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Désinformation, intox : questions sur l'indépendance des medias

vendredi 23 octobre 2009

Menteurs de père en fils

Ou d'un nouvel usage du mot "communication" 

       

2_sarkos


   

Le fils cadet Sarkozy aura donc disposé hier de huit minutes entières, au 20H de la principale chaîne de service public, pour dérouler tranquillement le plan de "communication" élaboré par les conseillers de son père (rémunérés par le contribuable).

 

20H France 2 - Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'Epad - vidéo

   

Aucun contradicteur durant ces huit minutes de rouerie, de petits et grands mensonges : David Pujadas ne fut rien d'autre qu'un faire-valoir ; pas une fois il ne reprit le fils Sarkozy sur un point précis (il fit semblant une fois ou deux), tandis que tout observateur un peu informé sursautait à chaque instant dans son fauteuil.

Dans cette soupe qui s'écoula sans interruption durant un bon 1/4 de ce journal télévisé, on sursauta tout particulièrement aux phrases suivantes :


"c'est ma décision bien entendu" (1'02)

Si in fine c'est effectivement "sa décision" (il n'a pas été amené sur le plateau de F2 ligoté et sous la menace), tout le monde a compris que c'est le président de la République en personne qui a fini par se rendre compte, se laisser convaincre, qu'il était allé trop loin, lui Nicolas Sarkozy.


"c'est une décision que j'ai prise seul" (1'32)

Pinnochio n'aurait pu prononcer cette phrase sans se faire immédiatement démasquer.


"il y a eu une campagne de désinformation, organisée de manière professionnelle" (2'42)
"pendant 15 jours, on a assisté à une véritable campagne de manipulation et de désinformation" (3'50)

C'est exact : à ceci près que la "campagne de désinformation" fut orchestrée à l'Élysée, puis exécutée par les godillots du gouvernement (ou d'ailleurs) qui se succédèrent au micro pour tenter de faire passer des vessies pour des lanternes.

Ce type de mensonge est très caractéristique de Sarkozy père : renversement des valeurs, accuser l'adversaire de ses propres turpitudes.


"on a parlé de népotisme, on a parlé de nomination, chacun a bien compris qu'il en était pas le cas" [sic] (2'50)

Pur mensonge, grossier, éhonté, dans la droite ligne de ceux habituels à son père.

Mensonge double qui plus est :

1. Ce fut le cas au contraire, le monde entier s'en est rendu compte. Débarquer au 20H de F2 pour soutenir la thèse inverse ne témoigne pas d'une grande estime pour le discernement de ceux qui regardent (encore) le journal télévisé.

2. Chacun avait au contraire "bien compris" que c'était le cas (c'est même cela précisément qui a conduit Nicolas Sarkozy à renoncer à bombarder son fils à la tête de l'EPAD), et non pas "qu'il en était pas le cas" (cette faute de syntaxe est à mettre au crédit de David Pujadas, qui tentait gentiment de faire revenir le fils Sarkozy à la réalité : ce dernier se troubla quelques secondes - tout en continuant à débiter son petit boniment ***).

*** Cette façon dont s'enraye la parole mensongère, fugacement confrontée à l'évidence de la réalité, est très caractéristique de Sarkozy père ("Ces mensonges semblent ne poser aucun problème moral au candidat Sarkozy : seul son corps se rebiffe (balbutiements, tics divers)" - source).

   

pinnochio_1


Déniaisés par l'affaire Jean Sarkozy, les citoyens de ce pays vont-ils supporter longtemps qu'un tel mensonge organisé (baptisé communication par les marchands de soupe) continue à se répandre dans les médias ?

Aujourd'hui dans la presse, pas un journaliste pour relever et dénoncer les multiples allégations mensongères du fils Sarkozy hier soir sur France 2...

 

***

 

Mise à jour

   

Alors que la communication présidentielle répand aujourd'hui dans les médias l'idée d'une "maturité" exceptionnelle de Jean Sarkozy, les lecteurs du Monde sont heureusement là pour tenir un langage de vérité :

  • « Depuis ce matin je ne vis plus sur la même planète que les commentateurs et les experts. J'ai vu hier sa prestation, j'ai trouvé ça nul, ultra construit, téléphoné à chaque coin de phrase, aucune modernité ni personnalité, rien qui puisse laisser augurer d'un futur grand caractère de la politique. Faut savoir aussi que son travail au CG du 92 est jugé par beaucoup comme timoré, transparent ! Il a 23 ans et non pas 13 comme on pourrait le penser en écoutant les experts parler de maturité précoce » (Olivier B.)
  • « Du vent ! Jean a été drillé par une armée de conseillers en communication. Il a appris son texte et sait nous servir la soupe. Il n'y a rien de naturel dans tout cela. » (GCC)
  • « Je n'ai vu moi aussi qu'une intervention entièrement bâtie, de A à Z, de la moindre phrase à la coupe de cheveux, par des conseillers en communication. » (Henri B.)
  • « C’est vraiment la victoire de la forme sur le fond : ainsi, il suffirait d’être bien habillé, bien peigné, et de savoir ânonner comme un robot téléguidé des paroles apprises par cœur, concoctées par une armée de "communicants" pour être brillant en politique. Laissez-nous rigoler. Envoyez-lui un contradicteur avec deux sous de répartie et il se fait laminer, le pauvre minet. » (Lorraine a.)
  • « Il aura sa licence de droit à trente berges? » (Chipie)

   

D'autres commentaires bien inspirés à lire sur :

Tsunami de commentaires en ligne sur l'affaire Jean Sarkozy - florilège (octobre 2009)

   

***

   

Mise à jour 28/10/2009

   

La vraie interview de Jean Sarkozy - vidéo

« Vous savez les affaires ne vont pas tant bien que ça pour mon papa...
il est devenu impopulaire au fil des mois...
ne peut plus visiter une ville sans la vider...
fait venir l'armée pour se protéger de la population
»

C'est vrai en plus !

   

***

   

Mise à jour 05/11/2009

   

Lumineuse réflexion en provenance du Blog de Gabale, dans un billet intitulé Soustraire les mensonges à toute vérification possible (à propos de la façon dont le fils Sarkozy a enjolivé son parcours universitaire) :

« Ces mensonges sont inquiétants dans la mesure où Jean Sarkozy ne ment pas sur quelque chose d’extérieur à lui-même (...), mais il ment sur lui-même en essayant d’apparaître pour ce qu’il n’est pas. »

Cette caractéristique précise provient en droite ligne de Sarkozy père !
   


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A lire aussi :

"Revue de presse" octobre 2009 - l'affaire Jean Sarkozy

Sarkozy : de l'art de créer une "fausse réalité" (février 2007)

Sarkozy en synthétiseur de mensonges (mai 2007)

Sarkozy ou l'imposture permanente (juillet 2008)

Sarkozy président de la parole (octobre 2009)

Quand Sarkozy (Jean) ment (Imhotep - Agoravox)

   

mardi 20 octobre 2009

Impact de l'affaire Jean Sarkozy sur l'opinion : une petite manipulation dans "L'Express"

   
   

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L'Express ose ce titre ce matin :

La popularité de Sarkozy peu affectée par l'affaire de son fils ("L'Express")


Concernant cette cote de popularité, le résultat final du sondage sur lequel se base l'article (sondage d'ailleurs convenablement présenté par l'IFOP) se trouve être la moyenne entre 2 vagues de sondages : la première effectuée avant l'affaire Jean Sarkozy (JS), la seconde pendant (car nous y sommes encore).

Ce système atténue la baisse de popularité du président de la République. De la 1ère à la 2ème vague il descend de 39 à 37% d'opinions favorables, soit une baisse de 2% : le double du résultat final publié (et pris en compte par L'Express), résultant de la moyenne des deux vagues de sondages (1% de baisse, 38% d'opinions favorables).

Bref se baser sur un sondage dont la moitié est effectuée avant l'affaire JS, pour conclure en titre que cette même affaire JS résonne peu sur la popularité de Sarkozy : est-ce bien raisonnable ?

   

A noter que la 2ème vague du sondage montre un très net impact de cette affaire Jean Sarkozy sur l'opinion, par rapport aux autres sujets de mécontentement :

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On peut saluer la façon non équivoque dont l'IFOP présente cette 2ème vague de son sondage (on aurait aimé retrouver le même parler vrai dans l'article de L'Express) :

ifop_logo_2« Le paysage change assez radicalement au cours de la seconde semaine d’enquête. Ayant été « sorti » par le Journal Le Parisien le 8 octobre, l’annonce de l’arrivée probable de Jean Sarkozy comme président de l’EPAD allait provoquer de très nombreuses réactions dans l’opinion publique. Alors qu’elle n’existait qu’à l’état résiduel la première semaine (1 % de citations), la critique, de ce que bon nombre d’interviewés ont perçu comme une nomination, est évoquée entre le 15 et le 16 octobre par pas moins de… 46 % des personnes se disant mécontentes. A la récurrence impressionnante des citations s’ajoute la virulence des propos. On parle de népotisme, du « prince Jean » et Nicolas Sarkozy est parfois comparé à Louis XIV… »

« L’arrivée  à  un  poste  stratégique  de  ce  jeune  homme,  sans  réelle  expérience professionnelle ni diplôme heurte et interroge sur le fond. Elle est également perçue comme remettant en cause des principes républicains, certains interviewés ayant d’ailleurs noté le décalage avec le discours prononcé au même moment par Nicolas Sarkozy sur le lycée, symbole de la méritocratie. »

(source)

 

Instructif commentaire en ligne sur le site du Monde :

  • « Au second tour, David Douillet a recueilli 12.203 suffrages, soit 17% des électeurs inscrits. Son prédécesseur en avait recueillis 19.321 (soit 27% des inscrits) en 2007 et 23.014 (soit 35% des inscrits) en 2002. Depuis 2007, 7118 électeurs des Yvelines ont donc abandonné Sarkozy. Désaveu patent. Et avec la mascarade déshonorante de l'EPAD, ça ne va pas s'arranger. Les gesticulations haineuses de la "famille" Sarkozy ne doivent pas intimider les journalistes, acteurs de la démocratie. » (Electrice UMP (mais sachant compter) 20.10.09 | 14h50)
   

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Sur le même sujet :

Liberté de la presse : la France s'enfonce encore (et toujours...) ("Les mots ont un sens")

dimanche 18 octobre 2009

Tsunami de commentaires en ligne sur l'affaire Jean Sarkozy - florilège

   
   

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Depuis la campagne présidentielle de 2006-2007, les médias dominants continuent trop souvent à livrer une information cadenassée (les journalistes pratiquant ce qu'il est désormais convenu d'appeler auto-censure). Ces médias ne se contentent plus en effet de diffuser le gentil filet d'eau tiède traditionnel, participant à la construction d'une même "vision du monde" partagée par tout un chacun : depuis cette funeste campagne 2006-2007 ils s'abaissent trop souvent à relayer purement et simplement la "communication" sarkozyenne présidentielle. Évidemment la situation est considérablement plus grave dans les journaux télévisés (encore suivis par de larges foules) que dans les organes de presse ; même l'irréprochable Audrey Pulvar se voit obligée de respecter une certaine "norme éditoriale", sur iTELE.

Face à ces "informations" ayant trop souvent goût d'intox, de mensonges par omission, la lecture des commentaires
d'internautes, en marge des articles publiés sur les sites des journaux d'information, constitue un antidote salvateur. Ces commentaires sont parfois plus instructifs, souvent plus justes et plus savoureux, que l'article lui-même (c'est par exemple le cas sur le site du Monde, en tous cas pour ce qui concerne les articles politiques).

