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vendredi 20 janvier 2012

Etude du buzz de la vidéo «j'ai échoué» (Sarkozy) #jaiéchoué

 

Un extrait vidéo d'une émission de France 2 diffusée durant la campagne 2007, fait actuellement le "buzz" sur le net.

On voit dans cet extrait N. Sarkozy s'engager sur le chiffre de 5% de chômeurs en fin de mandat ; à la question de Arlette Chabot « si au bout de 5 ans vous n'y arrivez pas à ce chiffre, vous dites "je peux pas me représenter"? », N. Sarkozy répond : « je dis aux français "c'est un échec et j'ai échoué" ! Et c'est aux français d'en tirer les conséquences. » (verbatim)

   


Quand Sarkozy proposait aux Français de le sanctionner s'il ne parvenait pas à 5% de chômeurs

 


Etude du démarrage du buzz

 

Mercredi 18 janvier

Déniché par l'équipe de Jean-Marc Ayrault, l'extrait vidéo est posté sur youtube puis sur le blog du Député-Maire de Nantes (heure inconnue).
 
Le buzz a démarré tard dans la journée. Sur la page youtube de la vidéo on trouve ces informations :

18/01/12     Première intégration sur – Google         
18/01/12     Première intégration sur – liberation.fr   
18/01/12     Première intégration sur – lemonde.fr    
18/01/12     Première intégration sur – lexpress.fr  (2)

(2) L'article de L'Express.fr précise l'heure de la mise en ligne : 19H35.

18/01/12     Première intégration sur – leparisien.fr                      
18/01/12     Premier lien référent depuis – twitter.com                 
18/01/12     Premier visionnage depuis un mobile                        
18/01/12     Premier lien référent depuis – facebook.com            
18/01/12     Première visite générée à partir d'un module d'abonné  
18/01/12     Première intégration sur – facebook.com                  

 

Jeudi 19 janvier

 

La vidéo se répend via divers sites d'info sur le net :

09H15 - arretsurimages.net

vers 09H45 - atlantico.fr

13H21 - Europe1.fr

13H42 - LeParisien.fr

A 14H00 la vidéo a été vue 60 000 fois

14H46 - Lessentiel.lu (Luxembourg)

vers 15H - Yahoo! Actualités

15H19 - PublicSénat.fr

15H45 - arretsurimages.net

16H28 - 24heures.ch (Suisse)

vers 17H45 - Big Browser

19H11 - NouvelObs.com

barre télé franchie sur LCI (heure inconnue).

A 22H00 la vidéo a été vue 130 000 fois

 


vendredi 20 janvier

 

1H du matin = 166 000 vues

6H45 = 207 000 vues

7H52 = 228 809 vues

Note. Sur youtube l'affichage du nombre de vues se fait à intervalles et par paquets, ce qui est peu pratique pour un pointage précis (sur dailymotion on a une actualisation instantanée).
   

Reste maintenant à savoir si la "pression" sera suffisante pour franchir la barrière des JT.

Dans le cas d'un passage JT, le sujet n'est pas celui du document lui-même : l'angle adopté est traditionnellement celui d'un phénomène de buzz, sur internet. Après ces précautions "prétextes" (des faits divers qui n'intéressent personne n'ont eux besoin d'aucun prétexte pour emplir et polluer l'espace des JT), le document ou l'info peut enfin être porté(e) à la connaissance des téléspectateurs...

  

 

Mises à jour

 

vendredi 20 janvier (suite)

10H33 = 237 656 vues

12H59 - Rue89.com

13H38 = 241 088 vues

15H38 - Francesoir.fr

17H13 = 249 027 vues

22H23 = 264 214 vues

23H18 = 287 111 vues
 

Samedi 21 janvier

07H50 = 308 269 vues

08H46 = 321 265 vues

18H17 = 334 316 vues

00H20 = 348 162 vues

 

Dimanche 22 janvier

12H50 = 368 281 vues

21H10 = 381 806 vues

 

Lundi 23 janvier

Vers 19H45 - Mediapart.fr

21H10 = 415 558 vues

 

Mercredi 25 janvier

07H55 = 435 659 vues

23H55 = 470 523 vues

 

Jeudi 26 janvier

23H55 = 490 533 vues

 

Samedi 28 janvier

22H04 = 507 029 vues

 

Dimanche 29 janvier

23H55 = 512 352 vues

 

Lundi 30 janvier

23H50 = 517 441 vues

 

2012-01-30 courbe vidéo

 (source youtube)

 

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mercredi 18 janvier 2012

[Chômage] Sarkozy : «c'est un échec et j'ai échoué, c'est aux français d'en tirer les conséquences»



