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Désinformation, intox : questions sur l'indépendance des medias

lundi 2 novembre 2009

Eric Besson, ministre de la propagande

   
   

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Le plus méprisable membre du gouvernement sans doute, prêt à défendre les causes les plus abominables pour complaire à son maître (il se dit que Sarkozy aurait pensé à lui comme 1er Ministre !), cet affreux personnage prétend :

"le peuple s'est déjà saisi du débat [sur l'identité nationale] dans les blogs, sur les radios"
(source)

"Dans les blogs", le débat a été réglé en 2 secondes par Alain Juppé, citant Renan.

Pour le reste, il s'est surtout agi de fustiger une grossière tentative de diversion (faire oublier l'affaire Jean Sarkozy), destinée de plus à conserver dans le giron présidentiel un certain électorat FN.

Voir Besson accourir pour accomplir les plus basses œuvres (son origine "de gauche" sensée mieux faire passer les pilules), tel le toutou au parfait service de son maître - ce dernier récitant (ou relisant) la prose rancie du sieur Guaino - : il faut sans doute remonter loin pour trouver à la tête de l'Etat un spectacle aussi révulsant.

 

 

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Mise à jour 03/11/2009

 

Le débat sur l'identité nationale au miroir de la presse étrangère (Le Monde)

« c'est surtout la manœuvre électoraliste du gouvernement, à quelques mois d'un scrutin régional, que retiennent les médias étrangers »

 

1. Besson le rénégat

 

Opportune réapparition d'une intervention télévisée de Eric Besson alors membre du Parti socialiste, en janvier 2007, en pleine campagne présidentielle :

Vidéo : quand Besson critiquait Sarkozy (Le journal de Fanette - "LePost") - vidéo

 

  • « Et c'est ce gugusse, qui veut nous faire la morale... » (résistant44)
  • « Il faut publier cette vidéo sur le nouveau site de Besson à propos de l'identité nationale! (...) Le cynisme, le renoncement de ses idées, la soumission... C'est ça "être Français" ? » (Justo)
  • « C'est impressionnant et en même temps très inquiétant. N' y a-t-il aucune conviction derrière ces discours ? Pouvoir changer totalement de discours à volonté afin de pouvoir satisfaire son ambition personnelle, ça fait froid dans le dos. » (ux-law)

 
Pour mémoire, Eric Besson avait trahi son camp socialiste avant l'élection de Sarkozy : précisément au soir du 1er tour, le 22 avril 2007 (il était manifestement plus prudent d'attendre de voir le score réalisé par le candidat UMP, avant de tourner sa veste).

On peut penser que seul un vendu comme Eric Besson, se trouvait en capacité de lancer et soutenir cette grossière opération d'enfumage baptisée "débat sur l'Identité nationale". Serait-ce dans ce but précis qu'il a été nommé ministre, le 15 janvier dernier ?

 

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2. Besson, bon élève du sarkozysme

 

A propos de "l'affaire Nanette", Eric Besson vient de faire preuve d'un cynisme froid révulsant (on pense à la désinvolture caractéristique de certains hiérarques évoluant dans la soie, aveugles par résolution vis à vis de tout ce qui pourrait troubler leur petit confort moral) :

Qu’est-il arrivé à Nanette Alanhi-Bangofa ? (Laissez-passer)

« Interpellé sur cette question, Eric Besson a publié un démenti acide, accusant le PS d’être "à la remorque des associations les plus extrémistes". »

« Et le ministre de préciser que Nanette peut demander un visa pour revenir en France, à condition de rembourser la somme perçue. »

De plus, en accusant le PS d'être "à la remorque des associations les plus extrémistes" (seul un Frédéric Lefebvre aurait pu proférer pareille ânerie), Besson fait sienne une posture sarkozyenne caractéristique, et tout particulièrement abjecte : celle consistant à renverser les valeurs, accuser l'adversaire de ses propres turpitudes.