En décembre 2007, après la virée culturelle du président de la République à Disneyland, on avait déjà remarqué une soudaine et importante recrudescence de ces commentaires en ligne. Mais depuis une semaine, avec l'affaire Jean Sarkozy, tous les records se trouvent explosés. Avec des nuances notables par rapport à décembre 2007 : l'indignation l'emporte cette fois sur la moquerie. D'autre part il semble que l'on assiste actuellement à
une prise de conscience chez de précédents électeurs sarkozystes.

Relevés au petit bonheur
parmi un véritable raz de marée (tsunami comme on dit aujourd'hui) - ceci en bonne partie sur les sites de journaux clairement positionnés à droite comme Le Point et Le Figaro -, florilège de commentaires :


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12-13/10

 

24631869a120« Les journalistes sont beaucoup trop complaisants. Je suis persuadé que pas un seul journaliste français n'osera poser une question à Nicolas Sarkozy concernant son fils, si ce n'est une question polie évitant d'aborder le fond de ce scandale. La presse française est ridicule. » (Markku)

« On croit rêver. il se fout de nous ouvertement et dans 15 jours plus personne n'en parle dégoutant » (lorenzo)

« Juppé avait raison. Il se moque du monde. » (delyon)

« Il faudra un jour mettre à plat la responsabilité du système médiatico-politique dans le naufrage démocratique que nous subissons aujourd'hui ! Lorsque le peuple va se réveiller et va vouloir exercer sa volonté légitime de citoyen : il va s'opposer au contrôle qu'une poignée d'individus, poussée par le milieu des affaires, exerce sur l'état et la société ! Pratiquement tous les médias français devront alors rendre des comptes... » (quadra)

« Le plus hallucinant est la servilité de tous les courtisans. » (ancien)

« Je pose la question : quelle personnalité aura le courage d'appeler à une manifestation pour protester précisément contre ce "scandale Jean Sarkozy", si révélateur du "système Sarkozy" dans son ensemble ? » (contribution anonyme)

« Rejeter le "pétage de boule" sur les conseillers qui n'auraient pas mis en garde le président, c'est de la prose de larbin, dans cette affaire c'est Sarkozy qui a tout manigancé et depuis un bout de temps faudrait pas l'oublier. Ce type est-il à ce point tordu et sans scrupules qu'il aurait besoin de garde-fous ? » (contribution anonyme)

« une secte UMP où les leaders ont perdu tout sens moral et tout honneur en défendant l'indéfendable » (contribution anonyme)

« A l'UMP quel autre jeune de 23 ans a été inscrit à une place éligible sur une liste ? Quel autre étudiant s'est vu proposer de telles responsabilités ? A ma connaissance les autres jeunes de 23 ans à l'UMP sont bons à distribuer des gadgets et des tracts sur les plages en été. » (Lo)

« Travailler moins à l'école pour gagner plus ensuite, ça doit être la devise de la famille Sarkozy » (Luckan)

« Parler de "chasse à l'homme" quand une majorite de français est choquée, n'est pas la bonne réponse ! La victimisation quand on est du bon cote de la barrière est indécente. » (Bluebelle)

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« De deux choses l'une. Soit notre Président est aveuglé et a perdu pied avec la réalité (...). Soit il nous prend vraiment pour des idiots.
Quand je poste ici, j'essaie dans la mesure du possible de laisser un commentaire si ce n'est constructif, tout du moins réfléchi.
Cette fois-ci je n'ai pas envie, tant la seconde hypothèse me semble la plus probable... Manque total de scrupules, justifications douteuses et derrière tout ça, une bande de laquais qui opinent du chef servilement. » (Dumfrog)

« Siné n'était pas si loin de la vérité, il voyait juste... » (djamel003)

« ce sont ce type d'erreurs qui disqualifièrent Giscard... l'histoire ici bégaye... Sarko est en train de devenir impopulaire et il y associe le ridicule, sa réélection sera impossible » (tibidi)

« Cette semaine marque le début du déclin du sarkozisme. Personne ne peut plus être dupe. » (Beno5439)

« Même sous un système royaliste les nominations se font avec beaucoup plus de discernement : pas de prince Harry à la tête de la City... » (geoffking)

« NOUS SOMMES LA RISEE AU NIVEAU INTERNATIONAL; ON RAYONNE COMME ON PEUT » (lvmh)

Défense d'un étudiant attardé qui à 23 ans a 3 ou 4 ans de retard sur un parcours scolaire normal ! Avec un tel cursus le seul poste auquel il peut prétendre est celui de livreur de pizza si toutefois il n'est pas un danger public en scooter (saintejustice)

 

***

 

14/10

 

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« C'est consternant de voir notre président, qui a bâti sa campagne sur la rupture avec d'obscures pratiques antérieures, qui a bâti sa campagne sur les thèmes de la transparence et de la valeur travail, de le voir aujourd'hui défendre l'indéfendable. » (Aquilin)

« C'est écœurant je pense à tous ces diplômés qui ne trouvent ni stage ni travail alors que ce bon à rien va être propulsé à la tête d'une instance qui gère plus de 1 milliard d'euros. » (gelu42)

« c'est surtout inquiétant pour nous. Sarko se fout de notre gueule sans se cacher. Et... personne ne fait rien... » (Loran)

« J'en reviens pas. J'aurais jamais cru ça possible. » (BLG)

« Combien faudra-t-il de temps avant que ces gens-là tirent sur la foule en colère ? dix ans ? quinze ans ? cinq ans ? » (julien dumesnil)

« La victimisation est une des tactiques d'enfumage favorites de Sarko (très utilisée durant la campagne présidentielle). Il faudrait démonter et faire l'inventaire de tous ces foutages de gueule (par exemple un autre : nommer "erreur de communication" un truc scandaleux en tous points) ; bref tout cet art de prendre les gens pour des cons. » (contribution anonyme)

« Le pire c'est qu'au lieu d'admettre qu'il a fait une bourde et que cela pose un réel problême de démocratie, la réaction de Nicolas Sarkozy est de dire "il n'y a pas de polémique". La France entière crie au scandale, la France entière dit NON, et lui fait mine de ne pas entendre... » (Nathalie G.)

« Ok, pouvoir héréditaire, mais pourquoi pas le laisser finir ses études d' abord ? On nous prend pour des idiots. La majorité des pouvoirs héréditaires (même Bush fils!!!) dont nous sommes témoins finissent d'abord leurs études. Et j'ai jamais entendu parle d' une personne de 23 ans sans études devenir administrateur puis président d'un établissement public. C' est un scandale. Ca va trop loin. J'étais plutôt pour la politique de N. Sarkozy, mais aujourd'hui je suis choqué. C'est trop. » (Thomas R.)

« Il ne faut pas tout relativiser : la présente affaire est gravissime. Le sarkozysme s'était présenté au pays comme une rupture et une proclamation comme quoi le travail, le mérite, payent. » (Lucius Brutus DAVID)

« c'est surtout le comportement de "bande" au plus haut niveau de l'Etat ! » (Bernard L.)

1_sarkozy2a« Se former aux côtés des Balkany, ça promet un avenir de qualité » (Babouchka)

« Des responsables du MJS se sont présentés à l'Elysée pour faire une "demande d'adoption pour trouver du travail plus facilement"  » (SanPe')

« Honte à tous les élus de la majorité qui cautionnent - ne serait-ce que par leur silence - ce hold-up à la gabonaise. Demandez leur des comptes. Et surtout, souvenez-vous de leur attitude quand il y aura des élections. » (1984)

« mais qu'est-ce qui a bien pu nous aveugler à ce point ? » (Christian Bitard)

« Mon père était instituteur. Je n'ai pas eu la chance d'être de sa classe (mais j'aurais aimé, c'était un passionné). Cela dit, si c'était arrivé, en tant que fils, j'aurais été moins bien traité que les autres - c'est lui qui me le disait. A 12 ans, je comprenais qu'il avait raison... » (contribution anonyme)

« L'intervention inconditionnelle de Laurence Parisot pour la nomination de Jean Sarkozy constitue un véritable désastre médiatique pour le patronat français. Sa présidente soutient avec fougue la nomination d'un bachelier à la tête de l'établissement gérant le 1er quartier d'affaires européen ! C'est un camouflet total aux valeurs d'étude, de travail et de mérite personnel. Et un camouflet envers les dizaines de milliers de Bac+4, Bac + 5 qui naviguent de stage en stage, de CDD en CDD. Cette intervention courtisane et hors de propos dans sa fonction laissera des séquelles dans un climat social qui n'en demandait pas tant. Une faute grave, née d'un mépris inconcevable pour le pays réel. » (contribution anonyme)

« Nous n'avons plus le droit de critiquer nos amis italiens. » (NonMais)

Jean_sarko_F3a2« comment peut-on soutenir un seul instant, sans rougir, la décision inouie, totalement surréaliste, scandaleuse, qui a conduit à un résultat aussi calamiteux et aussi prévisible ? Quant à l'excellent Sarkozy fils, l'idée ne l'effleure apparemment pas un seul instant qu'il puisse n'être que le fils de son père, ce qui en dit long sur sa claivoyance ; il n'y voit qu'une difficulté supplémentaire, ce qui en dit long sur sa prétention. On croit rêver. » (Max 29)

« Bah, Caligula avait bien fait nommer son cheval sénateur... » (Lou Feignassou)

« J'ai eu l'occasion de travailler avec l'EPAD. C'est un véritable Etat dans l'Etat. Ils sont persuadés d'avoir absolument tous les pouvoirs, et tous les droits. J'ai en ma possession un projet de convention avec l'EPAD pour une occupation du domaine public, qui est un véritable déni de justice. l'article 1.1 de cette convention, sur papier à en-tête République Française, avec une Marianne, entre en contradiction totale avec un des principaux droits constitutionnels, inscrits dans la déclaration des droits de l'Homme. Quand je l'ai fait remarquer au directeur général adjoint de l'EPAD et à sa juriste, en rendez-vous, je me suis fait insulter, on m'a expliqué que c'était comme cela et pas autrement ! Ce n'est qu'en les menaçant de tout révéler dans la presse, que le ton a changé, et que 48h plus tard, je recevais un nouveau projet de convention qui n'avait rien à voir, et respectait mes droits. Avant d'arriver à cette convention, à ce projet, il m'avait fallut faire poser une question par un député, pour obtenir des tarifs que l'EPAD me refusait, et que le ministère des finances m'a communiqué... L'EPAD me réclamait des droits d'occupation 10 fois supérieurs à ceux communiqués par le ministère, droits pourtant votés en conseil d'administration... le même qui devrait élire Jean Sarkozy, "démocratiquement". Les EPA, (Versailles en est un) sont de toute façon de vraies zones de non droit. » (blueblood)

« monsieur le président sachant que votre fils est plus doué pour la conduite de scooter que pour les études, j'ai le plaisir de lui offrir une place de coursier rémunéré au smic ; merci de me répondre rapidement » (allala1)

 

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15/10

 

Jean_sarko_F3a2« Il ose dire "J'ai compris que lorsqu'on s'appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles".
Le pauvre petit chou...
C'est sûr que quand on s'appelle Jean Sarkozy c'est plus difficile d'obtenir son DEUG de droit (2ème année) que d'être "élu" président de l'EPAD » (papamadi)