Emission A vous de juger sur France 2, pendant la campagne 2007 :

Quand Sarkozy proposait aux Français de le sanctionner s'il ne parvenait pas à 5% de chômeurs



Nicolas Sarkozy : « Je veux m'engager par exemple sur le plein emploi : 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. [...] On nous demande une obligation de résultats. [...] Si on s'engage sur 5% de chômeurs et qu'à l'arrivée il y en a 10%, c'est qu'il y a un problème ! »

Arlette Chabot : « Vous dites : objectif 5%. Si au bout de votre mandat (si vous êtes élu), si au bout de 5 ans vous n'y arrivez pas à ce chiffre, vous dites "je peux pas me représenter"? »

Nicolas Sarkozy : « Mais je dis aux français "c'est un échec et j'ai échoué" ! Et c'est aux français d'en tirer les conséquences. »

 

Le taux de chômage en France frise actuellement les 10%.
  

 

***

Sur un même sujet :

Sarkozy : « le réveil est douloureux quand on promet et qu'on ne tient pas » (janvier 2012)

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dimanche 15 janvier 2012

Matthieu Croissandeau, journaliste au "Parisien"

  

Michel Soudais, rédacteur en chef adjoint à Politis (excellent hebdomadaire dont les articles et éditos visent souvent dans le mille), tout à l'heure sur twitter :

2012-01-15 Michel Soudais

 

L'interview en question est sobrement titré :

Claude Allègre : « Les socialistes n’ont pas l’ombre d’une idée »

On trouve quelques phrases intéressantes ou pertinentes dans l'interview. Choix a été fait de mettre en avant la provocation partisane.

Par ailleurs le titre du Parisien.fr cite faussement Allègre. Dans l'entretien, celui-ci ne ciblait pas « les socialistes », mais, précisément : « Hollande et son équipe ». On peut voir là une petite manipulation de la part du Parisien. Généralisée, la phrase de Allègre est moins caricaturale, moins partisane (plus "crédible" ?) ; moins agressive aussi : on y sent moins la rancoeur personnelle caractéristique du traître de 2007.

   

Les propos de Claude Allègre ont été recueillis par Matthieu Croissandeau, rédacteur en chef et responsable du service politique du Parisien.

On se rappelle qu'il y a 10 jours, "l'affaire sale mec" prit sa source dans un article manipulatoire du Parisien : signé par un certain Croissandeau Matthieu (dans sa tentative de se raccrocher ensuite aux branches, sa mauvaise foi était perceptible).

Vincent Peillon, une des rares personnalités politiques avec Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal à avoir régulièrement mis sur le tapis ces dernières années le problème de l'indépendance des médias en France, s'était exprimé en passant sur le comportement de Matthieu Croissandeau (tout en précisant « il ne mérite pas l'opprobe ») :

2012-01-05 VP Sale Mec

(source - à 4'25 de la vidéo)


Politis a résumé "l'affaire sale mec" jeudi (12/01) :

2012-01-12 Politis

 

La campagne 2007 avait été marquée par un incroyable abaissement des médias français. On espère ne pas revoir une telle catastrophe en 2012.

   

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Sarkozy : « le réveil est douloureux quand on promet et qu'on ne tient pas »

  

Ainsi s'exprimait N. Sarkozy la veille de la perte par la France de son AAA. Soudain accès de lucidité, de franchise, de modestie ? Que nenni !

Extrait de l'habituel numéro autosatisfait, egocentré et donneur de leçons (discours du jeudi 12/01 devant la Confédération nationale de la Boulangerie-Pâtisserie) :
  


Sarkozy: "le réveil est douloureux quand on promet et qu'on ne tient pas"

   

« Je sais que pour personne c'est facile. Pour moi non plus. Mais j'ai un travail à faire. J'ai des responsabilités à assumer. Oh c'est plus facile, de promettre des tas d'choses. Mais le réveil il est douloureux, quand on promet et qu'on ne tient pas. »


Pour revenir à la réalité :

L'abécédaire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy (2007-2012) (Sarkofrance)

 

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mardi 10 janvier 2012

Education : très sévère diagnostic de Luc Ferry sur la droite au pouvoir

  

Luc Ferry, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche (mai 2002 à mars 2004), samedi dernier au micro d'Europe 1 (à 2'50 de la vidéo plus bas) :


« Dire qu'on a fait une réforme de l'école, et qu'on a fait une réforme du lycée, et qu'on va passer maintenant la réforme du collège, pardon, mais c'est quand même gonflé.

