s'interroger sur son indépendance face aux pressions de l'Elysée, qui l'ont conduit à se faire le relais d'un débat, servi comme de la soupe à l'électorat d'extrême droite !"

Quand Alain Duhamel trouvait que la censure à la télé, c'est normal ! (Bruno Roger-Petit - LePost) - vidéo

L'UMP, les sondages et les Régionales: l'UMP est en tête! L'UMP va gagner! L'UMP est grande! (Bruno Roger-Petit - LePost)

Parti socialiste: au moins les spots de campagne seront bons! (Guy Birenbaum - LePost) - vidéo

16/01

Aphatie, Duhamel, et le mensonge de Peillon (Daniel Schneidermann - @rrêt sur images)
"Quand Duhamel, rappelant à Peillon le congrès socialiste de Valence, en 1981, parle de "rechute", il exprime le fond de sa pensée : la contestation du pouvoir médiatique est une pathologie."
"Dans l'univers mental duhamelien, un journaliste a incontestablement le droit d'en appeler à la démission d'un responsable politique, pourtant élu. Mais la réciproque n'est pas vraie."
"Peillon n'a pas menti sur un fait, sur un chiffre, sur un bilan. Il a menti en sachant parfaitement que son mensonge serait, dès le lendemain, au coeur du débat politique. (...) Plutôt que dans le mensonge, on est dans une stratégie politique de rupture."
"Pourquoi ce mensonge-là, en pleine lumière, fait-il grimper Aphatie-Duhamel aux rideaux, plutôt que les habituels mensonges dans l'ombre ? Jamais je n'ai vu Aphatie-Duhamel exprimer la même sainte colère, par exemple, sur les mensonges de Bush et Blair sur les armes de destruction massive prétendûment détenues par Saddam Hussein. (...) Jamais je n'ai vu Duhamie-Aphatel aussi en colère contre un Sarkozy prétendant avoir été à Berlin le soir de la chute du mur."
"A tous ces mensonges quotidiens, Duhamie-Aphatel offrent leur absolution indulgente. Car avec ces mensonges-là, on reste dans le jeu. Le mensonge de Peillon, lui, casse les règles. Peillon ne joue plus. Il déchire ce qu'ils ont de plus cher : leur agenda. Leur pouvoir immense de décider quels sujets, quels débats, intéressent-les-Français. Ce pouvoir-là leur appartient sans partage. Et pas question, pour un "invité", de s'intéresser de trop près à leur tambouille, à l'évolution inévitable des thèmes et des plateaux, au fil de la préparation. (...) Et s'ils éructent, c'est parce qu'ils sentent, à cet instant, la terre s'ouvrir sous leurs pas."
"Reste la demande de démission de Chabot. Là, j'avoue ne pas hésiter. Je ne vois pas bien au nom de quoi Peillon, élu de la nation, n'aurait pas le droit de demander la démission d'une responsable de média, tenant sa légitimité d'un PDG lui-même nommé par cette farce, qui s'appelle le CSA. Peillon ne s'en prend pas à n'importe quelle journaliste faisant son métier de journaliste : il s'en prend à Chabot. A la vérité, il n'y a rien de commun, rien, entre le journaliste haïtien qui trouve la force de déclencher son appareil photo pour témoigner de l'apocalypse, les reporters de France 3 qui sortent des pistes balisées d'Afghanistan pour aller sonder les profondeurs du pays, et la cléricature qui se trimballe en minibus, entre les studios de RTL, de Canal+ et de France Télévisions, pour célébrer les messes ambulantes du pouvoir. Ce n'est que par un immense abus de langage qu'ils ont en poche la même carte professionnelle. Les uns éclairent le monde, les autres le bouchent et l'obscurcissent."

Vincent Peillon : l'homme qui a fâché la meute des éditorialistes de l'audiovisuel (Bruno Roger-Petit - LePost) - vidéo
"Peillon a parfaitement posé le problème. Ce débat a été organisé pour servir la soupe à Besson."
"France 2 prétend que Peillon était informé depuis des semaines du contenu de l'émission. C'est faux. (...) Le conducteur à peu près finalisé fut connu quelques heures avant de l'émission. Il est mensonger de prétendre que Peillon connaissait tout depuis des semaines. Et il est regrettable que ce mensonge ait été officialisé dans un sujet diffusé dans le journal de 13 heures d'hier."
"Peillon serait un vilain menteur. (...) ce reproche est idiot dans la mesure ou Peillon a reconnu qu'il avait préparé tout cela afin que l'on s'interroge sur la façon de faire traiter la politique à la télévision dans la France d'aujourd'hui."
"la vérité dans cette affaire, c'est que Peillon a levé le lièvre que tous les Chabot, Duhamel et Aphatie et quelques autres tentent de camoufler depuis des années, et plus encore depuis 2007. Le traitement audiovisuel de l'actualité politique en France n'est pas démocratique, juste, équitable. Il est le jouet exclusif d'une petite bande. Les membres de cette petite bande ne s'aiment pas, se jalousent, se méprisent. Mais lorsque l'un d'entre eux est menacé, la meute se forme, car la protection du patrimoine collectif (le débat public, donc l'opinion publique) protège les intérêts de chacun. Cette petite bande manipule et traficote ainsi le débat public depuis des années, au gré des circonstances et des convenances. Elle ne s'impose qu'une obligation: suivre le sens du vent."

Peillon : les lâches se lâchent (Les coulisses de Sarkofrance)
"Depuis vendredi matin, on ne parle pas de la réhabilitation d’Eric Besson par France 2, mais du coup d’éclat de Vincent Peillon"

Vincent Peillon a eu raison (Raphaël Anglade - Betapolitique)
"Il y a le fait que la télévision, quoi qu’elle en veuille, a imposé au débat public ses formes, sa subjectivité et ses intérêts, et qu’elle refuse d’en débattre."
"Les journalistes, comme madame Chabot, se posent en prêtres intouchables d’un culte intouchable. Les remettre en cause est pire qu’un blasphème en république islamiste."
"Grâce à la manœuvre de Vincent Peillon, on eu par exemple droit à ce délicieux moment de brouillage de madame Chabot. Elle dit (je cite de mémoire) : "il n’y a jamais de piège avec moi. Tous mes invités connaissent parfaitement le déroulé de mes émissions". Elle revendique donc de faire valider ses questions par le cabinet du ministre qu’elle reçoit, et de laisser conseillers et spin doctors préparer les réponses. Et ceci, à l’insu des spectateurs."
"Face à cet ordre médiatique intangible, Vincent Peillon a eu la seule réponse efficace : gripper la machine. Mettre le grain de sable qui dévoile. C’est le skandalon : la pierre d’achoppement qui dévoile et oblige à prendre parti."

Chez Arlette, cantine de la bonne soupe UMPiste (Olivier Bonnet - Plume de presse)
"Peillon a raison au moins sur un point : pour l’ensemble de son œuvre, Chabot, démission !"

Les cabots de l'UMP (upinsmoke2 - LePost)

Oui, Vincent Peillon a eu raison de ne pas venir... (Lucide Radical - LePost)
"Que les partisans de Ségolène Royal, dont je suis, en profitent pour agiter les feux de la critique envers M.Peillon, je peux le comprendre, c'est de bonne "guerre"... Pourtant, il me semble que les attaques contre lui sont, non seulement inutiles puisque la droite s'en charge très bien, mais surtout dangereuses dans la mesure où la colère s'oriente sur du "politicien" plutôt que sur des combats qui en valent la peine..."
"Je pense qu'il a eu raison, et que le fait que Mme le Pen soit l'invitée principale pour donner la contradiction à Eric Besson devrait être l'objet principal de la colère des socialistes, et au-delà."
"(...) ne pas se tromper de cible ni de combat, car le problème véritable n'est pas que Peillon ait acté le refus de se laisser piéger, mais bien de savoir de quelles manières le pouvoir et les grands médias tentent d'instrumentaliser la question de l'identité nationale à l'approche des élections régionales.

Quand la télévision sert la soupe au pouvoir (Imhotep - Agoravox)

Quand Alain Duhamel défend sa famille (Billyboy - LePost)

Edito ou plaidoirie à charge ? (SNJ CGT Rédaction Nationale France 3)
"La CGT dénonce cette mise au pas, et l’échine courbée devant le pouvoir politique. La reprise en main crainte se concrétise. "

15/01

Vincent Peillon au "Grand Journal" (Canal+) Partie 2 - vidéo

Peillon abandonne les valets de la haine en rase campagne (vogelsong - LePost)

Vincent Peillon veut la démission d'Arlette Chabot. Pourquoi c'est grave. (Bruno Roger-Petit - LePost)

Débat sur France 2 : Martine Aubry "soutient pleinement" Vincent Peillon (NouvelObs)

Mélenchon : "Vincent Peillon a bien fait de ne pas aller dans ce guet-apens" (LePost)

La suppression du juge d’instruction inconstitutionnelle pour le procureur général ! (Olivier Bonnet - Plume de presse)

Quand RTL met en ligne une vidéo du débat Besson/Le Pen trafiquée par des fachos! (Bruno Roger-Petit - LePost)

14/01

Vincent Peillon : "J’ai décidé de ne pas participer au débat d’indignité nationale organisée ce soir sur France 2" (Le blog de Vincent Peillon)

«France 2 se coule dans un débat qui fait honte à la France» (Libération) - audio

L'Extrême Droite (Suite) (Sébastien Fontenelle - Politis)

Appel contre l'indignité (Le Monde)

Sarkozy et la grippe A : encore un enfumage éventé (Olivier Bonnet - Plume de presse)
"Une fois de plus, Sarkozy est l’homme qui enfume en disant n’importe quoi."

Français, attention ! Votre identité ne tient qu’à un fil… Rouge ! (gauche de combat)

Vous êtes Français, prouvez-le ! (Le Temps, Suisse)

13/01

France Inter : Val la carpette et Guillon le hérisson (Olivier Bonnet - Plume de presse)

Legrand plus fort que Guillon ! (Hervé Algalarrondo - Dé-blog-note)

Sarko Inter (Imhotep - Agoravox)

D’étranges largesses d’Etat pour le milliardaire belge ami de Sarkozy (Olivier Bonnet - Plume de presse)

Daniel Bensaïd : "On n'est pas intelligent tout seul" (La divine comédie) - vidéo

12/01

Inter : Val ramène sa phrase (Libération)

Vaccin et grippe H1N1: c'est même à ça qu'on les reconnait (En attendant H5N1)

La nuit du réveillon : « calme », « plutôt calme », ou « bien plus calme » ? (Acrimed)

« Il faut brûler le Code du travail » (Le Plan B)

Obama n’exclut pas de taxer les banques (Libération)

11/01

Le capitalisme français reste aux mains d'un club très fermé (Le Monde)

Stéphane Guillon cartonne Philippe Val et Jean-Luc Hees (Guy Birenbaum - LePost) - vidéo

Sarkozy battu en 2012 ? Ce que les journalistes en pensent mais n'osent pas dire... (Bruno Roger-Petit - LePost)
"il est en train de se produire un phénomène invisible, mais fort révélateur. De plus en plus de journalistes politiques sont en train d'acquérir la conviction que l'actuel président de la république sera battu en 2012."
"Certes, cette « conviction » est rarement énoncée en public. Prudence. Peur. Une carrière est si vite brisée de nos jours... Même dans des médias dits de « gauche »."