« Les ressources humaines de la Défense ont réellement un problème. Recruter un gamin qui n'a ni fini ses études ni aucune expérience pour diriger une entreprise publique c'est du jamais vu. Même dans les banques d'affaires, les jeunes diplômes traders (bac+5) sont embauchés en tant que "juniors" et sont très surveillés et cela pendant 2 ans. » (seyar123)

« Il en a fait couper ses cheveux ! Imprudence ! La force de Samson lui venait de son opulente chevelure. » (Nicole)

« Il a été propulsé par papa comme tête de liste dans une circonscription ou un chimpanzé aurait été élu pour peu qu'il soit approuvé par l'UMP. Ce n'est pas lui qui a été élu. C'est le parti et le nom de son père. » (kakek)

« Félicitons-nous, avec Sarkozy, sont mis à nu les mécanismes et les fondements du pouvoir. » (ruz)

« Ce qui me sidère, c'est que son beau père a encore la lucidité de ne pas le nommer Directeur Général du Groupe Darty (ou DG adjoint, ou Directeur de quelque chose), mais les autres s'empressent de lui confier la présidence d'un organisme public. » (fidl)

« Mais ils ne s'en rendent donc même plus compte !? Bac + 1 et président de l'EPAD. Quand on s'appelle Sarkozy les choses sont plus difficiles que pour d'autres ! (...) Qu'il termine au moins ses études et que l'on ait moins l'impression d'être pris pour des cons ! » (Math)

Jean_sarko_F3a2« Ainsi donc, ce jeune homme semble sincèrement convaincu que la perspective de devenir président de l'EPAD à 23 ans sans diplôme est normale, et seulement dûe à ses mérites personnels.... aveuglement total, ou cynisme absolu ? » (Pasquino)

« Quand je pense qu'en 2007, le militant UMP basique nous a sermonnés en nous disant que si Royal était élue, ce serait une honte pour l'image de la France sur la scène l'internationale, qu'elle était incompétente... Je crois que question honte pour la France et incompétence au plus haut de l'Etat, on pouvait difficilement faire pire. » (Sim86)

« Alors que la bronca est énorme, en particulier chez les électeurs de droite, il est stupéfiant que le clan Sarkozy et sa cour continuent à s'enfoncer. Comment l'expliquer ? Ou bien ils sont complètement coupés des réalités et du vécu des gens, et c'est inquiétant. Ou bien obtenir ce poste est absolument essentiel, il serait primordial que la présidence de l'Epad reste dans le giron sarkozyste, et on se demande alors ce que ça cache. » (stefz)

« tu t'appellerais pas Sarkozy, tu ferais des frites chez McDo avec ton CV ! » (Giloude)

« Quelle totale injustice pour ceux et celles qui préparent des études pour n'arriver à décrocher qu'un petit stage au sein de ces grandes sociétés de renom... » (laurette)

« Moi ce qui m'épate c'est, presque simultanément, le discours à propos de la réforme des lycées : "aujourd'hui en France, il ne s'agit plus d'être bien né, mais de prouver sa valeur par les études et le travail." À ce degré, il me semble démontré que ce n'est pas de la maladresse mais de la provocation déclarée. » (Florence Arié)

« Allons, du bon sens ! Le message envoyé aux Francais est désastreux, il est temps que vous et votre papa vous en rendiez compte, on ne peut mépriser et ignorer sa base à ce point ! » (home)

« Ce n'est pas la cabale contre Jean Sarkozy que le peuple français mène. C'est une lutte pour la République contre la royauté. » (Dany le vert)

« Dorénavant nous savons que Nagy-Sarkozy roule pour sa famille, ses proches, ses amis fortunés et joue contre l'immense cohorte des gens sans grade qui n'ont que leur travail pour subsister et vivre un peu... » (harmaguedon)

« Soit Jean Sarkozy est suffisamment stupide et naïf pour être persuadé qu'il ne doit sa situation actuelle qu'à son talent, et pas à son nom (demandons à ses électeurs et tous ses soutiens politiques), Soit il nous pense suffisamment stupides et naïfs pour nous le faire gober. » (Armelle)

« La France qui défendait depuis longtemps les principes de démocratie, courbe l'échine face à un président monarque qui propulse son fils sans scrupules... Il a échoué deux fois à La Sorbonne, il n'est pas qualifié pour un poste pareil... » (Miya)

« C'est par le bulletin de vote que j'exprimerai mon refus absolu de cette mascarade républicaine. » (furax)

Jean_sarko_F3a2« tout ce que je vois depuis le début chez ce gars là, c'est la caricature du politicard bien véreux du 92, soutenu par des intérêts financiers et incapable de faire autre chose que parler. Un peu comme son père, quoi... » (jc)

« Electeur de l'UMP, je ne voterai plus Sarkozy. Cette histoire est tellement scandaleuse, que Mr Sarkozy fils aurait dû se retirer. Mais c'est encore pire que cela. Tous les ténors de la droite le soutiennent et il essaie en plus de passer pour une victime. J'étais ingénieur à 22 ans et après 15 d'expérience dans l'industrie (j'ai travaillé dans toute l'Europe) je suis actuellement au chômage. Il est très difficile de trouver un emploi, même en étant très qualifé alors cette histoire me révolte réellement. » (tomclair)

« avec un président qui vire les préfets comme on pourrait acheter notre pain... il est normal d'en arriver là. » (taojilo)

« Ne pas oublier qu'il a été élu sur un coup de force dans un "Bastion" de l'UMP, ancien fief de son père (et à 52 % seulement contre des scores habituels de 75 %)... (...) Les gens ont voté pour un parti et non pour lui ! De plus ses différentes promotions ont été faites par d'autres élus tous copains de sarko père ! En bref c'est un CLAN ! Donc oui il est choquant de voir un jeune qui ne réussi même pas ses études, se faire bombarder à ce poste ! » (lugio75)

« Quant à l'Epad c'est évidemment l'impressionnant contenu de son CV et le génie qui émane de lui qui le font élire à l'EPAD, en aucun cas la volonté de papa de prendre la main aussi (par fiston interposé qui devra appliquer strictement ce que lui ordonnera papa) sur le premier centre d'affaires d'Europe. Et moi je dis qu'on se fout décidément de nous ! Sarkozy père est en train de tisser une toile dangereuse où il s'accapare peu à peu tous les pouvoirs (politique et institutionnel d'abord, financier et économique maintenant, sans compter des premières tentatives de mettre la justice à sa botte... » (ouzpak)

« Vue de l'étranger, la France est devenue la république des scandales, au même titre que l'Italie de Berlusconi. » (Lours)

« Honte à la République ! Le principe d'égalité est bafoué. Comment un gamin qui n'a aucune expérience, ni même aucun diplôme va pouvoir diriger l'EPAD ? » (alexou)

« Sachant que Martin Bouygues a été le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, père de Jean et qu'il serait le parrain de baptême de Louis Sarkozy, frère de Jean, et sachant que Bouygues immobilier est en ce moment même en relation avec l'EPAD pour le concours de la Tour Signal à La Défense, ne peut-on pas se poser la question de savoir si éventuellement il n'y aurait pas conflit d'intérêt concernant la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD ? » (VincentSH)

Jean_sarko_F3a2« Ça carbure ferme chez les grands communicants en ce moment ; coupe de cheveux (ça le rajeunit...), petites lunettes d'étudiant de grandes écoles, argumentaires remachés par des pro et redébités. Le père qui découvre un trou (sic) dans son emploi du temps et va en Lorraine. Le ban et l'arrière ban de la cour qui monte au créneau. Arrêtez ce cirque ! » (sylvie)

« Cher Prince Jean, si il est si difficile de s'appeler Sarkozy, changez de nom et vous verrez comme la vie deviendra facile. Avec un peu de chance, après avoir obtenu votre licence dans quelques années vous pourrez peut être travailler chez MacDo. » (jpe)

« Le népotisme de la famille Sarkozy, c'est le 1er faux pas vers la chute. » (Odoacre)

« Le pire dans l'histoire, c'est que le fils et le père semblent être sincères. Un tel aveuglement me sidère. Je crains que Pasqua n'ait raison quand il affirme que "ça peut finir mal". » (Dawson03)

« S'il arrive à ses fins... Il faudra faire un grand silence. Un silence de mort. Aucune réaction. Une grève générale de l'opinion, ce jour-là. Mais ne pas oublier, surtout, et organiser la résistance. » (Margarita)

« Pourquoi n'avez-vous pas encore obtenu votre examen en droit administratif, matière complexe et emblématique de la deuxième année de droit ? Parce que c'est dans ce cours justement qu'on traite des établissements publics administratifs, de leur gestion et du contentieux entre usagers et l'Etat dans ce domaine ! Si vous aviez dit que vous aviez réussi haut la main ce cours, alors là vous auriez été plus crédible à nos yeux ! Parce qu'être à la tête de cet établissement public administratif qu'est l'EPAD requerrait bien ça non ? » (une juriste)

« Nous sortir ce type d'arguments de cour de récré (j'imagine le brainstorming de tous les conseillers en com' de l’Elysée pour nous trouver cette "perle"), prouve un mépris incommensurable pour le peuple français. » (DeGaulle)

24631869a120« Même si l'on faisait abstraction de sa jeunesse, de son manque d'études ou de son nom, on souhaiterait que l'EPAD hérite d'une présidence qui sache faire preuve de clairvoyance. Or, a la lecture de cet interview, il apparait que ce jeune homme en est totalement dépourvu. » (Daz)

« Dorénavant nous savons que Nagy-Sarkozy roule pour sa famille, ses proches, ses amis fortunés et joue contre l'immense cohorte des gens sans grade qui n'ont que leur travail pour subsister et vivre un peu... » (harmaguedon)

« tout ce que je vois depuis le début chez ce gars là, c'est la caricature du politicard bien véreux du 92, soutenu par des intérêts financiers et incapable de faire autre chose que parler. Un peu comme son père, quoi... » (jc)

« Je trouve que Sarkozy ressemble de plus en plus au Victor Pivert de Rabbi Jacob, vous savez, quand il dit à peu près ceci : "le peuple aime qu'on lui mente, d'ailleurs moi, dans mon usine, je lui mens tous les jours".  » (lilly)

 

***

 

16-17-18/10

 

1_sarkozy2a« C'est pas très clair, je suis de droite et j'ai honte... » (lulu008)

« pratiquement tous les moins de 50 ans qui ont voté NS sont ECOEURES » (Gaullienne)

« des gens comme moi qui ont voté Sarkozy ont le sentiment qu'il leur a fait "caca dans les bottes" » (Rm02)

« il ne connaît même pas les matières de son cursus, comment aurait-il eu 19 (oui 19 !!!) en droit de l'Immobilier alors qu'il n'y a pas de Droit de l'Immobilier dans les 2 premières années !!! Ceux qui ont préparé ses réponses auraient pu êtres plus malins et ne pas confondre avec le droit des Biens ! Ils se croient tout permis pour nous enfumer. C'est d'une indécence à vomir. » (Mhln)

« Le fils est fait pour diriger l'EPAP comme le père pour diriger la FRANCE. Tous deux auront été ELUS. » (JEAN T.)

« "Jean Sarkozy a gagné une élection cantonale imperdable. L'UMP aurait pu présenter un âne." C'est bien ce qu'elle a fait. » (frédéric T.)

