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Désinformation, intox : questions sur l'indépendance des medias

lundi 28 mai 2007

Le bouffi consternant

   

« (...) des personnes insupportables comme le sont tous les ministres disgraciés et toutes les majestés déchues. Incommodes par leurs prétentions fanées, ces flatteurs du passé savent tout, médisent de tout (...) »

(Balzac, "L'interdiction")

   

All_greL'ex-ministre de l'Education Nationale Claude Allègre vient de déclarer dans une interview à Libération, entre autres propos consternants :

« Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche. (...) La seule personnalité qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë. »

Delanoë pour rénover le PS. Pourquoi pas Jack Lang ? Mais l'interview de Allègre a sans doute pour objectif premier de faire oublier son image de traître sortant par la porte arrière du QG de Sarkozy. Assez raisonnablement bouffi d'importance et de suffisance (dans un monde parfait ses propos devraient se trouver disqualifiés d'entrée), Allègre aurait "refusé" un poste de ministre offert par Sarkozy...

Allegre2Allègre, membre du Parti socialiste, avait par ailleurs déclaré le 13 mars 2007 sur RTL (soit 5 semaines avant le premier tout de la présidentielle) :

 « Non, je ne voterai pas Ségolène Royal »

On peut aussi rappeler qu'au lendemain du face à face télévisé Royal-Sarkozy, trois jours avant le vote du second tour, Allègre, dans une démarche dont la félonie n'avait pas grand chose à envier à celle du désormais célèbre Eric Besson, a tout fait pour discréditer Ségolène Royal suite aux propos de celle-ci sur les handicapés (lien).

 

  • « La haine d’Allègre à l’égard de Ségolène Royal est tellement primitive que les médias devraient arrêter de lui passer la parole sur ce sujet. En attaquant Royal de la sorte, il ne se comporte pas comme un scientifique, mais comme un petit minable incapable d’accepter que son ancienne ministre-déléguée l’ait dépassé en matière politique de façon fulgurante. » (Bronstein)

    


Allègre à la soupe sarkozyenne

 

***

 

Sur le même sujet :

 L'allergique à Royal ("Libération")

Grosse ambiance au PS (Olivier Bonnet)

L'immonde raclure Claude Allègre ne vous donne-t-elle pas envie d'y aller à coups de poings sur son visage de porcin fourbe ? (CSP)

Nicolas Sarkozy ? "Il est formidable..." (Guy Birenbaum - "LePost")

   

mercredi 9 mai 2007

La revanche du Petit Nicolas

            
flaran_cloitreNicolas Sarkozy avait indiqué son intention de se retirer, au lendemain du 2ème tour, et durant trois jours, peut-être dans un monastère. L'objectif de cette retraite est sérieuse : «Habiter la fonction», mesurer la lourdeur de sa tâche et «se reposer après le fracas de la campagne».

 

   

  • « Ce matin, Nicolas Sarkozy, méditant atypique, fait "retraite", à Malte, sur le yacht "luxueux" de Vincent Bolloré, avec sa famille et une poignée de proches. Avant de partir, Nicolas Sarkozy avait passé la "nuit de dimanche à lundi" au "Fouquet's". Ce matin, les pauvres con(ne)s qui ont cru Nicolas Sarkozy, quand Nicolas Sarkozy leur a signifié qu'il était "près des travailleurs" et non "dans les grands hôtels parisiens", doivent avoir déjà un peu mal au fondement: qu'ils se munissent d'onguents, ce n'est que le tout début. (...) Ce matin, la France d'après, la France de maintenant, est d'ores et déjà ce lieu dégueulasse où le grand patronat et la droite "décomplexée" affichent leur intimité sécurisée, sous le regard complice des journaleux serviles. » (Sébastien Fontenelle)
  • « Il faudrait se boucher les yeux et les oreilles ? Mais c’est pourtant ici l’inconscient de Nicolas Sarkozy qui s’étale en gros plan, comme sa montre Rolex Daytona (elle aussi un peu lâche sur le poignet), lors du fameux débat, le 2 mai, à la télévision avec Ségolène Royal. (...) L’inconscient de NS est celui d’un grozbulle001"parvenu... au pouvoir" : il a droit enfin à toutes les richesses et à celui de les montrer au bon peuple ébahi. » (Dominique Hasselmann)