Le mauvais journalisme du Figaro (2) (Rimbus le blog)

Crise : une "énorme catastrophe" se prépare, selon Simon Johnson (ex-FMI) (Les mots ont un sens)

10/01

Grippe H1N1 : le Conseil de l’Europe veut une enquête (Veilleur de jour)

Michel Rocard : "le système financier ose se reconstituer comme avant" (RichardTrois - LePost)

Le merveilleux lapsus d'Éric Besson (tintinaucongo - LePost)

Les bons comptes ne faisaient pas les bons amis (La divine comédie)

Morgan Freeman, le rôle d'une vie (Le Monde)

09/01

Tremblez labos et gouvernants, voici le chevalier blanc ! (Plume de presse)

Le PS et l'anniversaire de la mort de Mitterrand : où est la honte ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

l'UMP sofrocogedim (Intox2007)

Quelques grands fiascos de l’ère Sarkoziaque (Imhotep - Agoravox)

08/01

Vaccin et grippe H1N1 : il est trop tard pour sauver Willy (En attendant H5N1)
"Il est trop tard, définitivement trop tard, pour éviter à Roselyne Bachelot de payer le prix politique de son incompétence et de son autoritarisme, de ses choix industriels et organisationnels désastreux, de sa méconnaissance profonde de ce qui tisse la relation médecin-patient et de son mépris de la piétaille généraliste."
"Avant-hier encore, certains médias claironnaient l'immense succès des vaccinodromes en recopiant les communiqués triomphalistes du ministère alignant des chiffres de fréquentations gonflés par la panique artificiellement entretenue par la ministre et le calamiteux Directeur Général de la Santé. Aujourd'hui, le fiasco que j'ai dénoncé sans relâche depuis des mois (avec d'autres) apparaît enfin à tous dans son énormité."

Le double mensonge de Roselyne Bachelot (Plume de presse)

Les apprentis sorciers (Denis Sieffert - Politis)

Jean-Marc Rouillan : « Je suis emprisonné depuis treize mois pour une phrase » (LibéMarseille)

Sarkozy et le pouvoir d'achat : les "fariboles" de l'Insee, "c'est pas rien !" (Les mots ont un sens)

07/01

Philippe Séguin : l'homme qui savait qu'il n'était pas ce qu'il voulait être (Bruno Roger-Petit - LePost)
"dans son bureau à la mairie d'Epinal (...) trônait la table de l'émission de télévision de TF1 consacrée au référendum relatif au traité de Maastricht en 1992. (...) Mitterrand l'avait choisi lui, Séguin, comme adversaire pour débattre dans cette émission, autour de ladite table."

Séguin, l'anti-Kouchner (Tourner la page)
"Imagine-t-on un instant, aujourd’hui, le président de la République acceptant une contradiction télévisée. Un face à face. D’égal à égal ? Inconcevable…"

L'hommage hypocrite de la classe politique à Philippe Séguin, le dinosaure du gaullisme (Derrière les plis de l'actualité)

Sarkozy au plus bas de sa popularité (Le Figaro)
"En perdant deux points en un mois à 32 %, le chef de l'Etat retrouve un niveau bas qu'il a déjà connu à deux reprises, en mai 2008 et en mai 2009."

L’homme qui faisait semblant de combattre l’insécurité (Plume de presse)

Besson 2004, 2007 (Intox2007) - vidéo

A France Inter, Philippe Val imprime sa marque face à une rédaction méfiante (Le Monde)
""C'est la fin de la période d'observation. Nous sommes désormais entrés dans un rapport de forces avec le pouvoir et son représentant à la tête d'Inter", résume un journaliste de la station."

06/01

Sarkozy: "travail", "famille", provoc' ? (Bruno Roger-Petit - LePost)
"Ou ce contenu idéologique est une référence assumée et directe à l'héritage politique et historique de la partie la plus conservatrice de la droite française. Ou bien, le chef de l'Etat s'amuse à multiplier les provocations en employant ces mots parce que ça l'amuse. Ou bien encore les deux propositions se mélangent dans des proportions qui restent à déterminer. Dans tous les cas, c'est assez préoccupant et mérite que l'on s'interroge."

Peillon : un gouvernement qui "foire la grippe A et se plante sur la taxe carbone" (05/01/10) (Europe 1) - vidéo

Lorsque Besson fustigeait Sarkozy : un spectacle irréel (Rue89) - vidéo
"Il y a un truc que les girouettes ont une bonne raison de détester (mais non, pas le vent), c'est l'archive."

Brésil : le Rafale serait bon dernier dans le choix (NouvelObs)

05/01

La polémique sur la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 (NouvelObs)

"Nous sommes le pays qui a dépensé le plus pour vacciner le moins" (NouvelObs)

France : 358 SDF morts en 2009 (tian - LePost)

Vincent Peillon - Bourdin (RMC-BFMTV) 5 janv 2010 Partie 1 - vidéo

La fraternité ? Lefebvre adore ça ! (Tourner la page)
"Marcel Déat, quand il a quitté le Parti Socialiste, a mis trois ans avant de passer à droite. Besson, lui, a mis trois jours."

Cécile Duflot : quand Zézette épouse X veut présider la région Ile-de-France (Bruno Roger Petit - LePost) 

Tempête dans un verre d’eau numérique : L. Joffrin et A. Duhamel font main basse sur la blogoboule (Article XI)

04/01

Grippe A : revente des vaccins et relance de la polémique (France Info) - audio
Bernard Debré (UMP) : "Il était évident que l'on avait entre 50 et 70 millions de vaccins en trop."
"Pour le tamiflu, il semblerait que la France ait acheté quasiment le tiers des réserves mondiales (et vous savez que maintenant le ministère s'en débarrasse en le donnant, gratuitement, aux pharmacies)."
"La facture c'est 1,5 milliards d'€ (vaccins, masques, tamiflu etc.) ; on va approcher les 2 milliards. C'est à dire plus que tous les déficits cumulés de tous les hôpitaux."
"[On a] poussé à l'extrême, à l'extrême stupidité le principe de précaution"

"On a tenu le pays en haleine pendant quelques mois, mais après on a la note"

Bernard Debré : "Le coût des vaccins anti-grippe A dépasse le déficit de tous les hôpitaux français" (RTL) - audio
"Il y a eu une pression des laboratoires absolument fantastique ("achetez-nous les vaccins maintenant, parce que si vous ne les achetez pas [maintenant] vous ne serez pas servi")."

Peillon sur la grippe A - De l'irresponsabilité ("Les 4 Vérités" - France 2) - vidéo
"Ce gouvernement n'a pas écouté ceux qui savent. Il y a un mépris pour le savoir, il y a une gestion par la peur (on a vu encore le président de la République nous annoncer qu'il allait faire quelque chose contre les bandes, c'est du comique de répétition). En permanence on veut faire peur aux français, on crée la panique : c'est le contraire du principe de précaution."

La vaccination contre la grippe A - revue de presse (NouvelObs)
"Reviennent alors à la surface de lancinantes questions, qui ont (inconsciemment ou non) nourri la méfiance de la population envers ce vaccin aussi soudain que massif. Ces achats, payés comptant par l'Etat à quatre grands laboratoires par ailleurs assurés de garanties juridiques et financières exorbitantes en cas d'effets secondaires du vaccin. Ces liens anciens de Roselyne Bachelot qui a travaillé pour l'industrie pharmaceutique avant d'entrer en politique. (...) à ce niveau là - 869 millions versés bien hâtivement à quatre grands labos - ce n'est plus du principe de précaution : c'est quasiment un plan de relance."
"Roselyne Bachelot est dans la logique à la fois brouillonne et hyperactive du gouvernement"

Marie-Anne Montchamp, résolument indocile (Le Monde)
"De ses rencontres avec celui qui est devenu président de la République, [la députée (UMP) du Val-de-Marne] retire toujours un sentiment de "double discours" et, surtout, l'impression de quelqu'un d'"obsédé par le mal qu'il pense qu'on pourrait lui faire"."

03/01

Gentilini dénonce une "stratégie critiquable et dispendieuse" (NouvelObs)
"Le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses a mis en cause, dimanche 3 janvier, une "stratégie critiquable" et "dispendieuse" face au virus H1N1, qui conduit aujourd'hui la France à revendre une partie des vaccins qu'elle a commandés."
"seules 5 millions de personnes ont été vaccinées depuis le début de la campagne en octobre, pour 94 millions de doses commandées."

Une légion de patrons à l’honneur (Libération)

Laurent Fabius exprime sa "grande inquiétude" sur l'état des comptes publics (AP)

02/01

2009, l'année du renoncement version Sarkozy (Sarkofrance)

Quand Sarkozy se prend pour un héros du film Avatar ! (Bruno Roger-Petit - LePost)

bonne année 2010 vœux de nicolas sarkozy (conanlebarbare74) - vidéo

01/01    

Les vœux de Sarkozy : un mensonge, une impasse et une imposture (RichardTrois - LePost)
"Rappelons simplement à Nicolas Sarkozy que non l'année n'a pas été difficile pour tous! Ses amis du Fouquet's pouvaient sabler le champagne sans se soucier de l'avenir. Ses amis banquiers par exemple se versent à nouveau et avec sa bénédiction de généreux bonus."

Quand Le Luron, Desproges et Prévost célébraient le nouvel an à la télé (Bruno Roger-Petit - LePost) - vidéos

les vœux de sarkozy pour 2010 (EFFERLECEBE) - vidéo

L'Année politique : les 12 infos qui sont passées inaperçues en 2009 (Politique.net)

Un procureur belge s'intéresse à Frère, l'ami patron de Sarkozy (Rue89)

      

***


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"Revue de presse" archives

   

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samedi 30 janvier 2010

La question de l'indépendance des médias enfin placée au coeur du débat public

   
    

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affiche de Mai 68

   

1. Le scandale de l'abaissement généralisé des médias durant la campagne présidentielle

Jamais nous ne devons oublier l'invraisemblable abaissement des médias dominants (télés, radios, journaux) durant la campagne présidentielle de 2007 (phénomène incroyable dans un pays comme la France, qui amena d'ailleurs différents citoyens scandalisés à ouvrir un blog politique, pensant naïvement qu'il suffisait d'écrire certaines choses sur le net - théoriquement accessible à tous - pour que la lumière se diffuse automatiquement parmi l'électorat).

Dans les faits, rien ne put y faire, et cette révoltante complaisance des médias envers la propagande du candidat UMP, ce manifeste et infect parti-pris, coûta au pays l'élection d'un Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

En décembre 2007 les médias revinrent soudain à un peu plus de mesure (jusque là il ne fallait pas allumer sa télévision voire sa radio sous peine de nausée ou de fulmination préjudiciables à la santé) - suivant en cela le mouvement de l'opinion dont les yeux se dessillaient enfin sur le compte de Sarkozy, suite à des évènements aussi improbables que Kadhafi plantant sa tente à Paris, Sarko-Bruni à Disneyland, ou Bigard chez le Pape. La cote de popularité de Sarkozy prenait alors la direction des profondeurs, dont elle n'est jamais revenue.