« ça fait tache quand à l'époque ils disaient que Royal n'avait pas d'expérience pour gouverner, et que du coup fallait pas voter pour elle » (j_ef)

 

***

 

Une note malgré tout amusante pour la fin :

   

« Certes il a peu d'expérience, mais le peu qu'il a va lui servir. »
(Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP)

« Cette chasse à l'homme contre Jean Sarkozy, c'est le début du totalitarisme »
(Yves Jégo, ancien Ministre d'Outre-mer)

« J'ai compris que, lorsqu'on s'appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles. »
(Jean Sarkozy)

« La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. (...) Je ne transigerai pas. (...) Le fait du prince n'est pas compatible avec la République irréprochable. »
(Nicolas Sarkozy, candidat UMP, 14 janvier 2007)

   

***

 

Mises à jour

 

19/10

24631869a120« Le truc que j'ai du mal à comprendre, c'est comment une idée vaguement suggérée par un député (ou par qui que ce soit d'autre) s'exprimant à titre personnel peut faire modifier un scrutin probablement réglementé noir sur blanc dans les statuts de l'EPAD. » (Kiosk)

« A ne rien y comprendre ! Comment un membre du gouvernement peut-il demander à des représentants de l'Etat qui siègent au conseil d'administration d'un établissement public, de ne pas prendre part au vote concernant la nomination à la tête de cet établissement ?????????????? » (EVIDENCE)

« Le Directeur Général de l'EPAD, Bernard Bled, vous vous rappelez, le "cardinal", l'ancien directeur de cabinet (le mot qui convient) de Jean Tiberi, maire de Paris et autre génie des Carpathes ! La dalle de La Défense c'est Palerme ! » (Phil)

« Bien. Les informations qui se trouvaient sur le forum du "Monde" depuis le début de l'affaire Jean Sarkozy apparaissent maintenant dans les pages rédactionnelles du site. Le quotidien vespéral va-t-il évoquer ces faits dans son édition papier ou pas ? » (Lucrèce)

 

20/10

Jean_sarko_F3a2« j'ai mis sur facebook sur mon profil, le titre d'un groupe "Pour que louis Sarkozy représente la France à l'ONU après son passage en 6e" et j'ai reçu des tas de messages de Boston, Barcelone, Montreal, Amsterdam, tous pour dire que la France est devenue le sujet de raillerie mondiale... » (emma)

« Les gesticulations haineuses de la "famille" Sarkozy ne doivent pas intimider les journalistes, acteurs de la démocratie. » (Electrice UMP (mais sachant compter))

« Bien sûr ! Et c'est sûrement pour "faire trébucher" Nicolas Sarkozy que The Economist (aux mains du PS, comme tout le monde le sait...) écrit au sujet de Jean Sarkozy que "même une interprétation généreuse des faits ne pourrait pas franchement dissiper l'impression de népotisme." Pourquoi Le Monde se croit-il obligé de relayer ces idioties [les propos de Lefebvre] ? » (mueslicroustillant)

« L'affaire Jean Sarkozy a le mérite en effet d'être connue et comprise, à des degrés divers, par un très grand nombre de personnes ; elle peut être évoquée et expliquée sur les marchés : tout le monde perçoit l'injustice, le "privilège de naissance" et subodore les coups tordus. » (Michele

 

21/10

24631869a120« Nicolas Sarkozy ressemble de plus en plus à Louis de Funès. » (jjhb)

« Plus ça va et plus le personnage me déplaît. Cette façon de mépriser les journalistes et de se la jouer "maître du monde" est tout simplement puante. J'ai voté Sarkozy une fois, c'est définitivement la dernière. » (Shaman)

« Avez-vous vu M Sarkozy hier soir au JT parlant des médias, son paralangage respirait la haine. Ce monsieur fait peur tout de même ! » (titoufurax)

« Où s'arrêtera l'arrogance de Sarkozy ? Cet homme ne respecte rien ni personne. il a envie de tout faire plier sur son passage heureusement que quelques médias ou journalistes continuent à faire leur métier. Nous savons que cet exercice est difficile et c'est pourquoi nous tenons à leur exprimer notre soutien et notre admiration. » (que connait-il à la presse?)

« Je n'imagine pas la France souffrir cet individu et ses roulages de mécanique encore longtemps. Ses promesses électorales sont à l'eau et son comportement indigne. » (Ecolo)

« Ce "président" est vraiment scandaleux. Non satisfait de se couper du peuple derrière une armée de gardes du corps et après avoir organisé la claque pour sa gloire voilà que la presse n'est pas assez servile. » (rico35)

« En quoi consiste la procédure de destitution ? » (ZORRO)

« Aucun journal n'aurait pu faire l'impasse sur un fait du prince aussi choquant sans y perdre sa crédibilité. Nous ne sommes certes pas dans un régime totalitaire, mais Sarkozy montre des signes inquiétants de despotisme. » (jstrass maroot)

1_sarkozy2a« Quand je vois tous ces posts assez durs sur un quotidien pas vraiment à gauche, je me dis que le président a dû faire une grosse c... quelque part... » (Jean-Pierre)

« Sans les journalistes, je n'aurais probablement pas appris pour Jean Sarkozy. Et je ferais certainement encore confiance au père. Alors merci à ces journalistes de m'avoir ouvert un peu les yeux... » (Endormi)

« Monsieur Sarkozy se plaint que les journaux ne recopient plus avec la même servilité sa propagande. Je peux donner plusieurs exemples où les journaux ont recopié pieusement sa propagande. Sur l'affaire Jean Sarkozy, il est juste allé trop loin. » (vivianeM)

« Il croit vraiment qu'il est le chef ! C'est fou il va partir dans 2 ans, mais on a pas l'impression qu'il s'en rend compte ! Il n'a pas assimilé la règle du jeu, j'ai l'impression, il a été élu pour servir la France et les Français, ses états d'âme, c'est son problème. Le pire, c'est qu'il ne cesse de désigner de son index, il croit peut-être que c'est un geste divin ? Qu'il laisse les journalistes tranquilles, ils ne sont pas à son service, eux au moins, il resteront toujours journalistes quand lui ne sera plus président... » (don)

 

22/10

 

Jean_sarko_F3a2« Avec ces derniers scandales, je ne voterai plus pour l'UMP c'est certain. Je reconnais que ce sera dur, surtout quand on a cru longtemps en NS, qu'on est de droite, mais quand je vois le scandale du prince Jean, quand je vois par qui est composé son clan, sa garde rapprochée, ses proches de Levallois par exemple, j'ai un début de nausée. J'ai encore le droit d'avoir bonne conscience... » (pierre4)

« Cette affaire [de l'accrochage en scooter] n'est pas in-signifiante. Elle révélait deux choses :
- Ce jeune homme, alors majeur donc responsable de ses actes, savait déjà que, quand on est du bon côté du manche, on n'a de compte à rendre à personne, donc pas de réponse à donner à l'assureur d'un automobiliste dont on a percuté la voiture en lui faisant ensuite un "doigt". S'il y a bien chez lui une compétence à faire de la politique, en voilà une preuve, disons, fondatrice.
- Son père, qui n'avait de cesse de pourfendre le laxisme 68tard et la démission parentale, n'a pas levé le petit doigt pour que Fiston fasse son devoir.
Mon fils, un jour, a percuté une moto. Moi, pourtant un 68tard pas repenti, je lui ai prêté 3000 euros le temps qu'il fasse un emprunt et il a bouffé des patates pendant deux ans pour rembourser.
Anecdote, donc, mais significative, elle. » (PMB)

 

Après le communiqué de Jean Sarkozy annonçant son renoncement à la présidence de l'Epad (huit minutes sans contradiction au 20H de France 2) :

   

Jean_sarko_F3a2« il n'est pas plus qualifié pour être "Administrateur" à l'EPAD que pour en être le Président. Il n'est tj. qu'en redoublement de seconde année de Droit, après redoublement de la 1ère année !
Mais là... plein les po-poches, ça gagne, un administrateur.
Il nous aura tout fait, bébé cadum.
C'est franchement la nasse aux crabes. » (BREIZ)

« cette sinistre affaire constituera pour les historiens le tournant du quinquennat : le jour où SARKO a reculé devant la colère et les railleries des français écœurés par la magouille et le cynisme ! » (balico)

« Tant de rhétorique et de mauvaise foi politicienne a son âge, c'est quand même triste. » (Cassady)

« Ridicules les Bertrand, Lefevre, Copé, Balkany, Gueant et autres courtisans qui nous affirmaient sans rire que Jean était le Président rêvé de l'EPAD. » (PEPEGE)

« Du coup il est passé chez le coiffeur et l'oculiste pour rien. » (memeaufigaroyadesrig)

« Le fait de renoncer à la présidence de l'Epad ne saurait constituer en aucun cas un élément susceptible de lever le soupçon de népotisme ! Tout juste permet-il de constater que les Sarkozy semblent avoir pris la mesure des risques politiques encourus à trop vouloir s'entêter... On est bien loin de l'irréprochabilité républicaine... » (Flying_Lolo)

« Que cette victoire, car c'en est UNE , soit la première d'une longue série et qu'elle donne le courage et l'envie à ceux qui semblent résignés, d'entrer en RESISTANCE contre ce Régime (...) qui s'appuie en permanence sur le mensonge, les manipulations, les contre-vérités, l'invective, l'insulte pour faire passer en force une politique injuste et surtout inefficace... » (JYL)

« Ne lâchons rien citoyens... le pouvoir n'est pas que dans les urnes » (pipoto)

« Pour moi, renoncer, c'est avouer qu'il y a favoritisme. On ne renonce pas à ce qu'on croit juste quand on peut prouver que c'est juste. » (Psyché)

« Incroyable, la première pétition que j'ai signé de ma vie a servi à quelque chose ?! » (Dicko)

Jean_sarko_F3a2« La nouvelle coupe de douille, les lunettes ultra fine et des "David Pujadas" en veux tu en voilà pour se la jouer pro n'y changent rien. Ça pue la com à plein nez au point de tomber dans la caricature. » (layote)

« Un gars qui a du mérite, qui aurait dû normalement vendre des aspirateurs ou des fenêtres à double vitrage voire des adoucisseurs d'eau à des retraités, s'est retrouvé propulsé président de la République !
Ca fout le vertige ! Il se dit qu'ayant réussi un coup pareil en embrumant les journalistes, il peut le répéter à l'infini.
Aussi le fiston se met au travail, il reprend tous les tics de langages de son père (éléments de langage si vous préférez !) en se disant, moi aussi je serai comme Papa, Président de la République. » (moravagine)

« Il est clair que pour moi, si la presse internationale ne s'en était pas mêlé, si seulement la presse française et les politiques français s'en étaient mêlé, les Sarkozy seraient allés jusqu'au bout. » (barnabe)

« Le mal est fait. J'avais encore peut-être naïvement un petit peu confiance dans notre président. Eh bien c'est fini, cette histoire m'a ouvert les yeux sur les manœuvres indécentes et à peine voilées du pouvoir en place. Et ce qui m'a le plus marqué c'est qu'il nous ont pris pour les c... . Que le fiston connaisse déjà le langage politique (paroles, paroles) ne révèle évidemment aucunement sa véritable valeur. Je m'en souviendrai de la tribu, père et fils. C'est la première fois que je m'exprime, c'est dire ma colère. » (Gabcar22)

1_sarkozy2a« Bonne décision, enfin ! Mais le ''mal'' est fait au plan national et international et personne n'oubliera... » (marie)

