Dans une vidéo mise en ligne par ventscontraires.net (revue collaborative du Théâtre du Rond-Point), l'homme de spectacle Jean-Michel Ribes envoie quelques conseils d'expert à Jean-Luc Mélenchon (auteur du désormais célèbre "capitaine de pédalo" visant le candidat du PS à la présidentielle) :

  

« Est-ce que le sympathique Jean-Luc Mélenchon (showman légèrement narcissique et en tous cas bateleur de lui-même absolument formidable), ne se sentirait pas en ce moment un tout petit peu incapable lui-même d'être capitaine sur son radeau, pour rajouter de la tempête à la tempête ? Est-ce que ces pirates soi-disant libertaires, en faisant de telles déclarations, ne risquent pas de devenir corsaires au service du pouvoir actuel ? Corsaires d'un roi qu'il veulent combattre. Je crois que le genre de déclarations qui sont faites à l'emporte-pièce, sans doute pour rajouter à sa séduction de bateleur, ne sont pas vraiment dans le sens de la politique qu'il défend. Voila, un petit conseil M. Mélenchon : arrêtez de faire le clown. »

  

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Dans un registre voisin, on se rappelle de ce commentaire posté sur Variae :

  • « Ce qui m’a toujours frappé chez Mélenchon, au-delà de qualités et d’une puissance de travail bien réelles, c’est cette espèce d’ego inquiet qui ne le quitte jamais. Malgré l’excellence de ce que parfois il raconte (sur les médias notamment), je le trouve trop préoccupé par lui-même pour inspirer confiance. Je me rappelle qu’il avait été le premier à relayer un buzz mensonger sur Peillon (alors aux prises avec l’affaire Chabot) – il avait ensuite mis en ligne quelques mots rectificatifs lorsqu’il avait pris conscience de son erreur, mais son réflexe premier avait été de se faire plaisir à faire le malin et de donner des coups de pied à son ancien camarade, ceci sur plusieurs paragraphes sur son blog : sans même se donner la peine de vérifier un peu les sources sur lesquelles il réagissait. L’instinct cabot et aboyeur avait pris le dessus chez lui (il reste quelques traces de cet épisode). »