La propagation de l'intox sarkozyste avait été si généralisée durant des mois (avant puis après l'élection présidentielle), que ce retour à un semblant d'objectivité dans le traitement de l'information donna l'impression que les médias retournaient d'un coup leur veste (pour ne pas se faire "lyncher" avec le principal coupable, peut-être).

Malgré ce relatif bol d'air, la liberté de l'information en France, en particulier dans les journaux télévisés (première source d'information pour les français), restait un sujet de préoccupation grave pour les observateurs attentifs, encore traumatisés par la capitulation généralisée observée (et subie) tout au long de l'année 2007.

   
   

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affiche de Mai 68

   

2. Des tentatives infructueuses pour lancer un débat de fond sur l'indépendance des médias

Les blogueurs n'avaient rien pu faire durant la campagne présidentielle pour mettre en évidence aux yeux des foules l'invraisemblable intox sarkozyste si complaisamment relayée sur les ondes et dans la presse.

En avril 2007, même le fait que le débat Royal-Bayrou entre les deux tours de la présidentielle soit interdit d'antenne sur le service public, n'attira pas outre mesure l'attention.

En décembre 2007, Ségolène Royal, disposant pourtant du plus large accès à tous types de médias, ne put installer sur la place publique comme elle le souhaitait "un débat de fond sur l'indépendance des médias".

Quelques mois plus tard, en avril 2008, Vincent Peillon monta à son tour au créneau, dénonçant une "servitude volontaire" des médias : ses propos restèrent sans écho.

En mai 2008, Dominique de Villepin qualifia la presse française de "pâtée pour chats". Au même moment, reprenant un de ses thèmes de campagne, François Bayrou proclamait son souhait d'inscrire l'indépendance des médias dans la Constitution.

En décembre 2008, l'hebdomadaire Marianne lança une pétition pour "l'indépendance et le pluralisme des médias", réunissant des signataires d'horizons très divers. Le même mois, Mediapart et Reporters sans frontières organisèrent une journée de débat "pour une presse libre". Très louables initiatives, mais comme les précédentes, ne réussissant pas à faire "prendre" le débat dans l'opinion.

En octobre 2009, le classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières rétrogradait la France au 43ème rang sur 175 pays classés ; en 2002 elle occupait la 11ème place.

 

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affiche de Mai 68

 

3. Le "coup de Peillon"

Or, actuellement, deux semaines après le "coup de Peillon" (ou "effet pas peillon") qui provoqua une sorte de "bataille d'Hernani" (suscitant dans le camp des défenseurs du geste de Peillon des articles d'importance tels ceux de Bruno Roger-Petit (LePost) ou Daniel Schneidermann (@rrêt sur images)), on constate que la question de l'indépendance des médias se trouve enfin placée au cœur du débat public (résultat subsidiaire : le faux débat sur l’identité nationale, lancé de façon purement électoraliste et dont tout le monde se fout, se trouve enfin marginalisé).

Cette sorte de prouesse n'aura donc été rendue possible que par une rupture radicale avec les usages, un "coup d'éclat", un geste frappant les esprits, interrogeant les consciences, et finalement provoquant le débat (il est évident que le thème du manque de liberté de la presse met "mal à l'aise" la presse elle-même : voici pourquoi ce sujet de préoccupation, majeur pour une démocratie, n'est pas naturellement porté à l'attention du plus grand nombre).

Dernière intervention particulièrement remarquable dans le débat, une tribune de Jacques Merlino (rédacteur en chef de France 2 à la retraite, donc libre de parole), dans Le Monde du 27 janvier :

 

Il faut sauver le soldat Peillon, par Jacques Merlino (Le Monde)

(cliquer sur le lien)

« Le mini-scandale provoqué par Vincent Peillon, refusant à la dernière minute de participer à un débat tronqué, offre à tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse l'occasion de poser à nouveau quelques questions fondamentales. La première est celle-ci : l'information télévisée proposée par le service public est-elle libre de toute intervention élyséenne ? La réponse est bien évidemment non ! »

« j'ai été le témoin direct d'un contrôle du politique sur notre travail. A tel point que je peux affirmer que ce contrôle est totalement intériorisé par les journalistes, qu'ils vivent avec en essayant de le masquer par de l'humour et que tous ceux qui tentent de s'en affranchir vont directement à la case placard ! »

   

Vincent Peillon quant à lui continue, lors de chacune de ses interventions, à enfoncer chaque fois davantage le clou sur le sujet, tout en explicitant le principe de sa démarche. Comme hier matin sur France Inter :

 

Vincent Peillon face à Patrice Duhamel (France Inter) - vidéo

(cliquer sur le lien)

   

Ses récentes interventions télévisées, en bonne partie consacrées à l'indépendance des médias, sont consultables sur son blog.

   
   

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***

A lire aussi :

Comment Sarko met la presse sous pression (NouvelObs, 06/2008)

La concentration des médias et leurs liens avec Nicolas Sarkozy (Betapolitique, 07/2007)

Le petit Nicolas et ses grands amis (Le journal du Midi, Belgique, 03/2007)

France : l'année du caniveau (Le Courrier, Suisse, 01/2007)

Mainmise sur la presse tricolore (Le Matin, Suisse, 01/2007)

M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias ? (Le Monde Diplomatique, 09/2006)

Le mythe de la liberté de la presse en France (Voltaire.net, 06/2004)

   

jeudi 14 janvier 2010

Peillon ouvre une brèche pour une révolte républicaine à gauche

   
    

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Le coup d'éclat de Vincent Peillon ce soir a finalement parfaitement mis en lumière le fait que France 2 (service public) et Arlette Chabot auront fait table ouverte au ministre Besson (surnommé Déat Laval etc.) et à Marine Le Pen (porte-voix officielle de l'extrême droite), pour en remettre une couche dans le "débat" de la honte décidé par l'enfumeur Sarkozy de façon purement électoraliste (comme l'ont parfaitement compris les 3/4 des français).

Avec le temps, cette émission (qui restera dans les archives) apparaîtra clairement pour ce qu'elle est : une pure indignité en soi (indignité que l'on pourrait qualifier de cristalline), bien davantage que si Peillon s'était trouvé là à renvoyer dans les cordes tel un fier-à-bras les deux affreux (trois en fait en comptant Chabot). Vu le dispositif il n'aurait été qu'une caution de soi-disant équité ou équilibre.

L'important maintenant est la question du soutien du Parti Socialiste.

SI (et seulement si) le Parti embraye derrière Peillon, la gauche tient une chance de se réveiller, de rentrer dans le chou du "sarkozysme" en ciblant premièrement son outil de propagande : des médias moutonniers voire corrompus (cela même qui a coûté au pays l'élection de Sarkozy en 2007). Sinon cela restera une initiative isolée... Peillon a-t-il agi avec le feu vert du parti (qu'il était sensé représenter) ? Quoiqu'il en soit si le PS embraye là-dessus, cela pourrait enfin remuer à gauche. Il serait bien de ne pas laisser passer l'occasion, car ce genre de coup d'éclat "à la Don Quichotte" ne se reproduira pas tous les 4 matins...

   

***

 

Mise à jour 15/01/2010

 

Débat sur France 2 : Martine Aubry "soutient pleinement" Vincent Peillon (NouvelObs)


« Il m'a prévenu de sa décision et je la soutiens pleinement »


« On ne peut pas l'inviter à un débat et ensuite le reléguer après une mise en scène d'un ministre qu'on veut essayer de réhabiliter par rapport au Front national. Ce n'est pas digne d'une télévision publique »

 

Commentaire lumineux de héron Gris :

« Il faut bien reconnaitre qu'il a utilisé le bon moyen pour éviter qu'un socialiste ne soit présent à l'émission. Pour preuve, dans le 13 heures de FR2, Valls est venu critiquer Peillon et soutenir Chabot. Inutile de dire que si Peillon n'avait pas joué sur l'effet de surprise Valls serait venu sur le plateau de Chabot en rampant. »

« De plus, ouvrir le débat sur la télé n'est pas forcément inutile quand on sait que dans quelques jours Sarko aura droit à une super émission sur TF1 où il sera interrogé par Ferrari et Pernaut. »

 

Comme le faisait remarquer Jean-François Kahn hier sur son blog :

« Plus fort que Poutine : à six semaines des élections régionales, l'Elysée annonce une soirée entière consacrée au Président. »

 

Les déclarations se multiplient à gauche pour soutenir le coup d'éclat de Peillon, après celles en provenance du PS c'est maintenant Jean-Luc Mélenchon qui donne de la voix :

« Vincent Peillon a bien fait de ne pas y aller. Il n'est jamais trop tard pour refuser de se laisser prendre dans un guet-apens. Le débat qu'a organisé Arlette Chabot, c'est de la propagande! C'est vraiment de la télé poubelle de servir les plats à Eric Besson de cette manière, en ajoutant une petite musique de gauche et une d'extrême-droite. »

   

***

 

Mise à jour

   

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Peillon parachève son opération d'alerte avec son passage ce soir au "Grand Journal" de Canal+, à ne pas rater :


Vincent Peillon - "Grand Journal" Canal+ (vidéo) - Partie 1

Vincent Peillon - "Grand Journal" Canal+ (vidéo) - Partie 2

(cliquer sur les liens)

   

Double réussite de Peillon : avoir tiré la sonnette d'alarme sur l'indignité du "débat" sur l'identité nationale, et sur le dévoiement d'une télévision de service public se comportant en serveur de soupe du pouvoir sarkozyste (à 2 ans de la prochaine campagne présidentielle ce n'est pas une précaution inutile). Cerise sur le gâteau : on ne s'occupe plus de ce qui a pu se dire hier lors du triste face à face Besson-Le Pen, chaperonné par Arlette Chabot...


  • « Peillon en déclinant l'invitation à réussi à faire passer son message auprès de ceux qui, comme vous et moi, ne regardent plus les émissions de Chabot. Si il était venu pour dire ce qu'il avait à dire, on n'en parlerait même pas.» (héron Gris)

   

« Il y a des moments où il faut trouver des moyens de se faire entendre et des moyens d'entrer en résistance. »

(Vincent Peillon)

   
   

***

 

Mise à jour 26/01/2010

 

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Deux semaines après le "coup de Peillon" (ou "effet pas Peillon"), et deux jours après la soirée d'auto-promotion offerte*** à l'actuel président de la République par la chaine propriété de son ami intime et parrain de son fils (TF1), l'ex-rédacteur en chef de France 2 Jacques Merlino profite de sa retraite pour s'exprimer en toute liberté dans une tribune du Monde : il confirme l'analyse de Vincent Peillon et la légitimité de son combat pour une information libre et indépendante, tout particulièrement sur la télévision de service public.

*** « un pont d’or (une heure trente d’antenne, sans coupure de publicité, soit un manque à gagner considérable pour les recettes du soir) » (Le vrai débat)

Copie in extenso (Le Monde ne garde pas indéfiniment en consultation libre ses articles) :

Il faut sauver le soldat Peillon, par Jacques Merlino (Le Monde)

« Le mini-scandale provoqué par Vincent Peillon, refusant à la dernière minute de participer à un débat tronqué, offre à tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse l'occasion de poser à nouveau quelques questions fondamentales. La première est celle-ci : l'information télévisée proposée par le service public est-elle libre de toute intervention élyséenne ?