« J'avais été séduit par les propos du candidat Sarkozy : République irréprochable, mérite du travail, etc. J'ai voté pour lui. Puis il y a eu le Fouquet's, l'augmentation de 140 % (retraites 1%), le yatch de Bolloré, l'affaire Clavier, l'attribution de la légion d'honneur à une femme condamnée pour indélicatesse, avec son mari, l'affaire Mitterrand, et enfin l'affaire de L'EPAD, que le fils bac + 1 devait présider, alors que c'est sensiblement le niveau requis chez Darty pour être candidat vendeur. La confiance est perdue. Elle ne reviendra plus. Il faut respecter les électeurs. On est dans le n'importe quoi. » (lp)

« Et après ? Tu vas voir qu'il va falloir qu'on dise merci ou pardon. Cette histoire reste une tentative de prise illégale d'intérêt par homme de paille interposé. (...) En tout cas, ce revirement prouve qu'ils ont les miquettes à l'UMP. (...) Le peuple ne doit pas avoir de pitié pour les profiteurs de la république. » (jc)

« Du Sarkozy tout craché. Après la fanfaronnade "J'irai jusqu'au bout", la reculade. Bien entendu, le renoncement est dû à "une campagne de manipulation et de désinformation orchestrée de manière professionnelle", et les dévots Hortefeux, Lefebvre, reprenant en chœur le mot d'ordre élyséen, y voient une preuve de courage. L'affaire Jean Sarkozy restera emblématique du sarkozysme. » (Souris)

« Quelqu'un pourrait-il nous dire si cette soudaine apparition de lunettes est censée corriger sa vision ou la nôtre ? » (Opticien)

 

23/10

 

24631869a120« Il y a une semaine, les élus UMP ne comprenaient pas pourquoi le 'peuple' n'acceptait pas cette candidature, ils la trouvaient tous normale et justifiée. Voilà qu'à présent ils trouvent le recul de Jeannot Lapin comme étant un acte de maturité etc. bref c'est la meilleure décision... ils ne se contrediraient pas là ? Ou alors on nous prendrait pour des cons, mais je n'ose pas l'imaginer, les politiques n'oseraient pas. » (joelatomate)

« L'histoire de ce petit jeune est tout simplement scandaleuse. Il passe du statut de fils à papa pistonné au statut de héros pour avoir renoncé à un bon coup de piston sous la vindicte populaire. Franchement, c'est trop d'honneur pour lui, incapable d'obtenir le moindre diplôme universitaire... » (VG)

« On se fiche de nous ! Sarkozy père & fils sortent d'une impasse minée en se reniant (provisoirement) : avaient-ils vraiment un autre choix ? Jean Sarkozy nous amuse dans un jeu de rôle qui ne trompe personne (imagine-t-on le nombre de conseillers en communication qui l'ont entouré dans la préparation de la séquence?). » (Sibylle de Panzoult)

« Depuis ce matin je ne vis plus sur la même planète que les commentateurs et les experts. J'ai vu hier sa prestation, j'ai trouvé ça nul, ultra construit, téléphoné à chaque coin de phrase, aucune modernité ni personnalité, rien qui puisse laisser augurer d'un futur grand caractère de la politique. Faut savoir aussi que son travail au CG du 92 est jugé par beaucoup comme timoré, transparent ! Il a 23 ans et non pas 13 comme on pourrait le penser en écoutant les experts parler de maturité précoce. » (Olivier B.)

« Jean Sarkozy, hélas, redouble encore une fois. » (Nino65)

« sa maitrise à masquer la vérité, à voiler ses sentiments fait déjà peur à voir. Aucune vérité, rien à lire sur le visage et si on avait posé un androïde à sa place c'était pareil. Maitrise ultime de l'arsenal de comm' du politicard, gestuelle des doigts en prime. » (henri H)

1_sarkozy2a« je rentre du Portugal, la France est ridiculisée là-bas, les gens se marrent devant les kiosques à journaux... vers la fin de mon séjour, je disais que j'étais Suisse, quelle honte, quel bordel ! » (prevert)

« Dégoûté.... a plus de 60 ans, j'aurai connu, je parle en tant qu'électeur lambda : de Gaulle, Giscard, Pompidou, Mitterrand, Chirac, et malheureusement [...] jamais je n'ai ressenti un tel climat délétère, c'est Montebourg qui avait prédit une dictature douce, c'est fait, maintenant on a droit à la monarchie, à quand le sacre de Sarko 1er, et marre de tous ces Lefebvre, Paillé, Bertrand, [...] , ils renient le lendemain ce qu'ils ont dit la veille, étonnez vous des abstentions records ! » (gege71)

« quelle mascarade. Il s'est retiré parce qu'il n'avait pas le choix. A force que la polémique enfle, on aurait fini par savoir ce qu'il y'a vraiment derrière cette nomination : prise illégale d'intérêt ? Corruption ? Envie de planquer des dossiers ? Moi en tout cas, je ne suis pas fier de vivre dans un pays où les gens acceptent d'être dirigés par des escrocs depuis des années à condition qu'ils vendent bien leur mascarade. » (jc)

« je n'oublierai pas le cortège des UMP venant défendre en rang d'oignons le fils de leur boss. Indigne. » (Sandra25)

« Faut en finir avec le Sarkosysme, toute cette bande de Dalton "Pasqua, Balkany et c..." avec leurs km de casseroles.... Vivement 2012 » (toulouse)

Jean_sarko_F3a2« Quand un jeune de 23 ans est reçu en audience à l'Elysée, puis passe en priorité au 20h, Jean Sarkozy n'y voit aucun favoritisme. » (jacquesp)

« Et on nous parle de maturité quand on a vu un collégien appliqué, déguisé en adulte, réciter sa leçon. Croyez bien que ce n'est que partie remise et que Sarkozy, par fils-marionnette interposé, remettra totalement la main sur les Hauts de Seine (et l'EPAD augmenté) sauf si on envoie le père à la retraite. A l'occasion de cette affaire (et le mauvais théâtre au journal de France 2 n'y change rien), les masques sont tombés et je ne me laisserai plus prendre aux faux semblants du sarkozysme qui ridiculise la France et la République en plus de la ruiner par une politique qui ne sait pas où elle va et qui trahit toutes les promesses de campagne. » (celajun)

« je trouve (...) que cette "reculade" constitue un aveu patent du caractère scandaleux et inacceptable de la proposition initiale. Elle est également le signe encourageant de ce que le Peuple est encore le "souverain " en ce pays. » (Dumè)

« Ah les discours formatés de l'Elysée. Avec les mêmes mots qui reviennent dans tous les discours : erreur, faute, je veux vous dire, le tout combiné à la mise en cause des médias. Et puis, pour un garçon de son âge, je trouve qu'il n'est pas très poli avec le journaliste qui pourrait être son père : il pourrait s'adresser à lui en disant Monsieur Pujadas. » (Elaine)

1_sarkozy2a« Je trouve les médias volontairement naïfs, le discours de Jean Sarkozy fade ne voulant pas répondre aux questions de Pujadas (qui n'insiste pas !!), se contredisant sans arrêt. Je ne trouve là rien de courageux ou n'avons nous pas la même vision du courage. » (Donkata)

« La "prestation" de M. Jean était bien rodée. Seulement voila, c'était une prestation. Que les conseillers en communication "briffent" leur poulain, rien à redire. En revanche, quel est le rôle du "journaliste" qui mène l'entretien ? Journaliste entre guillemets, car, une fois de plus, l'invité s'est essuyé les pieds sur un paillasson. Tout comme l'avait fait le père lors de l'entretien de New York, au cours duquel le PDT avait placé son "coupable", la "disparition des paradis fiscaux" et la France "seul pays à avoir une taxe carbone". Une proposition : que les hommes politiques viennent s'exprimer devant une caméra automatique. Cela serait plus honnête que ce spectacle de passeur de plats (...). » (clair)

« Malgré le matraquage médiatique organisé à l'Elysée, le peuple arrive encore à faire plier un pouvoir omniprésent mais isolé dans sa tour. » (salvo)

« Quand on écoute ce jeune garçon on hésite entre rire et pleurer ! Pendant que de nombreux Français souffrent de la crise les propos de Jean Sarkozy démontrent combien il est comme son père. Profession politique pour moi pas pour les citoyens. De Gaulle au secours ils sont devenus fous. » (rico35)

Monsieur Sarkozy se plaint des médias. Mais il ne doit jamais écouter Europe 1. J'écoute cette radio le matin et j'ai l'impression que le directeur de l'information à ses bureaux au palais de l'Élysée. (Pierre H.)

Jean_sarko_F3a2Je pense que l'élection de Jean Sarkozy au poste d'administrateur est presque aussi grave que son élection à la présidence. Dans les deux cas, il n'a ni les compétences, ni l'expérience, mais son nom lui à permis d'accéder à ce niveau impensable pour tout autre candidat moins bien né. Son renoncement à toute activité au sein de l'EPAD aurait été une juste conclusion à cette affaire. (JEAN F.)

Arrêtez de le dire "élu au CA de l'EPAD". Il est coopté par les obligés de son papa. Coopté, pas élu. La seule élection qu'il ait gagné c'est à Neuilly dans le fief des riches déjà acquis à la zarkozie, et après avoir trahi celui qui l'a aidé. (GCC)

Simple administrateur de l'Epad est déjà anormal et je ne suis pas près d'oublier la polémique ni la lâcheté des courtisans. (Vieux moraliste)

Cette affaire a servi de révélateur. On a entendu des arguments sidérants. Le plus ébouriffant aura été la posture de Rama Yade, d'abord indépendante, vigilante sur les principes, décalée par rapport aux moutons complaisants et serviles puis qui, sans doute rappelée à l'ordre, s'est couchée au mépris de sa dignité. (HENRI M.)

comment une telle erreur de jugement a-t-elle été possible ? Elle entache désormais fortement la crédibilité de l'exécutif dans son ensemble. (Pierre L.)

24631869a120Mais enfin, tout le monde sait parfaitement que les "valeurs" de ces gens-là, c'est le fric, le frime et la pub. Qu'était-ce que la "République irréprochable" sinon un bon coup médiatique concocté par des spécialistes du genre ? Et qui s'imaginent être les seuls à ne pas croire à leurs tours de passe-passe ! (alain sager (nogent sur oise))

Incapable de mesurer la conséquence de ses actes, les sondages ont sonné l'alerte, cela on le savait déjà, Sarkozy c'est la loi du plus offrant, pas de conviction, un homme qui ne défendra jamais une cause juste contre l'opinion, quelqu'un de pas courageux mais qui fait semblant de l'être par une communication exacerbée. Tout ce qu'il y a de plus détestable chez nos politiques mais poussé à son paroxysme (ALAIN L.)