  • « Vu hier les images de Sarkozy marchant aux côtés de Angela Merkel : il y avait dans le déhanchement de Sarkozy, dans sa gesticulation, dans ses chaussures ridicules aussi (peut-être davantage par leur longueur surdimensionnée que par le dispositif haut talon + semelle compensée intérieure), il y avait dans sa façon de se déplacer, avec toute cette exagération de gestes, une vulgarité fondamentale, matinée d'arrogance, qui faisaient penser à une petite frappe soudainement promue, bien davantage qu'à un haut personnage de l'Etat. Consternant.» (antennerelais)
  • « A l’heure où la menace d’un conflit nucléaire à venir dans les prochaines années n’a jamais été aussi forte, il est stupéfiant d’assister au spectacle offert à la communauté internationale par ce nouveau président de la République, tous les jours en culottes courtes et dont la première des préoccupations est de faire joujou avec ses nouveaux hochets de chef de l’Etat : la limousine blindée, les agents de sécurité, Brégançon, l’hélicoptère, quitte au passage à piquer ceux des autres (je pense à l’occupation de la Lanterne à Versailles, jusque là réservée au Premier ministre). » (FM2007)


***

A lire aussi :

Sarkozy-Bolloré, petits mensonges entre amis (Olivier bonnet)
Berlusconi, ambassadeur du mauvais goût
(Libération)
"Le Mal Par Le Mal" ("Vive le Feu !" 12/12/2007)
Mickey président

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mardi 8 mai 2007

Résistants indignés au Plateau des Glières

   
L'appel suivant commence à circuler ici ou :

 

« Des citoyens haut-savoyards soutenus par trois figures de la Résistance :

Walter Bassan, déporté, résistant, rescapé de Dachau ;
Robert Lacroix, résistant ;
Constant Paisant, résistant, ancien des Glières

lancent un appel à un rassemblement aux Glières dimanche 13 mai 2007 à midi pour dire :

 

Non, M. Sarkozy, les combattants des Glières ne sont pas récupérables !  [1]
       

M. Sarkozy vient de réaliser une opération médiatique sur le lieu des combats de 1944, aux Glières.
Tantôt marchant absolument seul vers le monument, tantôt serré par des parlementaires de son parti et entouré de micros et caméras, il est certain que M. Sarkozy disposait d’un bon metteur en scène ce vendredi 4 mai 2007.

Les dialogues étaient beaucoup moins affûtés : parler de la « sérénité » du lieu s’accommodait bien mal de la bousculade médiatique de ce jour là. Et les propos polémiques contre sa concurrente au poste de la Présidence de la République face aux micros tendus n’étaient pas dignes d’être proférés sur le lieu même du sacrifice des Résistants Unis.

M. Sarkozy ne sert pas la mémoire des Glières et de la Résistance.
M. Sarkozy se sert des Glières.


Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage personnel et discret aux hommes tombés ici.
Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage public dans une fonction officielle.
Nous lui contestons le droit de récupérer un symbole historique au service de son ambition personnelle, dans une mise en scène détestable à quelques heures du scrutin.


La mémoire des combattants des Glières appartient au peuple français. Les avancées politiques issues de ces sacrifices et des combats de toutes les Forces Françaises de l’Intérieur doivent être défendues.
Le programme du Conseil National de la Résistance, unifiant les composantes combattantes a permis des avancées sociales extraordinaires à la Libération.
Nous, nous y souscrivons toujours.

Nous appelons à un rassemblement digne sur le plateau des Glières, autour d’un repas tiré du sac et fraternellement partagé, dimanche 13 mai 2007 vers midi : citoyennes et citoyens de Haute-Savoie ou d’ailleurs sont conviés à montrer que ce sont des gens du peuple, d’origines très diverses, qui se sont dressés ici contre l’oppression.

Non, aucun politique en campagne, de quelque bord qu’il soit, n’aurait dû venir entacher l’esprit du plateau.

Haute-Savoie, le samedi 5 mai 2007.