La réponse est bien évidemment non ! A ceux qui auraient encore quelques doutes, je rappellerai la manière éhontée dont les journaux télévisés ont présenté les fameux bilans sécurité de Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Ou encore le matraquage sur le thème de l'insécurité à la veille de l'élection présidentielle de 2002. J'évoquerai les trois heures de direct offert par l'émission "A vous de juger" à Nicolas Sarkozy la veille de la date du début du décompte des temps de parole de la campagne présidentielle de 2007. J'ajouterai l'étonnante décision de ne pas diffuser le débat Royal-Bayrou de l'entre-deux-tours de la présidentielle. Et cerise sur ce triste gâteau, les deux heures trente offertes à Eric Besson pour se refaire une image !

Qui peut croire, sur ce dernier exemple, que la décision d'organiser cette émission émane de la seule direction de l'information de France 2 ? N'est-il pas clair comme de l'eau de roche qu'il s'agit d'une commande de l'Elysée sur le thème : "Il faut sauver le soldat Besson !" ?

"Prouvez-le !", me dira-t-on, et je ne le pourrai. Mais je prendrai la liberté que m'offre la retraite pour dire qu'en trente deux années de journalisme à France 2, période pendant laquelle j'ai été, reporter, grand reporter, chef de service, présentateur, producteur, rédacteur en chef, bref dans chacune de ces fonctions, j'ai été le témoin direct d'un contrôle du politique sur notre travail. A tel point que je peux affirmer que ce contrôle est totalement intériorisé par les journalistes, qu'ils vivent avec en essayant de le masquer par de l'humour et que tous ceux qui tentent de s'en affranchir vont directement à la case placard ! Qui peut nier que chaque changement politique se traduit dans le service public par un bouleversement total de l'organigramme  et du choix des présentateurs ? Les faits sont là, ils sont têtus et il est regrettable qu'aucun travail sérieux de sociologue, ou de politologue, n'ait été fait sur cette question.

Vincent Peillon a eu raison de lancer ce débat ; il a eu tort de demander des têtes. Car il ne s'agit pas de responsabilités personnelles ; il s'agit d'un système impossible à gérer dans l'état actuel. Quelle que soit la bonne volonté, l'honnêteté ou le professionnalisme des responsables de l'information, ils sont directement dépendants du pouvoir politique qui les nomme et qui décide de leur budget. Le mandat des dirigeants de France Télévisions arrive à terme l'été prochain ; ils seront reconduits dans leurs fonctions, ou démis, sur simple décision du président de la République. Quelle marge de manœuvre, quelle marge de liberté, leur reste-t-il ? Aucune. Bien évidemment.

Le drame est que le grand public ne s'intéresse pas à la liberté de la presse. L'opposition non plus. Il y a une quinzaine d'années, Jacques Delors s'était écrié : "Nous nous sommes fait chiper l'idée de liberté par la droite !". Les choses, depuis, sont restées en l'état.

Or, l'incident Peillon peut, et doit, être l'occasion de reposer ce débat. Au-delà des querelles de personnes, il convient que l'opposition s'engage dans ce combat. Garantir la liberté du service public de l'information n'est pas une mission impossible. Il suffirait de s'inspirer du modèle de la BBC, (un "board" indépendant et responsable, un budget pluri-annuel) pour que notre télévision trouve un peu de dignité. Le modèle est là, il suffit de s'en inspirer. Et sans doute d'aller plus loin car les libertés publiques dans notre beau pays ne vont pas bien fort. La justice est malade ; les syndicats sont malmenés ; la presse est muselée. C'est peut-être le moment pour la gauche de lancer des états généraux pour les libertés publiques. Car ce n'est sûrement pas la droite qui s'en chargera ! »

 

Après cette parole libre, il est amusant (ou triste) de relire la tribune co-signée avant-hier par Arlette Chabot, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel (c'est à dire les dirigeants de France Télévisions mis en cause par Vincent Peillon). Instruit par le témoignage de Jacques Merlino, le lecteur perçoit clairement cette tribune comme une suite d'aboiements de trois chiens de garde (en particulier dans les 3 derniers paragraphes...), défendant leur propre gamelle pour commencer.

Il y a 2 ans Vincent Peillon dénonçait déjà une "servitude volontaire" des médias : à l'époque cela n'avait pas été repris. Avec son grand coup d'il y a 2 semaines, force est de constater qu'il a réussi à mettre ce débat sur la place publique (même Ségolène - pourtant experte en "coups médiatiques" ! - n'avait pu y réussir, quand il y a 2 ans elle avait tenu des propos tout à fait similaires à ceux de Peillon aujourd'hui).

 

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A lire aussi :

Vincent Peillon : l'homme qui a fâché la meute des éditorialistes de l'audiovisuel (Bruno Roger-Petit - LePost)

V. Peillon abandonne les valets de la haine en rase campagne (Piratage(s))

Aphatie, Duhamel, et le mensonge de Peillon (Daniel Schneidermann - @rrêt sur images)

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mercredi 30 décembre 2009

"Revue de presse" décembre 2009

   
    

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© Reuters

    

(cliquer sur les liens)

Le sarkozysme n'est pas une politique, mais un enfumage (Le Vrai Débat - Marianne2)

La vraie mission de Sarkozy (Le Blog de SuperNo)

Nicolas Sarkozy à mi-mandat : BILAN (Groupe SRC Assemblée Nationale)

Eric Besson : un "sarkollabo?" (Bruno Roger-Petit - LePost)

Emmanuel Todd : "Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre" (Le Monde)

   

31/12

Action Discrète : Hommage à Mario - vidéo

En sarkozie, le boniment ne connaît pas la crise (Libération)
"Un an de bobards, de chiffres biaisés, d’omissions…"

Bruni à Marrakech, Baudot à la Culture... (Marianne2)

Comment l’AMF a sauvé Lagardère et consorts (Marianne2)

Et si les Américains cessaient de payer leurs crédits immobiliers ? (Le Monde)

30/12

Taxe carbone : «Une décision sans précédent» (Le Figaro)

Taxe carbone censurée : "un revers majeur pour Nicolas Sarkozy" (NouvelObs)
"Comme souvent avec Nicolas Sarkozy, il y a un gouffre entre les intentions affichées, ici l'écologie, et la volonté réelle : ponctionner les ménages, toujours les mêmes, puisque les plus aisés sont protégés par le bouclier fiscal"

Un «revers politique» pour Nicolas Sarkozy (Libération)
« la taxe carbone (...) pesait surtout sur les ménages, oubliant les industriels »
"A travers ce «camouflet», «les Sages du Conseil constitutionnel ont rappelé le chef de l'Etat à ses devoirs de vacances. Jugée écologiquement inefficace et socialement injuste, la taxe carbone est frappée du sceau de l'infamie : contraire à la loi», relève François Martin dans le Midi libre."

Taxe carbone : ce que la presse traditionnelle ne vous dit pas sur la faiblesse de Sarkozy (Bruno Roger-Petit - LePost)
"Il convient de bien insister sur l'emploi des termes : « rupture caractérisée du principe d'égalité ». Lorsque le juge constitutionnel use de tels mots, cela signifie : « loi ficelée par des nullards ignorant les bases de la première année de droit constitutionnel dispensées en faculté »"
"et encore bravo à Michel Rocard pour sa collaboration à ce fiasco... Si c'était un coup monté pour planter l'actuel président, bravo !"

Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture (Plume de presse)
""93% des émissions d’origine industrielle, hors carburant" n’auraient pas été taxées"

29/12

Sarkozy défend Domenech au nom de l'identité nationale (Bruno Roger-Petit - LePost)
"L'actuel président de la République, vous le savez, est toujours prompt à venir au secours des « victimes » de toutes sortes dès lors que leur sort suscite en lui un écho en rapport avec sa psychologie particulière."

Des "faux chiffres" pour le redécoupage électoral ? (L'Express)
"La députée UMP Marie-Jo Zimmermann accuse le gouvernement d'avoir produit de "faux chiffres" pour justifier le redécoupage de sa circonscription électorale en Moselle."

Harry Roselmack "insulté" lors d'un reportage sur les religions : encore un scandale ? (SATOFE - LePost)
"Intrigués par cette mise en scène et craignant l'amalgame entre musulmans et fondamentalistes, des badauds et des responsables d'associations ont pris à partie l'équipe de tournage. C'est finalement sous les insultes de la population que l'équipe de tournage a dû quitter le site."

Au moins 353 sans-abris morts dans la rue cette année (Le Monde)

À propos d’une “taxe Tobin” (De près, de loin)

Les banques ont parié contre nous tous, éditorial du New York Times (Contre Info)

28/12

Alain Minc : "Sarkozy est dans un séminaire de doctorants de Harvard et Royal dans un centre d'apprentissage à Niort » (Bruno Roger-Petit - LePost)

Eric Besson éparpillé façon puzzle (Plume de presse)
"Le sarkozysme n’est pas la droite classique. L’idéologie qui l’anime n’est pas celle que nous connaissions. Le discours qu’il développe n’est en rien celui que nous entendions, avec tant de variantes pourtant, de De Gaulle à Chirac, en passant par Pompidou ou Giscard d’Estaing. Le vocabulaire qu’il utilise - avec soin - n’est pas celui de la droite républicaine. Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l’extrême droite et ce langage - qui s’impose insidieusement grâce à l’empire et l’emprise médiatique du système - nous habitue progressivement au pire."

Crise : la France s'en sort mal (Sarkofrance)

Faut-il être jeune et jolie pour obtenir l'aide de Sarkozy ? (Dom la ménagère - LePost)

Des livres et des revues sur les médias parus en 2009 (Acrimed)

27/12

Emmanuel Todd : l'homme qui explique pourquoi Sarkozy peut être battu en 2012 ? (Bruno Roger-Petit - LePost)
"Il y aurait quinze pages de conclusions politiques (et électorales) à rédiger à partir de cette analyse. (...)
1/ La stratégie électorale de l'actuel président est basée sur des données sociales et sociologiques (et par conséquent politiques) erronées, ce qui est la cause de l'effet boomerang du débat sur l'identité nationale. L'actuel pouvoir est déconnecté de la réalité française et prépare 2012 selon les canons désormais obsolètes de 2007.
2/ La nature de ce pouvoir de « droite » est originale car d'essence purement réactionnaire. Pour la première fois depuis 1945, 2012 verra l'affrontement des républicains héritiers de 1789 (de tous horizons, de droite à gauche) et d'un pouvoir sortant d'inspiration extrême ou ultra droitière, ultime dégénérescence du gaullisme, modèle autoritaire régulièrement testé par les Français depuis 1789 (Charles X, Napoléon III, Boulanger, Pétain) et qu'ils finissent TOUJOURS par rejeter."

26/12

Emmanuel Todd : "Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre" (Le Monde)
"En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique."
"La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration."
"Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale (...)"
"Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. (...) quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre."
"Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme."
"on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe."