 

24/10

 

Jean_sarko_F3a2« Il va tout de même lui rester des séquelles de cette histoire :
- une réputation de glandeur sans diplôme. Avant cette histoire, peu de gens le savaient. Maintenant, tout le monde est au courant.
- une réputation de fils à Papa pistonné : se faire élire conseiller général sur son nom, c'est une chose (il y a des gens qui ont voté). Faire dégager par Papa un membre du conseil d'administration d'un organisme pour pouvoir y entrer et prendre directement la présidence, s'en est une autre.
- une réputation de gros assoiffé de pouvoir : administrateur c'est nul, il lui fallait directement la présidence.
- une réputation de "piqueur de place" : ça fait quand même deux fois qu'Hervé Marseille lui cède plus ou moins la sienne.
- une réputation de mauvaise foi : se dire super bien placé pour prendre la présidence d'un truc dont on ne fait pas partie, c'est quand même fort.
- un réputation de psychopathe de l'image : relookage intégral, discours entièrement policé : qui croira encore qu'il peut être naturel, s'il est déjà ainsi à 23 ans ?
Je ne suis pas sûre qu'il puisse être élu autre part qu'à Neuilly avec ces casseroles maintenant... » (Babar12)

« tout le monde (du moins à droite) salue le "réel talent politique" de Jean Sarkozy. C'est bien la preuve que la com a pris le pas sur la politique, ce qui est plus grave que le népotisme qui a toujours existé. » (ericg)

« Quelle bassesse de la part des ministres de Sarkozy qui se sont fait - sur commande - les défenseurs de Jean Sarkozy et qui maintenant applaudissent à son retrait ! » (Thémis)

24631869a120« Moi, de ce carnaval médiatique, je retiens que j'ai dû payer 640 (six cent quarante) CRS avec mes impôts pour assurer la protection du prince Jean lors de son sacre [au conseil d'administration de l'EPAD]... » (Pemzec)

« Vraiment choquant. Que va faire ce jeune homme incapable de suivre des études normales au conseil d'administration de cet organisme ? » (Alexa)

« Petit cachotier ou petit menteur. contrairement à ce qu'il a affirmé hier, il ne s'est pas contenté d'en discuter "avec son père". C'est tout l'Elysée qui s'est mobilisé derrière Jean Sarkozy depuis quelques jours. Les services du chef de l'Etat ont même commandé des sondages qui se sont avérés catastrophiques. C'est Le Monde qui révèle l'information dans son édition du 23 octobre. Mais comme le relève Arrêt Sur Images, cette information est noyée dans une longue enquête sur les raisons de son retrait. » (pascal49)

« Sarkozy apprend plus facilement les éléments de langage préparés par les conseillers de papa que ses cours de droit. C'est la première conclusion que l'on peut tirer de cette pantalonnade burlesque de république bananière. » (PHILIPPE P.)

Jean_sarko_F3a2« On est au niveau zéro de l'expression politique. C'est un acteur qui reprend le "look" le texte qu'on lui fournit. Renseignez vous sur son action, ses proposition en tant que conseiller général et dirigeant de l'UMP du 92... une vrai marionnette. D'où le grotesque de sa "nomination-élection" au CA de l'EPAD. » (Jean-Luc M.)

« Prendre tout cela pour argent comptant alors que JS est entouré d'une armée de collaborateurs et de conseillers qui lui soufflent ce qu'il faut dire et quelle posture adopter, c'est être à côté de la plaque. » (JULIEN B.)

« Qui l'a conseillé sinon les mêmes qui sont aux ordres de son père à l'Elysée. Comment fait-il pour passer à une heure de grande écoute au JT en imposant ses conditions ? » (yaka)

« La seule chose que l'on puisse dire est que ses conseillers l'ont habillé d'un beau costume et de phrases toutes faites. Y voir un style politique est absurde » (Nicolas F.)

« Journaliste du Monde ou simple courtisan pour le fils du Petit Père du Peuple ? Article sans fond, taillé sur mesure pour rentrer dans les bonnes grâces présidentielles après les sorties anti-médiatiques de Lefevbre et consort ? Même son de cloche pour l'éditorial... Nouvelle déception face au caractère profondément veule de la presse française, et plus grande tristesse de voir Le Monde s'y jeter corps et âme ! » (Yoan M.)

« ce fils à Papa-Président de la République a derrière lui toute la logistique et les conseils en communication d'une des plus grosses machines politiques de France. » (Gérald N.)

24631869a120« C'est amusant comme on parle de Jean Sarkozy comme d'un personnage doué d'une autonomie de pensée et de comportement, alors qu'il n'est que le jouet des décisions paternelles et des postures que lui dictent ses conseillers en communication qui figurent parmi le gratin de la place de Paris. » (G. Godimus)

« A l'écoute, Jean Sarkozy est un robot qui ne débite que des phrases apprises par cœur, écrites par son conseiller en communication (d'où son incapacité à développer sur les critiques, son staff ne lui avait rien prévu). S'il a retiré sa candidature, c'est parce qu'il ne pouvait plus faire autrement et non par on ne sait quelle intelligence ou souplesse politique. En dehors des Hauts de Seine, Jean Sarkozy est grillé et c'est tant mieux. » (X2D2)

« Le Monde s'honorerait d'arrêter de nous informer sur les faits et gestes [de] ce jeune homme qui a des études à terminer. » (JEAN T.)

« Il se démarque tant de son papa que La Défense était investie de CRS. Et du service de sécurité de l'Elysée. Assez de mensonges. » (Charles-Aymeric)

« Pour éviter de froisser le monarque, les courtisans devraient inventer pour lui un système dans lequel il croira que tout est beau et tout va bien pour lui et sa famille. Villages "Potemkine" lors de ses déplacements avec claque organisée, c'est fait, télé intérieure à l'Elysée avec programmes vantant l'action du monarque et faux exemplaires de la presse nationale et surtout étrangère. » (KARINE L.)

 

25/10

1_sarkozy2a« 3 choses : 1 JS est tout de même devenu administrateur de l'EPAD, poste pour lequel il est déjà notoirement sous expérimenté. C'est déjà du népotisme.  2 Son père a essayé, et qu'il ait réussi ou non, il a essayé, c'est ce que de nombreux français retiennent.  3 NS a fini par reculer après avoir dit qu'il ne reculerait pas, je crois bien que c'est la première fois. Ca ouvre un précédent qu'il ferait bien d'avoir en tête pour la deuxième partie de son mandat. » (moscovite amusé)

« Tout cela n'est que de la com politique virtuelle, le réel est bien loin, le pays tout entier est révulsé, les gens en ont ASSEZ de cette néodynastie arriviste » (ARARAT)

« En langage médical (dans les salles de garde des hopitaux) on dirait de Sarko qu'il est atteint du syndrome de la grosse tête, bien connu pour son évolutivité et sa résistance aux traitements jusqu'à l'inévitable accident qui pour autant n'empêche pas la reprise évolutive. Nous en sommes là : en général le syndrome s'avère sans remède ; Sarko est atteint d'une forme majeure d'hypertrophie du moi sans aucun aspect d'autocontrole et sans possibilité d'influence d'un entourage lucide de bon conseil. » (Jean Claude G.)

« Si personne n'a osé lui dire qu'il commettait une erreur magistrale heurtant de front toutes les familles françaises de tous bords politiques, c'est qu'il est seul et n'a pas d'ami. Entourage aplati, rechute assurée... » (Dieterdieter)

 

26/10

 

Après la publication d'un sondage BVA invraisemblablement tendancieux ce lundi matin, repris plus ou moins servilement par Le Point et Le Monde, nouvelle salve de commentaires salvateurs :

 

Jean_sarko_F3a2« Je ne comprends pas qu'un journal qui se veut objectif (à peu près) et critique comme Le Monde puisse se laisser prendre à ce jeu par les Sarkozy, comme si, finalement, être "juste" administrateur était un vrai renoncement. Je trouve que l'orientation du Monde est de plus en plus sujette à caution. La faute à la part Pinault ou est-ce un autre motif ? » (JEROME D.)

« Au rebours de tous les usages dans les sondages politiques, ont été interrogées des personnes "de 15 ans et plus" ! Pourquoi n'avoir pas interrogé aussi les enfants de 7 à 14 ans ? (eux auraient encore moins eu l'impression qu'un petit jeune, simple bachelier, fils à papa président, était pistonné d'un coup d'un seul au sommet de la nasse aux crabes du 92 !) De plus en lisant les détails du sondage, on apprend que seuls 21% des sondés ont suivi le 20H de France 2 !!! Super ce sondage !! » (Jean J.)

« Quand se rendra-t-on compte du couple infernal que forment Médias + Instituts de sondage ? (Habiles à poser des "questions fermées", ou orientées selon les désirs de leurs clients). Autant de place perdue, hélas, pour le débat public contradictoire, cet aliment de base de la démocratie. » (Administrateur à 23 ans ?)

« Et pendant ce temps, notre président ré-enfourche le thème de l'identité nationale, pour faire oublier ses déconvenues et ses bévues. C'était écrit comme sur du papier à musique. Chef d'orchestre : Eric Besson. Ce qui n'étonnera non plus personne.  » (Michele)

« Un titre ça change tout. On fait vraiment dire ce que l'on veut à un sondage... "3/4 des Français n'ont pas une meilleure image de Jean Sarkozy", c'eût été moins flagorneur. » (Syrius30)

24631869a120« Une certaine presse aux ordre continue a propager des résultats de sondages supposés représentatifs qui veulent faire croire que les Français ont été sensibles au changement de look Antoine -> Messier orchestré par les communicateurs élyséens. Mais de là à lui confier la responsabilité du plus grand centre d'affaire français voire européen il y a un pas que même l'UMP n'est pas prête à franchir. » (degrezero)

« Va-t-on lui ériger une statue, sur le parvis de la Défense, parce qu'il a renoncé à son privilège de naissance ? » (b l.)

« Ce que j'aimerais comprendre, c'est comment il se fait que les conseillers en com de l'elysée, financés par nos impôts, cornaquent ce petit bonhomme (...). Est-ce voir le mal partout que de considérer qu'il y a détournement de fonds publics ? » (Olivier G.)

« Qui a payé ce sondage ? » (janus@)

« Il y a des milliers d'étudiants bien meilleurs qui n'ont pas ce luxe que de se voir offrir une place sur une liste électorale et une invitation au 20h. Ce concert de louanges dans les médias est complètement fou. » (Sam)

« Tiens bizarre, pas de réaction de Lefebvre pour dire que c'est con de demander l'avis de personnes qui n'ont pas regardé le JT en question, comme il l'avait fait lors de la dernière apparition de Sarkozy à 20 h, lorsque le sondage s'était révélé défavorable ? » (j_ef)

« L'attaque de L'UMP et de Sarkozy contre les médias porte ses fruits, France Inter (F. Degoin) nous a fait un papier élogieux sur la réussite de l'intervention à la télé de Jean (23%...) et les médias dont Le Monde relativisent l'impact négatif sur la population. Et pendant ce temps-là des milliers de suppressions d'emplois sont annoncées en toute discrétion... Merci les médias! » (L'OURS)

 

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Sur le même sujet :

Epad : les lecteurs du Figaro lynchent Sarko ("Marianne2")

Edito sur Sarkozy : Mougeotte lynché par ses lecteurs ("Rue89")

Les lecteurs du Figaro contre les Sarkozy ! (birenbaum - "LePost")

"Revue de presse" octobre 2009 ("antennerelais")

Mickey président ("antennerelais" - décembre 2007)

   
Liens vers ce billet :
Betapolitique.fr

samedi 17 octobre 2009

Affaire Jean Sarkozy : quelques minutes de parler vrai sur France Info

   
   

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L'information est ordinairement cadenassée à double tour sur France Info : ce fut une surprise d'entendre, ce matin vers 9H20, une parole vraie se déployer librement à l'antenne sur "l'affaire Jean Sarkozy", qui fait le tour du monde depuis quelques jours.

Cette parole était cependant extérieure à la rédaction : il s'agissait du "Duel du week-end", réunissant Alain Genestar et Edwy Plenel.

Relevé quasi intégral.



Question : Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD, c'est du népotisme ou pas ?