Quand la France sera-t-elle débarrassée de tels gredins ?

   

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3. Sœur de la propagande : la censure


Débat sur l'identité nationale : des textes d'internautes censurés (Rue89)

« Vingt-quatre heures après le lancement du volet online de la consultation, des internautes se plaignent de censure sur le site dédié par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. »

  • « d’après l’Edition spéciale ce midi sur C+, tous les commentaires négatifs sur Sarkozy et sa politique sont censurés par le webmaster du site Identité nationale… » (marc)

 

Débat sur l'identité nationale : de la censure sur le site Web ? (FullHdReady - "LePost") - vidéo

« La preuve en image pendant l'émission "Edition Spéciale" [Canal+] du 3 novembre 2009 »

   

Nous avons vérifié, en postant ceci sur le site du ministère :

« "L'identité nationale", je l'ai sentie s'exprimer durant l'affaire Jean Sarkozy : c'est elle qui s'est indignée, et qui l'a fait nettement savoir. Je me suis dit : "voilà la France", "là est l'esprit français", et choses de ce genre.

Il y a, dans l'identité française, quelque chose de gaulois : une fierté, un panache ; le refus de la loi du plus fort ; un attachement aux causes justes même si elles paraissent minoritaires voire désespérées (toutes valeurs assez mises à mal par le récent parcours professionnel de Monsieur Eric Besson, si je puis me permettre).

L'identité nationale n'a rien à voir avec l'origine ethnique ou géographique (les USA ne sont-ils pas un parfait exemple de ceci ?). »

Ce n'est pas passé. Seules les participations exemptes d'éléments un tant soit peu critiques envers le pouvoir, passent le filtre !!!

L'influence de la Chine se ferait-elle déjà sentir ?

 

Heureusement, ces genres de participations sont agréées :

  • « Pour moi, être français c’est être fan de Michel Sardou. » (badtaste 03/11/09 à 20:37)

      

Finalement, difficile de ne pas penser à cette phrase écrite par Jean-Michel Apathie, il y a un an et demi déjà (le 18 avril 2008 précisément) :

« De tout cela, il ressort une impression d'amateurisme et de désordre qui ne rehausse pas le crédit des responsables politiques. Il est difficilement concevable qu'une démocratie moderne soit ainsi gouvernée. »

(source)

 

Débat sur l'identité nationale : une question, une réponse. (Michèle Delaunay)

« La question : "Nicolas Sarkozy est-il digne d'être Président de la République Française ?"

La réponse : "Non" »

   

   

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Mise à jour 05/11/2009

 

Eric Besson : "il n'y a pas de censure" - vidéo

Comment peut-on nier si effrontément ce qui a été constaté par tout un chacun ?

 

Pierre Moscovici sur Eric Besson : "Je ne veux rien avoir à faire avec ce type" - vidéo

"Eric Besson fait un sale boulot et il le fait salement"


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Mise à jour 06/11/2009

 

Eric Besson et le site de l'identité nationale : "Nous sommes victimes de notre succès" - vidéo

Besson s'enfonce à nier l'évidence, jusqu'à faire pitié...
   

 

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Sur le même sujet :

Identité nationale : le débat piège-à-cons (Plume de presse)

Mais quand arrêterons-nous de foncer dans le torchon rouge ? (Michèle Delaunay)

Ma contribution à Eric Besson sur l'identité nationale. (Marc Vasseur)

   

Liens vers ce billet :
Betapolitique.fr

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mercredi 30 avril 2008

Henri Guaino louvoie avec l'Histoire de France pour flatter la Tunisie

    
      

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Lors d'un discours prononcé lundi soir à Tunis, le Président Sarkozy a déclaré :


«
A ceux qui pensent que l'humanisme est une invention occidentale, et qui regardent donc les autres avec un peu de suffisance, je veux rappeler que Tunis a aboli l'esclavage en 1846, deux ans avant Paris. »

    
Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il voulait "en finir avec Mai 68" (encore là une idée lumineuse de Guaino, sans doute). Henri Guaino voudrait-il aller jusqu'à réécrire l'Histoire de la Révolution française ?