Un mouton dans la baignoire – Azouz Begag (Ruminances) - vidéo

L'ombre de Carla Bruni sur une nomination à la Culture (Le Point)
"L'affaire agite les hauts fonctionnaires de la Rue de Valois qui, depuis quelques semaines, pestent contre ce coup de pouce, à leurs yeux injuste."

24/12

La question des médias dans Le Monde Diplomatique (2009) (Acrimed)

Régionales : qui a encore envie de Sarkozy ... à l'UMP ? (Sarkofrance)

Pour les sans-abris, l'anniversaire d'une promesse (non tenue) de Sarkozy (L'Express)

Les éditocrates : les éditorialistes qui font la pensée unique (Olivier Bailly - Agoravox)

Conte de Noël (estival) (Plume de presse)

23/12

Identité nationale : la presse mondiale raille "la mauvaise idée de Sarkozy" (Le Monde)

No Sarkozy Day (Rimbus le blog)

Á Vitry-sur-Seine, un médecin de quartier en résistance (L'Humanité)

Tout doit disparaitre !!! (Lehcim - LePost)

22/12

338 SDF morts depuis début 2009 : qui va convoquer Nicolas Sarkozy? (RichardTrois - LePost)
"La moyenne d'âge des personnes décédées dans la rue est de 47,6 ans quand l'espérance de vie en France de 80 ans."
"les vidéos de ce discours de Nicolas Sarkozy ont toutes été effacées de Dailymotion, pour de soi disant problèmes de droit à l'image quand il s'agit ici du droit de citation"

France : La campagne de Sarkozy sur l'identité nationale renforce le Front national (WSWS.org)
"Depuis sa prise de fonction en mai 2007, Sarkozy s'en remet aux syndicats, au moyen de grèves d'une journée, bien espacées, pour désamorcer la situation et isoler les travailleurs en lutte, pour lui permettre de mettre en place une série d'attaques contre les conditions de travail, les droits sociaux (notamment les retraites) et les services sociaux, notamment la santé et l'éducation."
"Il y a des signes qui montrent que l'adoption ouverte par Sarkozy de larges pans du programme et de l'idéologie du Front National, au lieu d'attirer les voix de l'extrême-droite, renforce en fait les néofascistes."
"dans un pays où près d'un quart de la population a au moins un grand-parent immigré la carte raciste peut se retourner contre celui qui l'utilise"

Protection des sources : les journalistes "consternés" (NouvelObs)
"Le Forum des sociétés de journalistes estime que "le secret des sources, pierre angulaire de la liberté de la presse, ne souffre d'aucune des exceptions - subjectives et dangereuses - que prévoit la nouvelle loi française", adoptée mardi au Parlement."

Le ton journalistique : petite leçon de formatage (Telerama) - vidéo

Israël : des organes ont été prélevés sur des Palestiniens morts (Veilleur de jour)

Le vol d'organes sur des Palestiniens, c'était donc vrai (Loubnan ya Loubnan)

Sarkozy claudia Schiffer l'Eurostar (EFFERLECEBE) - vidéo

21/12

Juppé, SOS Racisme et l'identité nationale : même combat pour 2012 ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

EADS : le déni d’initiés (Plume de presse)

Michel Onfray sa vie son œuvre chez Ardisson - vidéo

20/12

Moscovici : "Eric Besson est le petit télégraphiste de Nicolas Sarkozy" (pierre-alain - LePost) - video

Il y'a 3 ans : Sarkozy : Zero SDF dehors (Intox2007) - vidéo

Vivement Le Procès ! (Sébastien Fontenelle - Politis)
"Gallo, tranquillement, a donc énoncé, au lendemain de [l'élection de Sarkozy], que si tu n’étais pas complètement séduit(e) par le nouveau chef de l’État français, tu étais au fond du camp des fusilleurs nazis de Manouchian : c’est tellement énorme, qu’on en rigolerait presque."
"la philosophie d’Éric Besson et de ses potes régimaires se réduit à une double intimidation : un, je passe mon temps à te cracher que si t’es pas du même avis que Sarkozy, t’es un salaud des années 30 ; mais, deux, si tu as l’effronterie de comparer la France de Sarkozy avec la France des années 30, je porte plainte pour diffamation, parce que, sans déconner, depuis quand te permets-tu de faire comme je fais ?"

19/12

Karachigate : Sarkozy directement mis en cause (Sarkofrance) - vidéo

Grand emprunt : l'arnaque se précise, les HLM en font les frais... (Flodechambé - LePost)

François Baroin : "Le débat sur l'identité nationale ne peut que servir le FN" (Le Monde)
"d'un point de vue strictement électoral, la ficelle est trop grosse, et les gens ne s'y trompent pas. Ce que j'observe sur le terrain, c'est que c'est compris et vu comme tel."

Carla S., comme un parfum de caste (Célestissima, le regard de Céleste)

LIP DAUBE ( ump lip dub mozinor parodie ) (Mozinor) - vidéo

18/12

Attentat de Karachi : « Sarkozy est au coeur de la corruption » (Rue89) - vidéo

Insupportable double langage de Nicolas Sarkozy (De près, de loin)

La Cour des comptes critique avec virulence la réforme de l’État (De près, de loin)

TVA à 5,5% : deux mensonges pour le prix d'un pour Sarkozy (Libération)

Quand Arnaud Lagardère fait son one man show sur sa propre chaîne (Marianne2)

17/12

Finkielkraut-Badiou : le face-à-face (version intégrale, 5 pages) (BiblioObs.com)
"Une discussion organisée par le gouvernement sur "l'identité française" ne peut qu'être la recherche de critère administratifs sur "qui est un bon Français qui ne l'est pas". Les sérieux juristes du gouvernement Pétain avaient bien travaillé dans ce sens! Ils avaient montré, avec une science bien calme, que les Juifs et autres métèques n'étaient pas des bons Français... On peut donc, on doit, être très inquiet de l'initiative Sarkozy-Besson. Quand l'Etat commence à se soucier d'une légitimité identitaire, on est dans la réaction la plus noire, l'expérience historique le montre. Cette initiative est donc non seulement stupide et incohérente, comme on le voit tous les jours, mais elle s'inscrit aussi dans ce que j'ai appelé le "pétainisme transcendantal" du gouvernement Sarkozy." (Badiou)

Attentat de Karachi : l'avocat des familles des victimes accuse Nicolas Sarkozy (NouvelObs)
"L'actuel chef de l'Etat était "au cœur de la corruption" dans l'affaire de l'attaque à la bombe qui a fait 14 morts, dont 11 salariés de la DCN en 2002, affirme Me Olivier Morice."

Double langage de Sarkozy, ça suffit ! (Intox2007) - vidéo
"Sarkozy essaye de récupérer des idées et de se donner le bon rôle, pour apparaitre comme le sauveur. Alors que ses députés européens bloquent tout initiative allant dans ce sens là. Vous n'avez pas l'impression qu'il vous prend pour des cons ?

Près d’un million de chômeurs en fin de droits abandonnés par le gouvernement (De près, de loin)

Fonctionnaires : la gestion Sarkozy épinglée par la Cour des comptes (Le Monde)

16/12

Eric Besson : un "sarkollabo?" (Bruno Roger-Petit - LePost)
"Il suffit de l'écouter pérorer toute une soirée dans un cadre privé, l'entendre accumuler les mensonges, les manipulations, les amalgames, étaler une inculture étonnante pour un ministre de ce rang, recracher les mauvaises fiches argumentaires de Guaino pour se faire une idée du personnage."
"Dire que Sarkozy c'est Pétain, et Besson Déat (ou Laval), c'est dire que ces gens là sont des collabos, les metteurs en œuvre d'une politique immonde, des traîtres à la République, des monstres. C'est dire que l'actuel gouvernement (...) est l'avatar contemporain de Vichy, de la Collaboration, c'est dire que c'est une "autorité de fait", un régime politique à part qui n'incarne pas la République et qui est indigne de la Nation française telle qu'elle se construit depuis 1789 (sauf entre 1940-44...)."

L'UMP veut renvoyer au front les Afghans expulsés (L'Express)

Un syndicat de journalistes dénonce la "dérive Johnny" (NouvelObs)
"Le syndicat de journalistes SNJ-CGT dénonce "les graves dérives de l'information spectacle""

Les organisations de magistrats dénoncent "une justice sous contrôle" (Le Monde)

Sarkozy, le bouclier fiscal et le mensonge (Sarkofrance)
"Y-a-t-il un journaliste pour relever l’erreur, le mensonge, l’imposture ? Non."

Frédéric Lefebvre fait péter un plomb à un député PS : il quitte le plateau (LePost) - vidéo
"Frédéric Lefebvre continue à parler quand il se retrouve seul sur le plateau."

Karachi, Balladur, Sarkozy (?) la justice est saisie ! (par Imhotep - Agoravox)

Enquête sur la magistrate d'un procès lié à Nicolas Sarkozy (Reuters)

15/12

Michael Moore : «Le capitalisme doit être éliminé» (L'Hebdo.ch)

Depuis 30 ans, les salaires baissent, sauf au sommet (Marianne2)

Quand Nicolas Sarkozy ment à propos de la baisse de la TVA en Allemagne (cginisty - LePost)

Nicolas Sarkozy invente encore une fois le bouclier fiscal allemand !! (Pterocroc - LePost)

Tamiflu, vaccin et grippe H1N1 : dans le mur en klaxonnant (En attendant H5N1)
"Dans mes cauchemars les plus fous, je n'aurais jamais imaginé la séquence d'évènements, de déclarations et de décisions grotesques qu'accumulent avec une désarmante constance dans le n'importe quoi la ministre, ses experts, et son directeur général de la santé."

14/12

Michael Moore attaque le capitalisme (et ménage Barack Obama) (Serge Halimi - Le Monde Diplomatique)

Le grand emprunt : "Une opération de communication et l'aveu d'une très mauvaise gestion" (Le blog de Vincent Peillon) - vidéo

Le « grand emprunt » ou la fuite en avant (Le blog de Gabale)

Un complot socialiste pour empêcher Strauss-Kahn d'être candidat en 2012 ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

13/12

"Si DSK est une chance, il faut la saisir" (NouvelObs)

La mosquée de Castres profanée (Le Monde)
"SOS Racisme (...) déplore "la libération de la parole raciste, (...) que le débat sur l'identité nationale permet et organise"."

Walter entre en résistance contre Sarkozy (2) (SuperNo - Marianne2)

Henri Guaino, sarkozyste déçu (Sarkofrance)

Euro über alles ! (Le vrai débat)

12/12

Alain Genestar, Edwy Plenel : Identité nationale et tribune présidentielle ("Duel du week-end" - France Info) - audio
"Derrière l'agitation de Nicolas Sarkozy, il y a le projet d'une droite affolée, qui veut effacer tout simplement de Gaulle, 44-45 - c'est à dire la conversion à la République et à la démocratie de cette droite anti-républicaine qui n'aimait pas la démocratie libérale, et qui a du s'y résoudre, après la débacle de quoi ? Du seul régime qui l'a incarnée (c'est à dire le régime de Vichy et du maréchal Pétain). C'est très grave ce qui se passe."

Mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national : audition de Antoine Sfeir (Assemblee-nationale.fr) - vidéo

11/12

Destruction d’emplois : pourquoi cette information ne fait-elle pas la une ? (Imhotep - Agoravox)
"Le 13 novembre l’INSEE annonçait 5 500 emplois détruits et hier la révision donnait, excusez du peu, 80 700 soit plus de 1500 % d’erreur. Un rapport de 1 à 15 !"

Identité nationale : Morin, Sabeg, Boutin... malaise dans la majorité (NouvelObs.com)

C'est la chasse aux préfets, à tous les sens du terme (Marianne2)
"Mutés, sanctionnés et désormais recrutés via un cabinet privé, la Sarkozie mène la vie dure à ses préfets. Ce qui se dessine en filigrane ? Une assise toujours plus forte de l’autorité d’un seul : le chef de l’Etat. "

Quand la commission des lois de l'Assemblée nationale examine 156 articles en seulement 15 minutes (Politique.net)

Vaccin et grippe H1N1 : Roselyne Bachelot ment. (En attendant H5N1)

Le jour où Radio France a colonisé Berlin (Le Plan B)

10/12

Eric Cantona sur l'identité nationale : "un discours d'arriéré pour arriérés" - vidéo

Vincent Peillon donne une leçon d'histoire à Sarkozy..révolutionnaire ! (Flodechambé - LePost) - vidéo
"Signalons à notre président de la République que Vincent Peillon fait part de ses lumières gratuitement et coute beaucoup moins cher que Guaino, sans avoir besoin de dénaturer la pensée de Jaurès."

Moscovici : "Sarkozy est dans le caniveau" ("Les 4 vérités" - France 2) - vidéo

Chaque matin on se dit que vont-ils trouver de plus pour nous enfoncer dans cette mélasse nauséabonde ? (Derrière les plis de l'actualité)
"Eric Besson, le Iago de Nicolas Sarkozy"

Sarkozy confond la France avec l'UMP (Sarkofrance)

Les donateurs de l'UMP enflamment l'Assemblée (Le Monde)
Dans un communiqué, Delphine Batho dénonce "la mobilisation désormais récurrente des moyens et des fonctions institutionnelles de la République pour le profit particulier d'un parti politique".

Meeting de Sarkozy en Alsace : la presse était bien interdite (FullHdReady) - vidéo
"Le quartier a été bouclé dès l'aurore avec accompagnement policier pour rentrer chez soi"
"C'est en tant que chef de parti que Nicolas Sarkozy s'est adressé à ses troupes"

Sarkozy recadre Fogiel à propos de Carla (TeleObs.com) - vidéo

09/12

Vincent Peillon inflige une leçon d'identité républicaine à Nicolas Sarkozy (le blog de dedalus) - vidéo
"Le président de la République nous ramène à avant la Révolution française, et avant la Loi de 1905."
"C'est la France anti-républicaine. Je demande au président de la République qu'il se ressaisisse dans sa responsabilité, les français ne l'ont pas élu pour ça."
"On n'a jamais vu un président de la République à ce point ignorant des traditions de son propre pays".

L'invité de France info - Vincent Peillon - 09/12/09 - vidéo

Identité nationale : la tribune de Nicolas Sarkozy "pas digne d'un président", pour Martine Aubry (AP)
"Quant à la proposition UMP d'interdire les drapeaux étrangers dans les mairies lors d'un mariage, la maire de Lille n'en a "jamais vu". "C'est quoi ce climat qu'on est en train de nous installer en France : un jour c'est les mariages gris, le lendemain c'est la burqa, le troisième jour ce serait les drapeaux étrangers dans les mairies"."

Notre petit déjeuner avec Eric Cantona : «Être français, c'est être révolutionnaire» (BiblioObs.com)

Vaccin et grippe H1N1 : les réquisitionnés parlent aux français (En attendant H5N1)

Esclandre (Le blog de Michèle Delaunay)
"Hier soir à l'Assemblée, le jeune Sarkozy (l'ex-futur candidat à l'EPAD) faisant un esclandre à l'entrée principale du palais Bourbon au prétexte que la personne qui l'accompagnait devait se soumettre aux formalités habituelles de contrôle."

08/12

L'UMP : trop à droite ? Très à droite ? De droite extrême ? D'extrême droite ? Ou de droite tout court ? (Bruno Roger-Petit - LePost)
"Lorsque j'étais journaliste politique à France 2 et affecté à la couverture des travaux de l'Assemblée nationale et à l'actualité du FN, j'avais observé qu'entre bien des membres du parti de Jean-Marie Le Pen et bon nombre de députés de base RPR-UDF (souvent maires), les propos tenus en privé, loin de Chirac, Séguin et quelques autres, étaient assez similaires à ce que j'entendais de la part de certains leaders frontistes. Immigration, mœurs, justice... C'était kif-kif. Et comme par ailleurs, je n'avais pas oublié (entre autres) toutes les campagnes de la droite française (de Madelin à Longuet en passant par Devedjian) menées contre Robert Badinter ministre de la Justice, je ne m'en étonnais pas."
"On déroule le tapis rouge au curé pour la transmission des valeurs et on enlève l'enseignement de l'Histoire en Terminale S... Comment ne pas voir que tout est lié ?"

Il y a dans la tribune de Nicolas Sarkozy une contradiction fondamentale, un oubli choquant et un amalgame dangereux (Le blog de Vincent Peillon)

Nicolas Sarkozy à son plus bas niveau dans un sondage Ifop (Reuters)

Un «No Sarkozy Day» ? Ce n'est pas pour tout de suite, mais... (Marianne2)

Enfumés !... (Premières lignes)

Vaccin et grippe H1N1 : aux racines de l'incompétence et de l'autoritarisme (En attendant H5N1)
"ce mélange d’autoritarisme et d’incompétence qui signe la patte sarkozyste"

07/12

Identité nationale : le flop de Sarkozy (Le vrai débat - Marianne2)

Anne Roumanoff exécute Sarkozy en direct sur France 2 (Plume de presse)
"Domenech, c’est le Sarkozy du football : content de lui, mais aucun résultat"

Peillon défend son «travail de fond» (Le Figaro)

Vincent Peillon invité du Grand Jury : "Regarder vers l'avenir" (Le blog de Vincent Peillon) - audio

06/12

Première vraie victoire sur le sarkozysme (Le vrai débat)

Des blogueurs anti-Berlusconi ont rassemblé 300 000 personnes à Rome (@rrêt sur images)

05/12

Sur le site d'Eric Besson : le pire du débat sur l'identité nationale (Le Monde)

Identité nationale : l'exaspération de Français issus de l’immigration (LibéLyon)

135ème semaine de Sarkofrance : la République irresponsable (Sarkofrance)

Sarkozy et les universités : bobards, mention très bien (Libération)
"Gros culot et triple intox. (...) Voilà un bobard mention très bien pour le Président, qui décoche trois bêtises en une seule phrase."

Procès pour injures publiques : jugement le 22 janvier (Plume de presse)

04/12

Quand Strauss-Kahn menace Sarkozy (Le Monde)

Culture du chiffre, pressions hiérarchiques et procédures bâclées... la police en a "ras le bol" ! (France Info)
"On est en train de transformer le service public police nationale en une véritable entreprise privée avec cette fameuse culture du résultat, cette religion du chiffre que nous dénonçons, avec des conséquences sur les citoyens mais aussi un climat social qui se dégrade au sein de nos troupes qui en ont ras le bol, ras le képi !"

Des policiers manifestent pour dénoncer la "religion du chiffre" (L'Express)
"Nous subissons une réelle pression hiérarchique. S'il n'y a pas assez d'interpellations, de contraventions, on est mal noté et ça se traduit dans notre avancement"

La police en a ras-le-képi de la «bâtonnite », la politique du chiffre (Derrière les plis de l'actualité)

Pierre Bergé encense Vincent Peillon, "un homme nouveau" (Le Monde)

03/12

Procès pour "injures publiques" : J - 1 (Plume de presse)

Strauss-Kahn contre Sarkozy : poids des "photos", choc des mots ! Victoire par K.O de DSK ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

De qui se moque Éric Besson ? (Guy Birenbaum - LePost)
"Le ministre de l'Immigration et de l'identité nationale réunies, Eric Besson, qui agite des chiffons rouges, du matin au soir, ose s'insurger de "dérapages xénophobes"."

Daniel Cohn-Bendit établit un parallèle avec le fascisme (NouvelObs.com)

Identité nationale : le débat dérape (Libération)
"Et si le grand débat bessonien sur l’identité nationale n’était finalement qu’un piège à c… dans lequel l’UMP est tombée après l’avoir tendu ?"

02/11

Sarkozy et la relance : la parade du roi nu - Répliques aux indécentes vantardises du mégalomane de l’Elysée. (Plume de presse)

L’Extrême Droite (Vive le feu!)
""l’extrême droite" n’est pas (du tout) affaiblie : elle ne s’est en réalité jamais si bien portée, au plus haut niveau, que sous le règne du nouveau chef de l’État français, qui met en application, en matière d’immigration, de (très) larges pans du programme de Bruno Mégret - (...) éricbessoniste avant l’heure (...)"
"n’importe quel enfant de trois ans peut constater que "la droite" régimaire (...) met en oeuvre (...) de larges morceaux du programme du FN."
"Le Monde, continuant sa mission de préservation du régime, continue de faire si « la droite », quant à elle, n’usait pas de « la peur de l’islam » - et de nous raconter que nous devrions nous défier de « l’extrême droite », plutôt que d’Éric Besson et de son maître."

Jacques Delors : "Je suis vraiment choqué par la politique d'Eric Besson" (Le Monde)

Madame de Fontenay fustige Eric Besson (Veilleur de jour)
"Quand j’entends Besson, je suis indignée. Il manie la provocation de façon scandaleuse."

«Il n’a aucun état d’âme et il le revendique» (Libération)
"Il y a un moment où le pouvoir que l’on sert, pour qui on a accepté toutes les compromissions, finit par vous dévorer. Je pense qu’Eric Besson sera mangé par la bête."
"Hortefeux était un authentique homme de droite. Il pouvait prendre des mesures humanitaires alors que Besson ne peut pas se le permettre car il doit faire ses preuves. Du coup, il se montre intraitable et inhumain"

Ministère de la culture : y'a comme un malaise (Les Inrocks)

01/12

Le président de l’UMP (Sarkozy) lance les régionales (Imhotep - Agoravox)
"Avec Sarkozy il y a un gros avantage c’est que l’on sait comment il fonctionne : mensonge, division des Français, slogans éculés et rejet sur les autres de sa responsabilité."
"Sarkozy, rien ne l’effraye quand il s’agit de faire de l’électoralisme : mentir étant sa seconde nature et trahir ses paroles, son mode d’emploi."