On a fait zéro réforme de l'école. Ce que l'on a prétendu faire en termes de réforme de l'école c'est : la suppression de programmes excellents que l'on a remplacés par un torchon, je peux pas dire les choses autrement ; et la suppression des heures le samedi matin qu'on a pas remplacées par le mercredi. Et tout le monde sait que en termes de rythme scolaire c'est une calamité. [...] Appeler ça "réforme de l'école" c'est quand même un peu audacieux.

Quant à parler de la réforme du lycée, il n'y a pas eu de réforme du lycée : il y a eu zéro réforme du lycée. La seule chose que l'on retient de la prétendue réforme du lycée c'est qu'on a supprimé la formation des profs, ce qui là aussi est une calamité.

Donc franchement, sur l'école la droite n'a pas été bonne. »

 


Ferry : "Je ne serai le porte-flingue de personne" par Europe1fr


Note. A part quelques extraits chez Europe1.fr et LeJDD.fr, ces propos de Luc Ferry, pourtant extraordinairement frappants, n'ont été repris nulle part par la presse en ligne.

  

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lundi 9 janvier 2012

"Sarkozy blessé" : retour de la grosse intox 2007

La victimisation fut une des stratégies premières de Sarkozy durant la dernière campagne présidentielle.

   

En ouvrant le portail Yahoo! ce matin on tombe sur ça :

2012-01-09 Atlantico2


Qui renvoie vers un article du site pro-UMP Atlantico et signé Eric Brunet, "journaliste" ouvertement sarkoziste (1).

D'après cet article, Sarkozy aurait déclaré :

"de tout ce que les journalistes ont écrit sur [moi], « la seule chose qui m'ait fait vraiment mal », c'est d'être pris pour « le président idiot. Le Président qui ne lit pas. »"


Enorme mensonge ! Lamentable petit conte de fées pour débiles mentaux ! Comme si ce qui a « fait mal » à l'actuel locataire de l'Elysée ne serait pas plutôt, par exemple, certains articles touchant à la liaison de Cecilia Sarkozy. (2)

La victimisation était une des stratégies premières de Sarkozy en 2007. Au plus fort de la campagne, ne se passait pas un jour sans que l'on entende sur les ondes (qui relayaient alors sans broncher la propagande UMP) cette farce, cette insulte à l'intelligence de l'auditeur : N. Sarkozy répondant invariablement à toute critique sévère à son encontre par les mots « insultant » et « blessant ». (3)

A noter que dans l'article de Atlantico on ne trouve pas le mot "blessé", caractéristique de cette stratégie de victimisation 2007. Ce mot est une initiative du portail Yahoo!. (4)


(1) Ce "journaliste" milite chaque jour sur l'antenne de RMC. Peu après avoir sorti un livre à la gloire de Sarkozy, il fut décoré de la légion d'honneur.

(2) L'ex-directeur de Paris Match en sait quelque chose.

(3) Il est sage que François Hollande et ses plus proches lieutenants ne s'abaissent pas à répondre aux provocations des snipers UMP (sauf pour redresser tels ou tels mensonges) : l'étape suivante, attendue, recherchée par l'UMP, consistant à victimiser ce menteur chronique nommé N. Sarkozy. Il n'empêche : alors que le chef du parti au pouvoir, Copé, attaque régulièrement le candidat du PS (et dans des termes frisant l'outrage), on est étonnés du silence complet de la 1ère secrétaire du PS M. Aubry, en ce début de campagne.

(4) Ce portail s'était signalé il y a quelques mois par une grossière désinformation défavorable à François Hollande.

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dimanche 8 janvier 2012

Copé, les cloportes, les résidus et les minables

  

Jean-François Copé, homme d'une distinction rare (native sans doute), s'exprimait ainsi le 7 juin 2007, à propos de militants de gauche :

« [...] quand on est capable, un jeudi matin, d'envoyer une petite cohorte de cloportes, un peu agressive, venus m'expliquer qu'ils étaient là pour sauver la démocratie... ça m'amuse parce que chez moi, à Meaux, nous avons aussi quelques résidus de cette nature [...] »

 


07juin_ClOPortEs par francoislamy

   

***

 

Nouvel exploit de Jean-François Copé. Dans le livre L'oligarchie des incapables de Sophie Coignard et Romain Gubert, sorti avant-hier en librairie, est rapportée cette phrase de Copé à propos des parlementaires, en cas de non-cumul des mandats :

« [...] si on n'a ici que des gens qui se contentent de 5000 euros par mois, on n'aura que des minables. »

 


Copé : "gens qui se contentent de 5000 euros par mois = minables

(source Soir 3 du 05/01/12, via le Zapping de C+)

 

 

2012-01-07 Langlois Copé

(source)

 

  

***

Sur le même sujet :

