« Une vraie entreprise de propagande totalitaire au sens orwellien du terme » (Olivier Bonnet)


pinnochio2   


  • « On est dans le domaine du faux-semblant, du trompe-l'œil, de la communication reine destinée à travestir la réalité. Une vraie entreprise de propagande totalitaire au sens orwellien du terme : dans 1984, l'un des slogans du pouvoir n'est-il pas "La vérité, c'est le mensonge" ? A mettre en parallèle avec cette autre phrase du roman, "La liberté, c'est l'esclavage", qui illustre parfaitement la prétendue défense de la valeur travail, autre dada de Sarkozy, qui n'est en fait que l'éloge de l'aliénation. C'est le mensonge érigé en système : on prend un mot dont on détourne le sens pour lui faire dire l'inverse de ce qu'il signifie. » (Plume de presse)

 

338Démontage du "système Sarkozy" dans le récent livre de Olivier Bonnet :

Sarkozy, la grande manipulation


« Voilà donc clairement livrée la personnalité politique du président : un homme qui est prêt à dire n'importe quoi - ce qu'il fait régulièrement - pourvu que cela serve son ambition. »

(Olivier Bonnet, Sarkozy, la grande manipulation, p. 95)

 

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Certains commentaires, datant d'il y a un an et glanés ici ou là, gardent toute leur actualité :

 

  • « Comment la France, après tout ce qu’elle à vécu (...), est-elle prête potentiellement à mettre sur son "trône" un mégalomane inculte et irascible comme Nicolas Sarkosy ? » (Tante Jeanne)
  • « Il y a quelque chose, chez Nicolas Sarkozy, qui ne se dément jamais : c'est la façon qu'il a de remplacer la réalité par une réalité-bis, et la vérité par une vérité alternative. C'est le problème, quand on s'affranchit quelque peu de la vérité : on finit, comme le souligne Patrick Klugman, par "justifier l'injustifiable". On finit par "consentir aux plus hautes compromissions idéologiques". » (Vive le feu!)
  • « Le candidat Sarkozy est tellement habitué à mentir et à raconter n'importe quoi, qu'il semble faire cela tout à fait naturellement : il n'en est plus à un (gros) mensonge près. En fait le mensonge semble consubsanciel à son être profond : comme si le "personnage Sarkozy" était indissociable d'une stratégie de brouillage ou d'évitement du réel, appliquée à lui-même pour commencer. » (contributeur anonyme)
  • « Au fur et à mesure des semaines qui passent, la multiplication de ces mensonges les fait apparaitre comme le fondement même de son discours, de sa posture, de sa tactique. Sarkozy semble de fait engagé dans un effort quotidien de falsification de la réalité. Le problème est que, comme Berlusconi en son temps, Sarkozy dispose de médias aux ordres pour donner écho son à imposture... » (contributeur anonyme)
  • « Ce mec ment comme un arracheur de dents ("je vais publier mon patrimoine", on attend toujours, "il n'y a pas eu de bavure pendant que j'étais à l'Intérieur"), trolle comme un porc (la gauche "du côté des délinquants", la France "qui n'a jamais fait de génocide ni appliqué la solution finale"), il est très clairement coupable d'abus de biens sociaux et de prise illégale d'intérêt, et pourtant, rien... C'est flippant, parce que c'est vraiment la marque d'un chef d'Etat totalitaire que de réussir ainsi à complètement déformer la réalité sans que ça ait le moindre effet sur sa popularité... » (Lorelei)

   

Un motif d'espoir toutefois : un an après, la popularité du mystificateur en chef est tombée au plus bas, et y demeure (voire continue encore à baisser - malgré les couinements de quelques-uns, piaffant d'annoncer la bonne nouvelle d'une (hypothétique) remontée de popularité du président Sarkozy). Enfin les yeux des français se sont finalement décillés.

 

francois_mitterrand_2008_Ramsay« Sa méconnaissance des églises, son ignorance de la beauté des choses de la nature, son mépris des livres, son incapacité à s'extraire de l'actualité pour l'Histoire, tout cela et tant d'autres manifestations de sa barbarie m'avaient amené à la conclusion que ce jeune-homme agité ne pouvait aller au-delà de lui-même, c'est à dire pas très haut. »

(François Mitterrand 2008, Ramsey, p. 147)