   

[1]  « Le mot "Non", fermement opposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. »
(extrait du discours prononcé par André Malraux, le 2 septembre 1973, à l’occasion de l’inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Gilioli sur le Plateau des Glières). »

   

 

A l'occasion d'une précédente tentative de récupération, un des signataires de cet appel, Constant Paisant, avait ainsi décrit, en 1997, le maquis des Glières :

« C’est le premier grand rassemblement de résistants sur un site précis.  (...) Dans l’histoire de la Résistance, le maquis des Glières représente le premier groupement réunissant des mouvements de différentes sensibilités, Armée secrète et FTP. L’unité de la Résistance s’y est caractérisée. C’est également un symbole d’une lutte antifasciste de dimension internationale. Après la dispersion du maquis, la Résistance s’est reconstituée. La Haute-Savoie sera le premier département de la métropole à être libéré, le 19 août 1944, par les seules forces de la Résistance. Les Glières ont donc une signification nationale. » (lien)

   

****

         

tommorelDans un portrait de Théodose "Tom" Morel, chef des maquis de Haute-Savoie à partir de janvier 1944, on relève cet horrible passage:

« Le 2 mars, il décide une opération contre l'Hôtel Beau séjour à Saint Jean de Sixt, où sont cantonnés les GMR [Gardes Mobiles de Réserve]. Trente d'entre eux sont faits prisonniers, monnaie d'échange en contrepartie de la libération de Michel Fournier, un étudiant en médecine, infirmier du maquis, arrêté au Grand Bornant quelques jours auparavant. Mais, malgré l'accord sur l'honneur de l'intendant de police d'Annecy, celui-ci reste détenu. »

Et cet autre :

« Pour rompre l'encerclement, Tom décide alors de mener, dans la nuit du 9 mars 1944, contre le P.C. des GMR à Entremont, une opération importante dans laquelle il engage une centaine d'hommes. Il se réserve l'objectif principal : l'attaque de l'Hôtel de France, siège de l'Etat-major des forces de l'ordre. La section des éclaireurs-skieurs parvient à pénétrer à l'intérieur, au prix d'un combat acharné. Au moment où les chasseurs désarment leurs prisonniers, le commandant Lefèvre, chef des GMR, qui, comme officier, a été autorisé à garder son arme, tire lâchement à bout portant sur Tom Morel qui s'effondre, touché au cœur, avant d'être lui-même abattu. »

On le voit, la dignité, l'honneur, étaient choses sacrées pour ces résistants.

   

Le massif des Glières a été le témoin d'une résistance héroïque, comme le rappelle Constant Paisant :

r_sistance« Au début janvier 1944, 465 combattants de la Résistance, provenant de l’Armée secrète et des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), se sont regroupés sur le massif des Glières. C’était un point de parachutage important dans le nord des Alpes. Le 30 janvier, le régime de Vichy décrète l’état de siège en Haute-Savoie et décide d’éradiquer le maquis. 3.000 hommes des Groupes mobiles de réserve, la force de répression pétainiste, sont dépêchés pour organiser le blocus. Courant mars, un millier de miliciens viennent en renfort et attaquent les résistants retranchés.

Mais Vichy se montre impuissant. L’aviation allemande, la Luftwaffe, intervient, menant des raids destructeurs du 13 au 26 mars. Devant l’absence de résultats, la 157e division allemande (10.000 soldats), commandée par le général Pflaum, prend position. Son artillerie et ses chasseurs de montagne vont enfoncer le dispositif des maquisards. L’ordre de dispersion sera donné. 150 résistants sont morts, dont 70 ont été exécutés après avoir été faits prisonniers, fusillés par la Wehrmacht mais aussi par la Milice. Aujourd’hui, 105 de ces combattants - des Français, mais aussi des antifascistes espagnols ou allemands - reposent à la nécropole de Morette, en bordure du plateau des Glières, là où furent découverts, à l’origine, les cadavres de 17 maquisards.

Ce lieu est donc un symbole... » (lien)

    

***

   

On saisit maintenant toute l'indécence de ce déplacement médiatique de Sarkozy au Plateau des Glières. Lui qui a derrière lui toutes les puissances d'argent ; à sa disposition le pouvoir de la plupart des grands médias. Se rendre en ce lieu qui a précisément été le théâtre de la résistance d'une poignée contre une multitude à la puissance incomparablement supérieure : il y a dans cette démarche de Sarkozy quelque chose d'insoutenable. Sans compter que ce même qui a essayé de tirer profit d'un lieu de mémoire de combats anti-fascistes, est celui qui lors de la campagne électorale a projeté sur le devant de la scène les thèmes de l'extrême-droite (pour en capter les électeurs)... Bien entendu, suite à cette détestable équipée sur le Plateau des Glières, pas un journaliste n'a osé la moindre remarque.