Pour Jean-François Copé, 94% des français sont des « minables » (Le blog de Louis Lepioufle)

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vendredi 6 janvier 2012

Peillon recadre Sarkozy sur l'éducation

  

Invité ce matin de Christophe Barbier dans le 6/9 sur iTELE, Vincent Peillon recadre les voeux de N. Sarkozy adressés hier aux acteurs de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

 


Peillon recadre les voeux de Sarkozy à l'éducation

 

Extrait (à 0'37 de la vidéo) :

Christophe Barbier : Hier N. Sarkozy a proposé les grands chantiers pour l'école, par exemple la classe de 6ème un tout petit peu adoucie avec moins de profs moins de matières, plus proche du primaire, c'est une bonne idée psychologique ça ?

Vincent Peillon : C'est une idée qui est ancienne, qui date d'ailleurs de la loi de 2005 (de la loi Fillon - c'était la seule bonne idée mais les moyens ne sont pas venus) : ce qui s'appelle le socle commun, c'est "l'école du socle". C'est-à-dire à la fois l'élémentaire et la continuité avec le collège. C'est aussi une très vieille idée puisque cela vient du plan Langevin-Wallon après-guerre ! Le problème, comme très souvent dans cette affaire [...] : aucun moyen n'est venu et donc cela ne s'est pas fait. [...]

C. Barbier : La gauche ce sera ça, de l'argent de l'argent de l'argent, il faut mettre de l'argent encore (mais il n'y en a plus) ?

V. Peillon : Surtout pas, la gauche ce sera comme elle l'a toujours fait : les grandes réformes, dans l'intérêt du pays. Là nous avons une oeuvre de destruction, comme nous n'avons jamais vu, de l'école républicaine.

C. Barbier : Voyons !

V. Peillon : Oui oui. Et les mots qui sont des mensonges n'habilleront pas les réalités. Les réalités c'est que la France (il faudrait que tout le monde en prenne conscience) est en train de sombrer dans tous les classements internationaux, en raison des politiques choisies. Imaginez-vous :

-  Suppression de la formation des enseignants - ça n'existe dans aucun autre pays, tout le monde dit que le facteur le plus important, c'est la formation des enseignants.

-  Suppression de l'école pour les petits - on est passés de 35% à 10% [de scolarisation pour les 3 ans]. Or tout le monde dit qu'il faut d'abord investir lorsque l'on est petit.

Et c'est comme ça à toutes les étapes.

C. Barbier : Concentrons-nous peut-être sur le fait qu'il faut donner du boulot aux gamins qui sortent du collège souvent, parfois du lycée, par exemple mettre un peu d'apprentissage en 4ème 3ème c'est peut-être pas mal non ?

V. Peillon : C'est le pire. La 3ème étude partagée par tous les pays [dit] qu'il faut avoir des troncs communs les plus longs et les plus importants possibles.

Maintenant j'aimerais vous dire. La politique du mensonge français et de l'ignorance, vous l'avez là. Nous étions hier avec François Hollande à la rencontre des apprentis et des lycées professionnels à Caen. Que nous disent-ils ? Qu'aujourd'hui 1/3 de leurs élèves ne trouvent pas de stages. Et le président de la République, qui croit que chaque mot est un acte, dit : "je veux créer 200.000 places d'alternance". Aujourd'hui nos lycées professionnels sont en très grande difficulté, nos centres d'apprentis le sont aussi, et nous n'avons pas de stages pour eux dans les entreprises.

C. Barbier : Vous obligerez les entreprises à prendre en stage ?

V. Peillon : On ne peut pas le faire, mais il y a une réforme globale de la nature même de ce que veut dire le stage : c'est un contrat de travail ! Comment fait-on ? Est-ce qu'on l'accompagne d'une formation ? Est-ce que c'est une responsabilité de l'Etat ?

La politique, c'est sérieux. Finalement, en écoutant le président de la République hier, je pense qu'une des grandes missions de François Hollande va être de redonner dans le fond à la politique un peu de sérieux. Car là on est dans un monde sans aucun rapport avec les réalités - [Sarkozy] dit d'ailleurs des choses qu'il avait dites en 2007. Et in fine, parce que la seule chose qui l'intéresse c'est l'argent, la seule chose concrête (alors qu'il gouverne depuis 5 ans, il aurait pu le faire) c'est de dire : "je vous payerai plus".

C. Barbier : En échange d'un temps de présence plus important dans l'établissement. Ségolène Royal l'avait esquissé en 2007, elle avait été critiquée à gauche. Il faudrait peut-être le faire quand même ?