Il est impossible que Henri Guaino ignore que la première abolition de l'esclavage en France - plus précisément dans les colonies - eût lieu non pas en 1848, mais en 1794 (abolition qui s'avèrera provisoire, et dans les faits d'application très partielle).

La phrase de Sarkozy, écrite par Guaino, fut un mensonge. Disons un mensonge par omission ou approximation, intéressant d'ailleurs à étudier car il dévoile je ne sais quoi de sournois, de retors, qui parait bien appartenir en propre à Henri Guaino.

 
« Tunis a aboli l'esclavage en 1846, deux ans avant Paris »

   
La phrase de Guaino est fausse en ceci qu'elle fait croire que la Tunisie a aboli l'esclavage avant la France (la France l'avait fait, une première fois, 52 ans avant la Tunisie).

Elle est vraie en ceci que la Tunisie a effectivement aboli l'esclavage 2 ans avant la deuxième abolition, définitive celle-là, en France.

Le but de ce mensonge par approximation ou omission, conscient, volontaire,
et que l'on pourrait qualifier d'injure à l'Histoire de France (et plus précisément à l'Histoire de la Révolution), était de flatter les hôtes du Président français. En quel sens ? En celui-ci, assourdissant : "la Tunisie n'a pas de leçons à recevoir de la France en matière de liberté et de droits de l'homme". Nicolas Sarkozy l'exprime très clairement peu après dans le même discours :

   
«
Ce chemin [de la liberté et du respect des individus], aucun pays ne peut prétendre l'avoir entièrement parcouru ; et personne ne peut se poser en censeur. Je viens d'un continent dont l'histoire, y compris l'histoire récente, recèle des tragédies abominables. Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m'ériger en donneur de leçons.
»

    
Pour résumer : Guaino/Sarkozy gomment un fait important de l'Histoire de la Révolution française (qui a vu notamment triompher la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen), ceci pour égaliser les niveaux et éviter de se placer en position de juge vis à vis de la Tunisie (« Tout n'est pas parfait en Tunisie. Tout n'est pas parfait en France non plus », dixit Sarkozy), et finalement pour donner un brevet de bonne volonté "droit-de-l'hommiste" à la Tunisie !

A noter qu'il y a exactement un an, Henri Guaino avait mis de toutes autres paroles dans la bouche du candidat Sarkozy :

   

Sarkozy et les droits de l'Homme

         

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A lire aussi :

Henri Guaino
Tunisie : L'ONU pas d'accord avec Sarkozy ("Actualité du droit")
Témoignage sur la Tunisie de Ben Ali ("Agoravox")

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lundi 28 avril 2008

Henri Guaino

       

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On sait les remous qu'avait provoqué le discours du président Sarkozy à Dakar le 26 juillet 2007.

On se rappelle les propos de Vincent Peillon, la semaine dernière sur iTELE :

   
« Quand [Sarkozy] est venu parler devant le Parlement européen, c'est le seul Président de la République qui a failli se faire siffler, tellement son discours était absolument insensé, et nationalo-poujadiste - en donnant des leçons à tout le monde.»

   
Or on vient d'apprendre que Nicolas Sarkozy à prononcé les mots suivants, vendredi dernier, dans une allocution à Monaco :


« J'ai fait un rêve, c'est que les peuples de la Méditerranée du Nord comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d'Europe continentale »

(Nicolas Sarkozy, Monaco, 25/04/2008)


Source
: "Les mots ont un sens"

 

Il suffit d'ouvrir les yeux ou de voyager un peu pour constater que le talent, le génie, et on ne sait quelle harmonie humaine, fleurissent naturellement chez les gens du pourtour méditerranéen (et pas seulement en Andalousie), il y a même là quelque mystère.