GenestarAlain Genestar : « Oui, je vais vous expliquer pourquoi. On n'est pas du tout dans le cadre d'une "polémique". On est dans quelque chose d'important et de très révélateur. Je dirais qu'il y a une indignation, il y a une démonstration, et il y a une information. »

« L'indignation ce n'est pas "Jean Sarkozy a 23 ans" (après tout, vive la jeunesse) ; ce n'est pas "Jean Sarkozy a 2 années de droit derrière lui - ou à côté de lui je ne sais pas - (après tout, vive la formation sur le tas, il n'y a pas que des énarques). »

- C'est qu'il est "fils de" ?

Alain Genestar : « On est tous le fils de son père. Non, il y a intervention ; du père, ou de l'entourage du père, pour faire de la place au fils au sein du conseil d'administration de l'EPAD. C'est à dire qu'un membre du conseil d'administration de l'EPAD a été nommé au Comité Economique et Social : il y a donc eu une place de libre, et il se trouve que c'est Jean Sarkozy qui a occupé ce fauteuil. Voilà. Le népotisme, il commence là. (...) L'indignation à mon avis elle est là. »

« La démonstration, c'est la démonstration de "l'hyper-présidence". Cela fait deux ans que l'on assiste à cette démonstration. (...) Il y a une certaine rigidité. Il y a des blocages. On le voit sur le bouclier fiscal : tout le monde lui conseille de le supprimer, il ne veut pas. Et puis il y a l'autoritarisme. L'autoritarisme c'est "vous êtes tous avec moi, ou sinon vous êtes contre moi" ; et : "tout est permis". Là on est dans le "tout est permis". »

« L'information elle est d'ordre politique : sur ce qu'est devenu Nicolas Sarkozy. (...) Là il ne "sent" plus l'opinion. Il n'a pas compris que dans cette affaire, qui est une affaire politique grave et qui est révélatrice, ils se coupe de son électorat. (...) Il entendait la voix du peuple, et il répondait à la voix du peuple ; là c'est un comportement de nanti. C'est le comportement de l'élite contre le peuple. »


plenel2Edwy Plenel : « Nous somme totalement d'accord et ce n'est pas surprenant, car je pense que la majorité des français se retrouvent dans une sorte d'indignation démocratique et républicaine. Ce n'est pas seulement du népotisme. C'est la corruption de l'esprit public. A la fois de manière factuelle, et de manière symbolique. »

« De manière factuelle parce que ce n'est pas rien l'EPAD, La Défense, et les Hauts-de-Seine. C'est le département le plus riche de France, c'est un univers d'immobilier où béton a rimé longtemps avec corruption ; c'est toute une histoire. C'est là qu'est né Nicolas Sarkozy, au sens politique du terme. »

« Et nous savons ce qu'elle a représenté cette histoire. C'est le couple Balkany et son clientélisme et ses démêlés avec la justice. C'est le système Pasqua dont aujourd'hui on connait la résultante : monsieur Pierre Pasqua a été condamné (son fils), monsieur Marchiani a été condamné (son homme de service particulier, nommé préfet), et monsieur Pasqua lui-même a des problèmes avec la justice. Donc c'est quand même quelque chose de grave : c'est à dire mettre son fils, mettre son nom, mettre son clan, au coeur de ce système. »

« Le Maire de Neuilly est un Maire de droite, l'adjoint au Maire est UMP. Ils ont été piétinés. Je voudrais insister sur le symbole. La République c'est une pédagogie politique ; c'est une décence, c'est une correction. Nos élus et nos représentants sont un miroir. Ce n'est pas la vulgarité. Ce que j'appelle la vulgarité c'est s'imposer en écrasant les autres. C'est s'imposer y compris avec des méthodes de voyou, dans son propre camp. »

« La démocratie, depuis les Lumières, c'est l'apprentissage des limites, c'est l'apprentissage de certains interdits pour ceux qui nous représentent. Georges Orwell (...) parlait de la common decency ; une certaine décence, qui est un respect vis à vis du peuple, vis à vis du peuple de ceux qui vous ont fait confiance. Il y a dans cette affaire une insulte parce qu'il y a un manque de décence. »

 

Emission à écouter en intégralité ICI

 

***

Sur le même sujet :

La presse mondiale relaie l'affaire du "Petit prince" Jean Sarkozy ("NouvelObs.com")

Epad : les lecteurs du Figaro lynchent Sarko ("Marianne2")

Bayrou sur Sarkozy fils : "Nous sommes la risée du monde entier" ("NouvelObs.com")

Nicolas Dupont-Aignan : "Les Français ne supporteront bientôt plus le pouvoir sarkozyste" ("Libération")

Promesses de campagne Sarkozy : "je veux que les nominations soient irréprochables" (vidéo)

"Revue de presse" octobre 2009 ("antennerelais")

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jeudi 4 juin 2009

"Sarkozy vampire des médias" (TV Suisse)

    

Un article du Matin (Suisse) attire notre attention sur une enquête de la Télévision Suisse Romande (TSR) : "Sarkozy vampire des médias".

Copie intégrale de l'article (Le Matin ne les laisse pas indéfiniment en ligne) :

    

Sarkozy, roi de son image (Le Matin, 03/06/2009)

Les médias français sont de plus en plus sous le joug de leur président. «Temps présent» diffuse ce soir un ensemble de témoignages accablants



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Nicolas Sarkozy a toujours soigneusement mis en scène ses apparitions en public, notamment lors de sa visite d’un ranch le 20 avril 2007, alors qu’il était candidat à la présidentielle.



Muriel Jarp - le 03 juin 2009, 22h38
Le Matin

« Nous sommes incapables de faire autre chose que le parcours qui nous est indiqué», déplorait un journaliste de L'Humanité en avril dernier, alors qu'il couvrait une conférence de Nicolas Sarkozy. Et de poursuivre : « Jacques Chirac à l'ONU juste après le 11 septembre, c'était dix fois plus cool et light qu'aujourd'hui. »

Les mots et gestes de la presse sont strictement contrôlés dans l'Hexagone.
Et malmenés. Le président français n'hésite pas à distiller sarcasmes et autres railleries afin de déstabiliser ses interlocuteurs. Patrice Machuret, journaliste de France 3, qui a eu l'outrecuidance de publier L'enfant terrible, a tout bonnement été qualifié de «crétin » et de « honte de la profession » par Sarkozy.

Intimidations, réponses qui ne riment à rien, quand ce n'est pas tout simplement interdit de poser des questions, les frustrations des journalistes français sont devenues légion. Ce soir, «Temps présent» diffuse une enquête qui risque de faire du bruit : Sarkozy, vampire des médias. Où l'on découvre que tous les moyens sont bons pour que le président soigne son image. Quitte à sortir l'artillerie lourde : journalistes convoqués par la police, plaintes à leur encontre et procès se succèdent. Et si des têtes doivent rouler pour assurer le calme des troupes, eh bien bon vent ! D'un claquement de doigts, des patrons de presse sont démis de leurs fonctions.

Sans parler de la nouvelle loi sur l'audiovisuel, qui donne les pleins pouvoirs à l'Elysée pour nommer la direction des radios et télévisions publiques.

Reporters sans frontières s'inquiète de la situation de la liberté de la presse en France, qui ne cesse de se dégrader depuis l'accession au pouvoir de Sarkozy. On s'en convainc aisément en écoutant les journalistes interviewés par «Temps présent». David Pujadas (France 2), Alain Genestar (directeur viré de Paris Match), Audrey Pulvar (France 3) parlent de leur expérience. Des témoignages « assez difficiles à recueillir dans un premier temps », explique Alexandre Bochatay, journaliste de «Temps présent» : « On sentait une certaine crainte. »

Sans compter les refus ou demandes restées sans réponse. Impossible d'avoir les avis de Patrick Poivre d'Arvor ou de Laurence Ferrari. Sans parler du principal intéressé, dont l'agenda était trop chargé...

Trois fois plus
Comme le conclut le reportage - qui aurait certainement été impossible à réaliser par des Français -, le président est un homme de télé. Ce n'est pas dans les livres qu'il a grandi, mais en regardant les séries TV. Résultat : une image hypercontrôlée et maîtrisée. Et une présence... trois fois plus importante dans les médias que ses deux prédécesseurs. Un reportage à regarder sur très grand écran !

«Temps présent», ce soir à 20 h 05, TSR1

 

***
   

L'enquête "Sarkozy vampire des médias" est ainsi présentée sur le site de TSR (Télévision Suisse Romande) :

tsr« Que se passe-t-il dans les médias de l'Hexagone ? L'humoriste Stéphane Guillon, qui sévit sur France Inter, est dans le collimateur de l'Elysée. Des journalistes sont convoqués par la police et des patrons de presse démis de leur fonctions, par la seule grâce présidentielle. Alors que des voix s'élèvent pour dénoncer une mainmise tentaculaire de Nicolas Sarkozy sur les médias, "Temps Présent" dissèque les relations dangereuses existant entre le pouvoir français et l'information. »

« Nicolas Sarkozy est trois fois plus présent sur les plateaux de télévision que ne l'étaient ses prédécesseurs Jacques Chirac ou François Mitterrand. Dès son accession au pouvoir, le budget de communication de l'Elysée a été multiplié par trois. Aujourd'hui, les journalistes sont aux abois. Ils se plaignent de ne pas pouvoir travailler librement, sans craindre que les foudres présidentielles ne s'abattent sur eux, notamment grâce aux relations amicales qu'entretient le président de la République avec les patrons de presse. Un récent rapport publié par Reporter sans frontières international situe la France au rang peu enviable du pays européen qui détient le record d'interventions policières ou judiciaires contre des journalistes. Dans ce contexte médiatique explosif où la censure ne porte pas son nom, c'est l'autocensure qui s'installe insidieusement dans certaines rédactions. Une menace sur la liberté de la presse qui, pour certains met en danger la démocratie. Une équipe de "Temps Présent" est allée enquêter en France pour voir si les journalistes parviennent encore à travailler en totale liberté. »

Cette enquête de la télévision suisse devrait être rapidement consultable sur le site de l'émission "Temps présent".


Durant la campagne présidentielle, la presse étrangère avait déjà traité ce même sujet que n'osent aborder frontalement les médias français (il faut se pincer des fois) - et pour cause. On peut citer :

"Le petit Nicolas et ses grands amis" (Le Journal du mardi - Belgique)

"Mainmise sur la presse tricolore" (Le Matin - Suisse)

"France : l'année du caniveau" (Le Courrier - Suisse)

   

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Mise à jour 10/06/2009


Sarkozy, vampire des medias (partie 1)

 

Sarkozy, vampire des medias (partie 2)

 

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Sur le même sujet :

Torreton dénonce «l'intimidation violente» de l'UMP à l'égard des journalistes de TF1 (février 2007)
Sarkozy en bourreau de la liberté de la presse (mars 2007)
Graves pressions sur le débat Royal-Bayrou (avril 2007)
G8 : la presse couchée au secours de Nicolas Sarkozy (juin 2007)
Ségolène Royal fustige le manque d'indépendance des médias (décembre 2007) 
Vincent Peillon fustige une "servitude volontaire" des médias (avril 2008)
Un communiqué UMP dans "Le Monde" (juin 2008)

 

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jeudi 24 avril 2008

Vincent Peillon fustige une "servitude volontaire" des médias

Au lendemain de l'intervention télévisée du Président, les commentateurs de l'opposition invités dans les médias vont se voir accoler, à l'inverse de ce qui était prévu, des porte-paroles sarkozystes

   

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Vincent Peillon était sur LCI jeudi soir à 19H10.