Identité nationale : les racistes bienvenus sur le site d'Eric Besson ? (Flodechambé - LePost)
"La modération marche pour les gauchistes, mais pas pour les racistes"

Xavier Bertrand et les minarets : la beauf attitude de nouveau à la mode à l'UMP ? (Bruno-Roger Petit - LePost)

Capitalism : A Love Story (Le blog de SuperNo)

Ces photos de la honte ! (Jachri - LePost)

    

***


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"Revue de presse" archives

   

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samedi 19 décembre 2009

A la recherche de la citation de Proust de Carla Bruni

   
    

proust

Marcel Proust en 1900

   

Au détour d'un entretien de propagande diffusé sur TF1 le 13 décembre dans le magazine "7 à 8" (présenté par Harry Roselmack qui n'est pourtant pas un mouton), Mme Carla Bruni-Sarkozy (alias "CBS" alias madame Monmari), régulièrement mise en avant, selon la désormais fameuse tactique du rideau de fumée, lorsque la popularité de son mari avoisine les profondeurs, CBS a eu ces gracieuses paroles (à 10'40 de la vidéo) :

« Je pense que les personnes dont on parle ne se voient pas comme celles qui en parlent. C'est une position tout à fait différente. C’est très joliment expliqué par Proust dans A la recherche du temps perdu, il explique que le mendiant ne souffre pas d’être mendiant ; que c’est le passant qui souffre pour le mendiant ; mais que le mendiant étant mendiant, lui, il est de plain-pied avec sa misère. C’est la même chose pour la célébrité, quand on est dedans, à ce niveau là, on n’en a plus du tout conscience. »

SourcesCélestissima, le regard de CélesteVeilleur de jour@rrêt sur images

   

Au-delà du caractère déplacé du propos dans la bouche d'une personne fortunée (qui plus est à l'approche des grands froids !), première réflexion : quand on a lu Proust, on a une certaine délicatesse et discrétion de ne pas le crier sur les toits (avoir lu Proust c'est "the truc" donnant le brevet de personne cultivée : si on l'a lu on ne met pas cela en avant, par simple modestie).

Bien sûr tout dépend où l'on se trouve : lors d'une réunion de la Société des Amis de Marcel Proust il sera possible de se lâcher un peu. Bruni s'adressant au bon peuple sur TF1 c'est une autre configuration... Sous-entendus de CBS : « je suis dans l'élite des gens cultivés », « chez tous ces gens qui critiquent monmari, combien ont lu Proust (ce sont donc des rustres) », etc. Il est vrai que la mission de CBS est entre autres de rectifier l'image de butor inculte de son mari.

 

Plus grave : une recherche textuelle initiée sur le forum d'@rrêt sur images par quelques abonnés n'a pour l'instant pas permis de retrouver le passage de Proust incriminé. Le mot "mendiant" ne figure que 3 fois dans la Recherche (dont une fois au pluriel), ceci sans rapport avec ce que raconte CBS. Le mot "clochard" est absent de la Recherche. Le mot "pauvre" ne donne rien. Les mots "nécessiteux", "misérable" et autres "aumône" ont aussi été testés, sans résultat.

 

Bizarre non ?  proust_2_100

   

Pour ceux qui voudraient continuer l'enquête, l'intégrale de A la recherche du temps perdu est téléchargeable en fichiers pdf. Mais il est plus pratique de chercher directement sur l'ensemble du bouquin via google.

   

Hypothèses :

Peut-être CBS suit-elle (sans s’en rendre compte ?) l’exemple de son mari : raconter n’importe quoi impunément ?

  • « Nicolas a cassé le mur de Berlin le 9 novembre 1989, alors Carla a trés bien pu le lire dans Proust. » (Stanley MILGRAM™)

Ou peut-être, tout simplement, ce que CBS raconte sur Proust, l’a-t-elle entendu au cours de quelque dîner ?

 

proust_2_100

 

« Chaque fois qu'on nous parle de Carla Bruni, soulignons l'objectif et la manip ! » (Pescaloun)

 

***

 

Mise à jour 20/12/2009

 

Sartre2a

    
Le "concept de Proust (?)" raconté par Carla Bruni fait penser à l'exemple célèbre du garçon de café dans L'Être et le Néant de Jean-Paul Sartre : "garçon de café", "boulangère", ce sont quelque part des "rôles", des "projections", des "constructions mentales" de la part du client ou du passant. Le garçon de café ne "s'identifie" pas forcément à son "rôle" de garçon de café.

D'après Bruni, même chose pour le "mendiant" : il souffre - voire meurt - du froid, de malnutrition etc. (Carla préfère l'expression plus délicate « il est de plein pied avec sa misère »), mais ne souffre pas spécifiquement de son "rôle" de mendiant ("construction mentale" que projette sur lui le passant).

Il semble que ce dernier point puisse se discuter... N'est-ce pas premièrement pour échapper à la "conscience d'être mendiants", rappelée à eux le cas échéant par le regard des passants, que beaucoup de mendiants picolent ?
(pour s'efforcer de rester dans l'idée de Sartre certains pourraient dire - Carla peut-être pourrait dire - que les mendiants picolent pour "adhérer" plus fidèlement au "rôle du mendiant", auquel s'attendent les passants)

"L'idée de Proust" avancée par Bruni, en fait peut-être grossièrement détournée de Sartre, pourrait s'avérer une abominable imposture : qui plus est dans la bouche de la riche épouse du président "monarque" ennemi de la République, au cours d'un entretien de propagande destiné à détourner l'attention du peuple de plus en plus scandalisé par le butor inculte et irascible ayant réussi, par manipulations, postures et discours mensongers, à accéder au pouvoir suprême.


Sartre2a


Enfin peut-être celle qui, lorsqu'elle organise une réception dans son hôtel particulier, protège parquets et tapis en faisant poser une moquette qui sera jetée le lendemain (source Le Canard Enchaîné), a-t-elle par le même genre de trajectoire radicale, confondu Proust et Sartre ? Dans un panégyrique du Figaro tout à la gloire de CBS consacré, il était précisé qu'elle avait lu, entre autres auteurs français (dont Hugo Proust etc.), Sartre.

(article d'ailleurs sorti il y 2 ans, au moment précis où la liaison de CBS avec son futur mari fut rendue publique : on voit que la mise en avant de la culture littéraire française de CBS (car si elle est cultivée et de plus italienne elle a du lire autre chose que des auteurs français), a dès le début fait partie de son plan de com - ou de celui de son mari, c'est apparemment une entreprise bilatérale)

  • « C'est du marketing : deux marques qui s'associent pour vendre plus. » (bbbb)

   
Il reste que confondre Proust avec Sartre serait quand même en soi un petit peu grave (impossible à vrai dire pour quelqu'un de vraiment cultivé) ; de plus citer Proust est davantage pédant que citer Sartre (en perte de vitesse depuis les années 70).
   

proust_2_100

 

En 1789, "la boulangère" (Marie-Antoinette), "l'autrichienne", était haïe du peuple, mais Louis XVI restait une figure paternelle et toute la France était encore royaliste.

En 2009 CBS conserve un semblant de popularité (si l'on en croit un sondage cité bien à propos par l'interviewer au cours de l'entretien de propagande diffusé par TF1) : c'est son mari qui se trouve presque unanimement honni.

Le résultat ne variera pas : les deux experts en "communication" ou plus exactement en bobards, à la porte !   
   

Sartre2a

 

Mise à jour

   
Le texte de Sartre sur le garçon de café est disponible ici.

Pas de notion de "souffrance" à proprement parler chez Sartre : il est plutôt question de mauvaise foi, de sincérité, de vérité dans l'existence, d'adéquation à l'être, ou comme on veut dire.

La bouillie de Carla reste pour l'instant d'origine non identifiée.
   

 

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Mise à jour 01/01/2010

 

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En visionnant attentivement l'interview, on se rend compte que la sortie de Bruni sur "le mendiant chez Proust", à partir de 10'40, est préméditée : elle sert de prétexte pour amener le "journaliste" à l'interroger sur cet autre conte de noël préparé à l'avance : le "vrai mendiant" qu'elle connait depuis 10 ans, qui crèche près de chez elle et qui lui aurait enseigné « le libre arbitre »...

Bref celle qui, même aux côtés du Dalaï Lama, a encore le réflexe de faire des mines aux photographes, aura : cité Proust pour faire l'intéressante ; l'aura cité faussement ; et l'aura finalement ravalé au rang de simple outil de transition pour faire ensuite encore plus l'intéressante.

Lorsque l'on scrute ces détails (d'ailleurs citer faussement Proust devant 6 millions de téléspectateurs n'est peut-être pas tellement un détail), c'est l'ensemble de l'entretien qui apparaît cousu de fil blanc.

   

« Si le reste de ses propos sur TF1 entretient le même genre de rapport avec la réalité, ce qui est tout à fait vraisemblable (on pense à ses propos du genre "monmari est extraordinaire", "je suis contente pour les français qu'ils aient monmari" etc.), il sera démontré que cette interview d'un 1/4 d'heure diffusée sur TF1, à un moment de très grande écoute juste avant le JT de 20H, était de fait un tissu d'outrageuse propagande. »
(contributeur anonyme)

« Il semble bien que ce soit une supercherie, qui révèle la stratégie marketing à l’œuvre autour de la première dame »
(marianneboulch)

« Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion. »
(Paul Valéry)

       

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Mise à jour

 

Trouvé grâce à une citation lue par hasard sur le net, voici apparemment le passage de Proust correspondant à l'idée lancée par Bruni (passage qui semble préfigurer le "garçon de café" de Sartre), c'est dans les toutes premières pages de la Recherche :

« Mais même au point de vue des plus insignifiantes choses de la vie, nous ne sommes pas un tout matériellement constitué, identique pour tout le monde et dont chacun n’a qu’à aller prendre connaissance comme d’un cahier des charges ou d’un testament ; notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres. Même l’acte si simple que nous appelons « voir une personne que nous connaissons » est en partie un acte intellectuel. Nous remplissons l’apparence physique de l’être que nous voyons, de toutes les notions que nous avons sur lui et dans l’aspect total que nous nous représentons, ces notions ont certainement la plus grande part. »

(Marcel Proust, Du côté de chez Swann, p. 18-19 Folio)

   

On le voit, nulle trace de mendiant (pas plus que chez Sartre). Ceci était pure invention de la part de Bruni.

Pourquoi avoir ainsi convoqué le "mendiant", là où il n'avait rien à faire ?

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On l'a vu : pour servir d'introduction à son conte de noël du "mendiant à côté de chez moi" qu'elle voulait "loger à l'hôtel mais il a refusé" et qui lui aurait appris « le libre-arbitre » (toujours cette visée, objectif premier des communicants travaillant pour l'Elysée (c'est à dire pour le clan Sarkozy - par exemple Jean Sarkozy lors du scandale de l'EPAD) : intéresser et amadouer le peuple si "remonté" contre son mari).

Mais encore ?

Peut-être CBS pensait-elle vraiment ce qu'elle racontait, à propos du "mendiant chez Proust" (et sa soi-disant non-souffrance en tant que « personnalité sociale ») ? Finalement, peut-être a-t-elle eu elle-même l'initiative d'appliquer au "mendiant" la théorie énoncée par Proust ? Idée douce pour une personne richissime, et propre à apaiser sa conscience quant à des inégalités par trop flagrantes... Mais enfin idée abusive et déplacée (surtout en clamant "comme l'expliquait Proust" !).