Sego_45Ségolène Royal, qui elle du ramer presque seule contre tous tout au long de la campagne présidentielle (mais portée par une authentique ferveur populaire), aurait sans doute moins déparé sur ce plateau des Glières... Hélas ses capacités en termes de démagogie et de cynisme étaient manifestement très en deçà de celles de celui qui sera, bientôt, sacré président...


***

   

Dans l'appel du 5 mai 2007, on relève ce passage :

« Les avancées politiques issues de ces sacrifices et des combats de toutes les Forces Françaises de l’Intérieur doivent être défendues.
Le programme du Conseil National de la Résistance, unifiant les composantes combattantes a permis des avancées sociales extraordinaires à la Libération.
Nous, nous y souscrivons toujours.  »

Parmi les mesures envisagées par le Conseil National de la Résistance, et appliquées après la Libération, on peut citer : vote des femmes (1944), création de la sécurité sociale (1945), semaine de 40H (1946), nationalisation du gaz et de l'électricité (1946), création du SMIG (1947).

   

Le moment est choisi pour visionner un autre appel, lancé en mars 2004 par d'anciens résistants (les médias n'avaient à l'époque pas jugé utile de relayer, comme le précise Cygne sauvage) :

« Les résistant ne se sont pas seulement battu contre Hitler et contre les nazis : Ils avaient un idéal... Ils l'ont consigné dans le programme du Conseil National de la Résistance et aimeraient bien qu'on n'oublie pas complètement leur héritage, ce pourquoi ils se sont battus! »
(voir la video sur grande fenêtre)

On relève ce passage :

  • « Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil National de la Résistance, et aux ordonnances sur la presse de 1944. »

 

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Mise à jour 16/05/2007


070513_Gli_res

Robert Lacroix, ancien résistant, prononce un discours le 13 mai 2007 sur le Plateau des Glières, lors d'un "pique-nique citoyen". Un millier de personnes, dont des figures locales de la Résistance, se sont rassemblées dimanche sur le plateau des Glières contre "la récupération de la Résistance" par Nicolas Sarkozy, qui s'était rendu sur le site avant son élection. (AFP)

   


Glières : le 13 mai 2007

 

   
Mise à jour 13/06/2007

   
Comptes-rendus de cette journée du 13 mai
, par le Forum Social de Haute-Savoie (qui avait lancé l'original de l'appel) :

Flash sur la journée du 13 mai aux Glières

Paroles de Résistants, Paroles de Liberté

 

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"Là-bas si j'y suis", France Inter :
Audio : Créer c’est résister, résister c’est créer (23 mai 2007)
Audio : Créer c’est résister, résister c’est créer (2) (24 mai 2007)
« Juste avant la clôture de la campagne officielle, Nicolas Sarkozy se rendait sur le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, entouré de journalistes et de parlementaires UMP. Il avait juste oublié d’inviter les résistants dans son pèlerinage... (...) "Là-bas si j’y suis" leur donne la parole. »
   

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A lire aussi :

Contre une profanation sarkozyste (Politis)
Graine de résistance (Libération)

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mardi 1 mai 2007

Sarkozy en synthétiseur de mensonges

   

pinnochio2Nicolas Sarkozy est un homme très sensible : lorsque quelqu'un profère un mensonge à son égard, il se sent insulté et blessé. Suite au récent communiqué de la Ligue des droits de l'homme, le candidat UMP ne devrait donc pas tarder à se fendre d'une de ses déclarations habituelles (quasi quotidiennes à l'heure qu'il est), jugeant ces propos insultants et blessants.

Nicolas Sarkozy est un homme dont la parole est d'or. Hélas il se trouve harcelé par des gens qui passent leur temps à mentir. De nombreuses personnes ont en effet émis d'odieux mensonges qui ont insulté et blessé le candidat Sarkozy. Dressons, de mémoire, une rapide liste (non limitative) de ces infâmes :


Lilian Thuram

Azouz Begag

François Bayrou

Ligue des Droits de l'Homme

Heureusement les militants UMP (et leurs relais dans les médias) sont là pour rétablir la vérité : le candidat Sarkozy est victime de diabolisation. Sa bonne foi, pas plus que ses agissements, ne sauraient être mis en cause.