Celui qui a écrit cette phrase sur les "peuples de la Méditerranée", prononcée par le président, est soit un ignorant manifeste, soit un être rongé par de douteux relents intérieurs (ces choses ne sont d'ailleurs pas strictement incompatibles) : il ne peut s'agir, encore une fois, que du consternant Henri Guaino, "plume" du président de la République (la pensée de Sarkozy ne va pas sans doute pas si loin).

Il est grave de pouvoir écrire impunément de telles conneries stupidités (d'autant que celles-ci sont prononcées publiquement par rien moins que le président de la République...). Il existe en Andalousie des gens auprès desquels Guaino ne ferait même pas figure d'insecte.

 

  • « Et un "I had a dream" à la française, en plus ! Luther King a forgé ce discours, sur un célèbre discours de Lincoln "the Gettysburgh Adress". Lincoln, président abolitionniste, repris par un pasteur noir qui défend les droits des Noirs, ça a un sens. Faire référence à Luther King pour tenir un propos aussi raciste, est non seulement consternant, mais tellement typique de l'ignorance crasse de Guaino, on ne peut s'étonner d'une telle c....rie ! » (Chris79)

« Mais il devroit avoir quelque coërction des loix contre les escrivains ineptes et inutiles, comme il y a contre les vagabons et faineants. »

(Montaigne, Essais III, 9. "De la vanité")

   

Évidemment, la responsabilité de ces discours incombe au président de la République, qui est censé mesurer la portée des paroles qu'il prononce, et pour commencer prendre le temps nécessaire à cela. Mais peut-être est-ce trop demander ? Quand on pense au soin que Mitterrand apportait à ses discours, les corrigeant et recorrigeant...

   
***


Interview, dans le journal Le Matin (Suisse), d'un journaliste français nommé... Jean-Michel Apathie.

   
Question
:  Le réalisateur Claude Chabrol a dit: « Sarkozy est un homme intelligent qui réfléchit peu. » Vous en pensez quoi ?

JMA : « Ce n'est pas faux. » 

 

 

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Mise à jour 29/04/2008

   
On apprend que le Président de la République française a prononcé aujourd'hui ces fortes paroles en Tunisie (pays qui, dixit Sarkozy, « développe sur tant de points l'ouverture et la tolérance » et où « l'espace des libertés progresse ») :

 

« Vous avez une main d'œuvre qui ne demande qu'à être formée. Nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation. Ensemble, le Nord de la Méditerranée et le Sud de la Méditerranée, on peut créer un pôle gagnant-gagnant qui concurrencera l'Asie. »

(Nicolas Sarkozy, Tunis, 29/04/2008)

 

   
Tentative d'exégèse des écrits de Henri Guaino

(endossés et déclamés par le président de la République française)

      
Au "Nord de la Méditerranée", ainsi qu'au "Sud de la Méditerranée", on est pas très "courageux" ni très "imaginatifs" (comparés aux "peuples d'Europe continentale").

Au "Nord de la Méditerranée", on a néanmoins ("beaucoup") d'"intelligence" et de "formation".

Par contre, au "Sud de la Méditerranée", on ne trouve principalement que de la "main-d'œuvre" ; pas très "courageuse" ni très "imaginative" (par rapport aux "peuples d'Europe continentale") ; et ayant, de plus, besoin d'"intelligence" et de "formation".


   

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Mise à jour 30/04/2008

   
Rappelons ce grand moment de la pensée Guainotesque (qui avait fait dire à Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, que Henri Guaino avait "50 ans de retard") :

« Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [...] l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin. »

    
«
Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons »

   
"
Avec les saisons"
: mais n'est-ce pas, par définition et depuis des millénaires, le propre de tout paysan, où qu'il habite ? (encore à l'heure actuelle, si l'on réfléchit quelques secondes en quoi consiste le métier de paysan). Mais, dans l'esprit (supérieur) de Henri Guaino, le paysan africain semble affecté de quelque tare, qui le placerait naturellement au bas de l'échelle des paysans de la planète.