  • « Comment d’une réalité sociologique factuelle ("Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres"), inférer une justification, pour se donner bonne conscience, de la différence sociale ("Le mendiant ne souffre pas d’être mendiant ; c’est le passant qui souffre pour le mendiant [...]")…! » (Stanley MILGRAM™)

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En définitive, Carla Bruni ne serait pas premièrement un être froid et calculateur, mais plutôt une fille un peu en dehors de la réalité, préférant "enjoliver" celle-ci, se "cherchant" un peu, aimant à se raconter des histoires.

Nous ne pouvons que l'encourager à réfréner ce penchant affabulateur lorsqu'elle s'adresse au pays : une inconséquence, un petit mensonge, qui pourront être charmants dans un cadre privé, seront qualifiés de grave foutage de gueule lorsque 6 millions de citoyens écoutent et regardent (en particulier lorsque l'objectif - non avoué - est de détourner l'attention des foules du scandale sans cesse grandissant en ce pays : un Nicolas Sarkozy gouvernant au service de clans, le sien personnel, et celui réactionnaire des forces d'argent qui lui ont permis d'accéder au pouvoir - le tout rendu possible grâce à une tactique de l'enfumage, véritable stratégie de conquête du pouvoir puis de sa conservation).

Dans l'expression "faire prendre des vessies pour des lanternes", on trouve le mot lanterne.

   

« je pense que Carla n’est pas seulement une potiche, elle joue un rôle précis dans la stratégie sarkozienne et elle le joue très volontiers »
(Celeste)

« Notre Dama a accès aux médias serviles facilement, en plus elle est dans le gotha musicalo-médiatique parisien avec amitiés politiques diverses. C'est une arme de guerre dans les mains du nain. »
(dagrouik)

« Chaque fois qu'on nous parle de Carla Bruni, soulignons l'objectif et la manip ! »
(Pescaloun)

 

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Sur le même sujet :

Carlita Porte à droite (Didier Porte - France Inter) - vidéo
Les énormes foutaises de la communication Carla Bruni (Alainsurlepost - LePost)
En attendant la révolution (Collectif Les mots sont importants)
Bertignac : "Carla Bruni aimerait être la femme la plus connue au monde" (LePost)
Anne ROUMANOFF - SARKOZY CARLA (On ne nous dit pas tout!) - vidéo

Non! Carla Bruni n'a aucune influence sur Nicolas Sarkozy! Puisqu'on vous le dit! (Guy Birenbaum - Le Post)
Carla Bruni sur TF1, première nunuche de France (Salam93 - LePost) - vidéo
De Carla S. et du pouvoir (Célestissima, le regard de Céleste)
Carla Bruni au cœur du remaniement gouvernemental (RichardTrois - LePost) - vidéo

 

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vendredi 18 décembre 2009

Alain Badiou enfonce le clou

A l'occasion d'un face à face l'opposant à Alain Finkielkraut et organisé par Le Nouvel Observateur, le grand philosophe français revisite certaines de ses thèses avancées il y a deux ans dans son succès de librairie De quoi Sarkozy est-il le nom ?.

    
   

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© Bruno Coutier

      

   

Il faut lire le verbatim intégral de 5 pages mis en ligne pour saisir l'ampleur du feu d'artifice auquel se livre Alain Badiou.

Quelques minis extraits néanmoins :

   

« Quand l'Etat commence à se soucier d'une légitimité identitaire, on est dans la réaction la plus noire, l'expérience historique le montre. Cette initiative est donc non seulement stupide et incohérente, comme on le voit tous les jours, mais elle s'inscrit aussi dans ce que j'ai appelé le "pétainisme transcendantal" du gouvernement Sarkozy. »

« Quand vous voyez des jeunes [beurs] hurler [au foot] en faveur de l'Algérie, ce sont à votre avis des barbares anti-français. A mon avis ils ne le sont pas plus que ne l'étaient les supporters du club de rugby de Tyrosse dans les Landes quand, il y a cinquante ans, ils hurlaient contre les supporters du Racing de Paris. C'est l'imaginaire assez miteux du conflit identitaire, dont le sport est un exutoire bien connu. Une dernière vague d'immigration reste toujours solidaire de son passé, c'est normal. Déjà au XIXème siècle, on accusait les prolétaires de Paris, avant de vouloir les chasser en juin 48 et de les massacrer, d'être des analphabètes auvergnats, ce n'est pas nouveau tout ça.  »

« Alors que le monde est aujourd'hui partout aux mains d'oligarchies financières et médiatiques extrêmement étroites qui imposent un modèle rigide de développement, qui font cela au prix de crises et de guerres incessantes, considérer que dans ce monde-là, le problème c'est de savoir si les filles doivent ou non se mettre un foulard sur la tête, me paraît proprement extravagant. »

« Je considère les dirigeants actuels comme Marx les considérait en 1848 : ce sont les "fondés de pouvoir du capital". »

« La seule vison qui puisse donner sens au mot "France", c'est ce qui fait l'universalisme français aux yeux du monde entier, à savoir la filiation avec la Révolution française (...). »

« La réalité historique de l'apogée du nationalisme français, c'est la guerre de 14. Des millions de morts pour rien. La France n'est digne de faire présent d'elle-même aux nouveaux venus que pour autant précisément qu'elle a été la France qui a été capable de les accueillir dans la politique qui était la sienne. La France qui ne les accueille pas, qui vote loi sur loi pour les discriminer c'est tout simplement la France de la guerre de 14 ou la France de Pétain. C'est-à-dire la France qui se ferme, qui n'a pas d'autre protocole d'existence que sa clôture. »

« Les Suisses qui votent contre les minarets n'ont jamais vu un Arabe de leur vie. C'est une construction idéologique cette affaire-là. Vous êtes en train de construire idéologiquement les musulmans comme ont été construits les Juifs dans les années 1930. »

« Sarkozy c'est tout de même pire qu'un ouvrier malien balayeur ! Si quelqu'un est en rupture avec tout ce que ce pays peut avoir d'estimable, c'est le premier, et pas le second. »

   

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Sur le même sujet :

Eric Besson : un "sarkollabo?" (Bruno Roger-Petit - LePost)
La REACTION est à l'œuvre en France
Le sarkozysme est-il un pétainisme transcendantal ?
Alain Badiou

   

dimanche 13 décembre 2009

Le vote peut-il porter au pouvoir davantage qu'une gauche (très) gentiment réformiste ?

   
   

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Certains sympathisants de gauche regimbent à l'idée d'un DSK président en 2012 (jusqu'à envisager de pratiquer l'abstention en cas de 2ème tour DSK-Sarkozy ; ou, dans une moindre mesure, de continuer à vouloir propulser aux primaires du PS l'ex-candidate de 2007, dont les chances d'élection à la présidence de la République sont pourtant désormais équivalentes à celles de la collision, dans les 100 prochaines années, d'une météorite géante avec la Terre).

Il paraît pourtant peu évident que des élections (au moins en France à l'heure actuelle) soient aptes à propulser une gauche radicale au pouvoir.

Si l'on observe ce qui se passe en Europe depuis quelques décennies, on remarque que les élections portent au pouvoir, au mieux, une gauche gentiment réformiste (Mitterrand). Par contre les élections sont parfaitement aptes à porter au pouvoir une droite radicale : Berlusconi, Sarkozy, et même au siècle dernier *[Censuré par le jury Goldwin]* (dans les cas de Sarkozy et Berlusconi, il est manifeste que l'appui des forces d'argent aura été déterminante via leur mainmise sur les médias - dans le cas de Berlusconi, servi par lui-même).

Les changements radicaux (dans un sens "progressiste") s'obtiennent dans la rue. Si un jour les femmes du peuple excédées lancent une marche sur l'Elysée (comme sur Versailles le 5 octobre 1789), nous serons plus d'un à y être. Hélas, les JT sont là pour abrutir et dévitaliser les masses, c'est là leur fonction première (de plus presque tout le monde mange à sa faim en France à l'heure actuelle, ce qui n'était pas du tout le cas en 1789).

Bramer que telle personnalité PS n'est pas assez "à gauche" (ou pas assez "proche des intérêts du peuple"), jusqu'à proclamer que si un DSK se présente on ira aux fraises le jour du vote, est faire la preuve d'une dangereuse ânerie (cette ânerie a coûté très cher au pays en 2002, nous en payons encore tout l'horrible prix). Le vote (en France à l'heure actuelle) peut, au mieux, nous préserver des escrocs de la droite (inféodés aux forces d'argent), y compris de la droite radicale.

D'ailleurs, on peut aller jusqu'à voir le vote au suffrage universel comme le meilleur et plus sûr moyen d'empêcher toute révolte d'envergure ("si vous n'êtes pas content, vous le ferez savoir avec votre bulletin dans l'urne"), le plus sûr moyen de perpétuation d'un certain "ordre établi" (remarque intéressante : il semble que lorsqu'un vote se révèle "non conforme" aux vœux de "l'ordre établi", il soit parfois possible de s'asseoir dessus - cf. le référendum sur un récent traité européen, ou même l'élection de la 1ère Secrétaire du PS ! comme aussi certains récents votes à l'Assemblée Nationale, annulés pour cause "d'erreur").

Sans illusions sans doute, il faut voter, y compris pour un DSK s'il se présente. Contents néanmoins : Sarkozy sera mis à bas, le peuple aura enfin la possibilité de le huer, de l'affubler des qualificatifs qu'il mérite. Il sera de plus traîné devant les tribunaux (au moins pour prise illégale d'intérêt sur l'île de la Jatte, il n'y aura pas encore prescription). Et puis un gouvernement composé de personnalités telles que Peillon et autres (Ségolène pourquoi pas), diffusera un tout autre air à respirer qu'avec des Bertrand, Copé etc. à la manœuvre... Sans parler de Besson et Hortefeux (ces deux derniers pourront après mai 2012 être mis en cage, avec Sarkozy lui-même : cette cage sera promenée à travers tout le pays pour être exposée aux citoyens ; un petit panneau précisera : "Voici les monstres qui vous ont tant fait honte durant 5 ans. Prenez garde en 2017").

 

  • « Actuellement, nous revivons ce qui a permis à ce président d'être élu. C'est à dire non pas de faire baisser l'extrême droite, mais d'extrêmiser la droite. L'extrême droite perd peut-être les élections, mais ce sont ses idées qui gagnent, avec Nicolas Sarkozy, avec Mr Besson. C'est une honte. » (Edwy Plenel, France Info, 28/11/2009)
   

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Mise à jour 16/12/2009

   

Billet étonnamment acéré de Bruno Roger-Petit, sur le sujet de cette "droite radicale" dont il faut impérativement débarrasser le pays en 2012 :

   

Eric Besson : un "sarkollabo?" (Bruno Roger-Petit - LePost)

(cliquer sur le lien)

  « Dire que Sarkozy c'est Pétain, et Besson Déat (ou Laval), c'est dire que ces gens là sont des collabos, les metteurs en œuvre d'une politique immonde, des traîtres à la République, des monstres. C'est dire que l'actuel gouvernement (...) est l'avatar contemporain de Vichy, de la Collaboration, c'est dire que c'est une "autorité de fait", un régime politique à part qui n'incarne pas la République et qui est indigne de la Nation française telle qu'elle se construit depuis 1789 (sauf entre 1940-44...). »

         

Posté par antenne_relais à 15:12 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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