mardi 20 novembre 2007
Gloire à Roland Cayrol
Hier en ouvrant la télé (chose de plus en plus rare vu l'infâme brouet sarkozyen qui envahit tout), j'eus comme une hallucination : Roland Cayrol (habitué de longue date des soirées électorales sur petit écran, et qui ne passe pas précisément pour un gauchiste), Roland Cayrol renvoyait sévèrement dans les cordes Christophe Barbier, à propos des grèves ("C dans l'air", France 5).
De mémoire :
Barbier (fulminant, peut-être sous l'emprise d'un produit illicite) : "On est spécialisés dans la grève prise d'otages quand même"
Cayrol (vieux matou essayant de garder son calme) : "Il faut ne pas savoir ce qu'est une prise d'otages pour oser employer des expressions pareilles"
Barbier : "La métaphore vaut ce qu'elle vaut mais..."
Cayrol : "Elle ne vaut rien"
Peu après, alors que Barbier entonnait à nouveau son chant de misère sur le mode "les usagers errant hagards sur les quais puis s'entassant dans les rames dans des conditions pitoyables", Roland Cayrol, manifestement excédé, eut à peu près ce mot :
"Parlez de déportation aussi pendant que vous y êtes"
Qu'il faille, pour entendre une parole sonner juste et vrai à la télévision, compter sur un Roland Cayrol (usant plutôt traditionnellement d'une certaine langue de bois post-électorale), en dit long sur l'infâme brouet servi jour après jour par des médias honteusement inféodés au pouvoir en place.
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A lire aussi :
Roland Cayrol dénonce les conflits d'intérêt dans la presse française ("Marianne", 24/11/2007)