V. Peillon : Mais personne ne comprend comment cela va se faire en baissant et en continuant de baisser les moyens ! [...] [Sarkozy] a commencé avec "travailler plus pour gagner plus", ça va être "travailler moins (chômage partiel) pour gagner moins" [...]. Et simplement les professeurs on leur donnerait plus ? Dans le même temps dans la même phrase, il dit je ne mettrai pas plus de moyens. Une chose ne peut pas être à la fois blanche et noire en même temps et sous le même rapport.

C. Barbier : Quand entendra-t-on François Hollande nous délivrer un grand programme pour l'éducation dans un grand discours ?

V. Peillon : Si l'on est attentif, et je pense que vous l'êtes, il a déjà dit beaucoup de choses, et des choses, pour les gens qui connaissent ce sujet, très importantes : sur les recrutements ; sur les pré-recrutements (nous sommes un des seuls pays du monde qui ne peut même plus recruter de professeurs).

C. Barbier : Il ne faudra pas rassembler ça pour une adresse aux français ?

V. Peillon : Ce sera rassemblé. La campagne va durer 4 mois. C'est lui [F. Hollande] qui a mis l'éducation au coeur de cette campagne et il a eu bien raison, car l'éducation ce n'est pas un "secteur" de la vie du pays, c'est la France de demain. C'est un contrat entre l'école et la nation que François Hollande veut poser.

C. Barbier : Que supprimerez-vous pour avoir 60.000 profs en plus ? Des postes d'infirmières ou des postes de policiers ?

V. Peillon : Ni l'un ni l'autre. On supprimera quand même beaucoup d'avantages fiscaux. Vous savez quel est le coût chiffré (pas par la gauche, par la droite) ? 1,9 milliard. 1,9 milliard pour accueillir les petits enfants, pour former les professeurs, pour accompagner les handicapés. Quand même ! Vous savez combien coûte la TVA sur la restauration ? 3 milliards. A un moment, le choix de l'école c'est un choix de société.

C. Barbier : Plus d'impôts pour plus de fonctionnaires et plus de service public?

V. Peillon : Pas plus d'impôts, on va faire aussi la grande réforme fiscale : Mme Bettancourt paye beaucoup moins d'impôts [proportionnellement] que les employés de L'Oréal. Il faut que ça cesse !

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jeudi 5 janvier 2012

Système éducatif : “mesurons la gravité de cette crise, elle vaut bien la crise économique” (Peillon)

  

Salutaire intervention de Vincent Peillon ce matin sur France Inter (relativement peu coupé par la journaliste Pascale Clark qui semble faire des efforts en ce domaine) : voici qui relève le niveau après les "polémiques" lancées hier par les snipers UMP.



Vincent Peillon par franceinter


Extraits :

« Il y a maintenant un consensus international sur ce qui fait réussir un système éducatif.

La première chose, et elle est d'ailleurs évidente : il faut investir lorsqu'on est petit (en gros : grande section maternelle, CP, CE1). La France a fait le choix contraire. On a un taux de scolarisation des 3 ans qui est passé de 35% à 10%, et donc là il faut réinvestir, cela coûte des postes.

La deuxième chose, c'est l'effet maître. Il faut quand même des pédagogies. [Le métier d'enseignant] ne peut être le seul métier que l'on apprend pas, on apprend le métier de journaliste. Or ce gouvernement a supprimé la formation des maîtres. La remettre c'est déjà 20.000 postes. Aujourd'hui on est dans un pays où on ne peut même plus recruter d'enseignants : c'est très grave parce que c'est la France de demain. Mesurons la gravité de cette crise, elle vaut bien la crise économique. »

 

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mardi 3 janvier 2012

Abaissement des médias français durant la campagne 2007, remember !

   

La principale échéance électorale de la République n'est plus rien d'autre qu'un jeu de massacre, une chasse à courre où la presse quasi-unanime joue du cor pour Nicolas Sarkozy.

Le Courrier (Suisse), 30 janvier 2007

 

La manière dont la quasi-totalité des médias s’est rangée en ordre de bataille derrière Sarkozy est proprement sidérante. Ce type peut dire tout et son contraire sans que personne ou presque ne s’en émeuve.

Le Journal du Mardi (Belgique), 26 mars 2007

 

Le fait est que la presse française a joué un rôle non négligeable dans la défaite de Ségolène Royal. Elle a instruit avec zèle son procès en incompétence mais elle s’est gardée d’appliquer la règle de réciprocité par rapport aux dérapages et approximations du candidat de la droite, tant elle était terrifiée - et ce terme n’est pas faible - par la perspective de représailles sarkozyennes.

Journal d'Oran (Algérie), 11 mai 2007

 

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