On aperçoit ici les ravages d'une certaine idée du "progrès", à laquelle se trouve comme accolée l'idée d'une "supériorité" de l'homme instruit (blanc de préférence), sur le "non instruit", par exemple le paysan (et à plus forte raison, dans l'esprit de Guaino, le paysan africain).

    

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Henri Guaino ne s'est-il jamais intéressé, par exemple, aux Inuits ? Avec lesquels on peut passer trois heures grâce au remarquable film Atanarjuat (Zacharias Kunuk, 2002) - film à propos duquel quelqu'un écrivait :

  •  « La vision de ce film engendre par comparaison beaucoup de réflexions sur l'état de la "civilisation moderne", sur le "progrès" et les décadences diverses qui en sont on le dirait le corollaire. C'est il me semble le grand intérêt du film. On y contemple une humanité livrée à elle-même, "à l'état de nature", dans un dénuement matériel quasi complet : la plupart des personnages sont d'un naturel gai ou en tous cas rient pour un rien. Juste après ça on se retrouve dans le métro entouré de têtes de fous... » (contribution anonyme)

   
Henri Guaino ne s'est-il jamais intéressé aux gitans d'Andalousie, dont certains spécimens pourtant relativement peu avancés sous le chapitre de la culture littéraire, seraient à même de révéler à Henri Guano des choses qui le feraient premièrement s'évanouir pour une durée minimale de 24 heures, et deuxièmement sans doute, faire un public mea culpa pour la bouillie qu'il a cru bon de lancer pendant si longtemps à la face du monde, via le président de la République française ? (car Henri Guaino n'est au fond pas un mauvais bougre : c'est, quelque part, une sorte de grand petit garçon)

Enfin même les Papous de Nouvelle-Guinée seraient à même d'instruire Henri Guaino.

    

***

   
« Sarkozy est déjà allé loin dans cette direction, n'hésitant pas à nous comparer très favorablement aux Africains. Il leur a fait savoir qu'ils étaient loin de nous valoir, et que, par conséquent, s'ils sont misérables chez eux, comme c'est de leur faute, ils doivent y rester. (...) Bien sûr, il nous faut des balayeurs, des éboueurs, des terrassiers... On les triera sur le volet, et ils sont priés de ne pas faire de tapage, ruminant, mal intégrés qu'ils sont, leur évidente infériorité. Comme dans le cas Pétain, il s'est trouvé une clique intellectuelle pour applaudir ces rodomontades racialistes de l'homme aux rats. »

(Alain Badiou, "De quoi Sarkozy est-il le nom ?", p. 113)

 

     « Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. »

(Thomas Heams)       

      

  • « Pour une très grande majorité des caciques et élus de droite, Guaino passe dans le meilleur des cas pour "un cinglé". Le problème est qu’il a fini par leur faire peur et que, pire pour eux, son attelage avec le chef de l’Etat tient sur la distance. » ("Libération", 09/10/2007, ICI)   


   

Bernard Accoyer : mauvaise surprise -vidéo

       

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A lire aussi :

Guaino : la caricature de Sarkozy ou l’inverse ? ("Agoravox" 23/10/2007)
Le marionettiste se hausse du col ("Avez-vous voté pour cela", 21/10/2007)
Guaino est tombé dans le piège de BHL ("Sarkofrance", 10/10/2007)
Pierre Moscovici en a "ras-le-bol d'Henri Guaino" ("Nouvel Observateur", 08/02/2008)
Henri Guaino, émissaire de l’ombre… dans la lumière ("Le Blog Politique", 12/10/2007) 
Sarkozy : les peuples méditerranéens ni imaginatifs, ni courageux ("Plume de presse", 28/04/2008)
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
Henri Guaino louvoie avec l'Histoire de France pour flatter la Tunisie
La confusion des mémoires du discours sarkozyen

   
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