 

***

 

Revenons à la réalité.

sarkozyfiniRécent et caractéristique mensonge de Nicolas Sarkozy, interrogé sur RMC/BFMTV, à propos de la préface de son dernier livre signée par le post-fachiste Fini, ex-ministre de Berlusconi :

   
Question
:
Quelles sont les raisons politiques qui vont ont conduit à faire préfacer votre dernier livre par monsieur Gian Franco Fini, le leader du parti Alliance Nationale, considéré à Rome comme post-fachiste, comme issu du fachisme italien : est-ce que ce n'est pas un soutien génant pour vous ?

Nicolas Sarkozy :
« Non ce ce n'est pas exact euh, Monsieur Fini était ministre dans le gouvernement de la droite et du centre en Italie : il a souhaité euh, euh faire une préface de mon livre ; c'est un homme de grand talent, qui est élu en Italie, qui n'a rien à voir avec le néo-fachisme, franchement euh, euh pas répondre, avec ces présupposés sur les uns et sur les autres, hein. C'est, c'est d'ailleurs reconnu comme tel, les hommes politiques italiens les plus talentueux » 

Lien video (vers la fin)

   

pinnochio2On remarquera que Sarkozy prononce le mot "franchement" précisément après un mensonge sournois et éhonté ("qui n'a rien à voir avec le post-fachisme neo-fachisme"). Il a quand même du mal ensuite à former des phrases cohérentes : il y a une justice sur cette Terre.

Ces mensonges semblent ne poser aucun problème moral au candidat Sarkozy : seul son corps se rebiffe (balbutiements, tics divers). Plus grave : au fur et à mesure des semaines qui passent, la multiplication de ces mensonges les fait apparaitre comme le fondement même de son discours, de sa posture, de sa tactique. Sarkozy semble de fait engagé dans un effort quotidien de falsification de la réalité. Le problème est que, comme Berlusconi en son temps, Sarkozy dispose de médias serviles pour donner écho à son imposture...

 

***

 

  • « Le candidat Sarkozy est tellement habitué à mentir et à raconter n'importe quoi, qu'il semble faire cela tout à fait naturellement : il n'en est plus à un (gros) mensonge près. En fait le mensonge semble consubsanciel à son être profond : comme si le "personnage Sarkozy" était indissociable d'une stratégie de brouillage ou d'évitement du réel, appliquée à lui-même pour commencer. » (antennerelais, 06/04/2007, ici)
  • « En certaines circonstances - et ce dimanche en est une - une abstention ou un vote blanc peuvent être la manifestation d'un égoïsme, d'un cynisme voire d'une irresponsabilité redoutables. » (Guy Birenbaum, 01/05/2007, ici)

 

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Mise à jour 03/02/2008

   

« Au cours d'une conférence de presse "off" en Inde, Nicolas Sarkozy a soutenu que "les Chinois" l'avaient élu homme de l'année. Une fanfaronnade de gamin. »

("Quand Sarko se voit en empereur de Chine", Marianne, 31/01/2008)

 

  • « Je ne ressens pas, derrière ces péripéties ostensibles, privées et publiques, nationales et internationales, la manifestation d'un dessein, la mise en œuvre d'une théorie, l'incarnation d'un projet. J'y vois l'expansion d'un être qui fait tout ce qu'il peut pour échapper à la part sombre, morose, crépusculaire, lucide de son être profond. » (Frédéric Moreau, "Marianne", 03/02/2008, ici)
  • « En dépit des apparences, derrière les moulinets, les provocations, les défis, lancés à la terre entière et à la banlieue, derrière ce décor d’opérette, se cache un individu fragile et tourmenté, une conscience fragile, livrée aux sournois atermoiements du doute; un être sans illusions sur sa nature, qui s’agite frénétiquement pour oublier qu’il se connaît trop bien et qui tente de se fabriquer un destin à côté de lui-même, espérant ainsi duper son monde. » (FM2007, 30/03/2007, ici)
   

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A lire aussi :

 L'intox sarkozyste à son comble
De l'art de créer une "fausse réalité"

Le sarkozisme ou le mensonge érigé en système ("Plume de presse" 07/09/2007)
Infirmières bulgares : Sarko avait bien menti ("Plume de presse" 10/12/2007)
Sarkozy ou l'imposture permanente

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