Extraits. (vidéo prochainement disponible sans doute)

   

Sur la prestation télévisée du Président de la République :

« Comment on entre dans cette présidence française de l'Europe ? Quel est le réel rapport de la France à la Chine ? Qu'est-ce qu'on pense de la réforme des lycées ? Le Président de la République doit quand même nous dire quel est le sens de son action, parce que aujourd'hui il n'y en a plus. C'est quand même son devoir de nous indiquer, et d'indiquer aux français, ce qu'il compte faire, ce qu'il fait au quotidien, et quelle est sa vision de la France, de son avenir - à un moment quand même où les choses sont pour notre pays très difficiles. Donc espérons que l'on va sortir de ce qu'il a contribué à faire d'ailleurs : l'abaissement du débat public, la peopolisation - on ne parle de rien, on dit n'importe quoi, on se fait interviewer (car il a déjà fait une interview sur le pouvoir d'achat à Noël avec des gens en face, qui étaient des grands journalistes, mais qui visiblement n'étaient absolument pas informés ni des chiffres ni des réalités, et ne relançaient jamais le débat - je crois que la profession entière en a été consternée) : donc est-ce qu'on va avoir quand même, sur les questions de fond, du Président de la République française (donc "que fait la France ?"), un certain nombre d'éléments de réponse.  »

   
Sur l'équité du débat démocratique, sur une "servitude volontaire" des médias :

« Moi je suis très soucieux aujourd'hui d'une forme de servitude volontaire. (...) Il parle ce soir deux heures (...). C'est donc le Président de la République. "Président de tous les français" c'est une vraie question : il dirige les bureaux de l'UMP, on le voit intervenir dans toutes les... C'est aussi un peu nouveau cette pratique. Mais demain, dans toute la journée de commentaires, dans les émissions où nous étions prévus, l'opposition (47%-53%, c'est encore un pays démocratique) : eh bien on nous a collé des porte-paroles de Nicolas Sarkozy. Ce qui veut dire que [deux] heures d'antenne ce soir, et demain on partage, on recommence à partager entre l'opposition et la majorité. On me dit, puisque j'ai eu l'occasion d'injurier quelques chefs de rédaction aujourd'hui pour leur dire "c'est curieux c'est tombé dans la journée", alors je les cite en vrac, et d'ailleurs je vais pas les citer c'est tous, c'est tout le monde. C'est à dire que demain vous verrez, vous aurez (que ce soit sur Europe 1, que ce soit sur France info), ce sera des débats, où nous aurons, nous l'opposition, Madame Morano, Monsieur etc. : "envoyez les ministres de Sarkozy". Je trouve que, si vraiment ce n'est pas l'Elysée qui a passé des coups de fil, il y a aujourd'hui dans ce pays un petit problème qui est en train de s'installer sur ce que signifie un espace public, les droits de l'opposition, et la possibilité de converser. (...) Moi j'étais prévu (avant que même lui [Sarkozy] ait changé sa date) [pour] des invitations où vous êtes seul, où on vous colle d'autres gens qui viennent soutenir le Président de la République qui a parlé [deux] heures, et je vais vous dire une chose. Je suis ce que je suis. Mais quand vous devez argumenter deux minutes (vous avez vu déjà la difficulté), et que vous avez Madame Morano en face, c'est quand même fait (parce que Nicolas Sarkozy sait ce qu'il fait) pour qu'il n'y ait pas de débat intellectuel et de débat sur les faits. (...) [Nadine Morano] a quand même expliqué que nous étions le "parti des assassins", dans quel pays on vit ? Elle a été nommée ministre après des propos de cette nature ! Donc il faut commencer à dire les choses, moi j'irai d'ailleurs dans toutes ces émissions demain pour soulever ce problème, en demandant pourquoi aujourd'hui il y a, dans un pays où vous avez 53-47 (plus l'appréciation des français aujourd'hui), 95-5% de droite, je trouve qu'il faut commencer à le dire. »

***


A lire aussi :

Vincent Peillon : "il y a pour le pays un problème de gouvernance" (25/04/2008)

Vincent Peillon, tel un phare (24/04/2008)

Le blog de Vincent Peillon

   Vincent Peillon

 

 

Ce Billet a également été publié sur  Betapolitique.fr

dimanche 20 avril 2008

La chienlit au pouvoir

 

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Chienlit
1. Masque de carnaval
2. Fig. Mascarade, déguisement grotesque. Désordre. =>  pagaille.
"Je suis heureux de mourir plutôt que de voir la chienlit en France" (Drieu la Rochelle)
"La réforme, oui ; la chienlit, non" (attribué au Général de Gaulle, mai 68)

(Le Petit Robert)

 

***

   
   
Presse écrite, radios, télés, web : les commentaires fusent jour après jour, dans un concert tendant à l'unisson, pour déplorer la façon dont le pays se trouve actuellement gouverné.
   
On peut prendre la mesure de cet étonnant phénomène en constatant que même le digne Jean-Michel Apathie donne de la voix :


« De tout cela, il ressort une impression d'amateurisme et de désordre qui ne rehausse pas le crédit des responsables politiques. Il est difficilement concevable qu'une démocratie moderne soit ainsi gouvernée. »

 

Diantre !

 
Florilège de déclarations de ces derniers jours :

  •  « Je me demande sincèrement, depuis quelques jours, si le gouvernement Sarkillon (habile contraction, je l'avoue, de Sarkozy et de Fillon) n'est pas l'équipe la plus faible depuis des lustres. Je n'ai pas souvenir pour ma part, et depuis bien longtemps ( ...), d'une cacophonie gouvernementale aussi aboutie, d'un tel assortiment de "tocards" même, pour parler le Panafieu... » (Guy Birenbaum)
  • « Tous les jours, ou presque, sortent des annonces mal préparées – sur le non-remboursement des lunettes, sur la carte famille nombreuse, sur les allocations familiales, qui rendent le gouvernement impopulaire et pourtant sont en général démenties ou retirées, comme au bon vieux temps de Jacques Chirac.» (Pierre Moscovici )
  •  « Fidèle à lui-même, Nicolas Sarkozy reste le président de la parole, pas celui des actes (...). Mercredi, en Conseil des ministres, le chef de l'Etat avait affirmé, selon l'un des participants, qu'il n'y aurait "pas de nouvel exemple" de couac "sans sanction" et que "celui ou celle qui manque à la solidarité gouvernementale devra sortir" (...) Application immédiate : Luc Chatel (porte-parole) dément l'information du Monde sur la diminution des allocations familiales. Nadine Morano (Famille) dit que Luc Chatel n'a rien compris et François Fillon dément Luc Chatel. Luc Chatel viré ? Non. Nadine Morano virée? Non. François Fillon viré? Encore moins! En tout cas, pas tout de suite! » (Jean-Louis Bianco)
  •  « Le cafouillage est permanent, les reculs et les démentis succèdent aux annonces à grand spectacle. Ce gouvernement ignore où il va, mais il y entraîne la France. Vraiment, cette équipe n'est pas professionnelle. » (Bertrand Delanoë)
  •  « Sur l’origine du couac, impossible pourtant de ne pas s’interroger sur le rôle d’un élément déclencheur nommé Sarkozy. » (Daniel Schneidermann)
  •  « Nicolas Sarkozy est complètement imprévisible » (Elysabeth Green, diplomate britannique)
  •  « Nicolas Sarkozy ne convainc pas, il reste un non-Président, qui laisse une étrange impression de vacuité, de flottement et d’inefficacité. » (Pierre Moscovivi)
   
   

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Le président Sarkozy avait voulu étouffer l'opposition avec son concept d'"ouverture" (sobrement baptisée "chasse aux nigauds" par Philippe Léotard) : c'est finalement des propres rangs de l'UMP que s'élèvent des voix discordantes.

  • « Depuis l'élection présidentielle, la vie politique se résume à un face-à-face entre l'Elysée et l'opinion. (...) Les députés ne veulent plus être traités comme de simples bulletins de vote. (...) Les ministres ont acté que le Parlement n'avait plus de pouvoir. (...) C'est insupportable. (...) Le débat sur le renforcement de nos troupes en Afghanistan était très frustrant. J'aurais aimé qu'il y ait un vote et, surtout, qu'on soit informés en amont. » (Claude Goasgen, député UMP de Paris)
  • « J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches. (...) Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum (...). » (Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, secrétaire générale adjointe de l'UMP)

(NKM avait ensuite du se rétracter en signant un communiqué rédigé par le directeur de cabinet de François Fillon - source Le Canard Enchainé)

  • « Ce dont le pays a besoin, aujourd'hui, c'est d'une méthode de réforme. Il faut hiérarchiser, il ne faut pas bousculer, il ne faut pas embouteiller, on ne fait pas tout en même temps. » (Jean-Pierre Raffarin)
  • « Après une série de couacs et de cafouillages fâcheux, notamment celui de la Carte familles nombreuses SNCF, [le couac sur la majoration des allocations familiales pour les adolescents] laisse à penser que nous sommes confrontés à une politique de petits coups et non à une réforme globale pensée et sérieuse que nos concitoyens sont en droit d'attendre et d'ailleurs réclament. » (Hervé de Charette, député UMP)

 

 

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De par sa volonté de tout régenter lui-même - cumulant de fait les fonctions de président et de 1er ministre - Nicolas Sarkozy avait été accusé il y a trois mois de tendre vers une monarchie élective.

Or force est de constater, dans la gouvernance actuelle, une désorganisation : on pourrait même avancer le mot désorientation

Dès lors il est possible de poser cette question :   Nicolas Sarkozy a-t-il les capacités requises pour diriger ce pays ?

   

« Finalement, gouverner est plus facile que je ne le pensais. »

(Nicolas Sarkozy, 12/04/2008)

 

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Mise à jour 21/04/2008
    

Marianne vient de mettre en ligne ce grave article :

Les députés UMP entrent en dissidence (Marianne2)

   

Qui conclut par ces mots de Jean-Pierre Grand, député UMP villepiniste :

« Si on continue, Sarkozy n'aura plus d'autre choix que dissoudre l'Assemblée »

   
Autre article :

Deux livres-scuds de droite contre le Président (Marianne2)

 

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Jean-François Kahn, il y a quelques semaines, avec la lucidité qui le caractérise toujours, avait prédit que le retournement des médias vis à vis de Sarkozy tournerait au "lynchage" (qu'il désapprouvait par avance). Mais comment ne pas reconnaître l'incongruité du personnage Nicolas Sarkozy au poste de Président de la République ?

Cette incongruité avait été prédite, annoncée, pendant la campagne présidentielle : mais ceci principalement sur le web (à l'exception notable de Marianne, avec son fameux numéro "Le vrai Sarkozy" - survenu un peu tard il est vrai). Les auteurs de ces mises en garde se faisaient à l'époque facilement taxer d'"anti-Sarkozystes primaires"...

Il faudrait se demander pourquoi et comment une telle partialité des médias dans le "traitement" de l'info a été possible, durant la campagne présidentielle (et au-delà). Le récent retournement de veste des médias dominants ressemble un peu trop à une crainte de se faire "lyncher" avec le principal coupable...

 

  • « Un jour ou l’autre, tout de même, il faudra bien qu’ils s’expliquent. Tous les confrères journalistes qui, avant l’élection, côtoyaient quotidiennement Sarkozy; tous ceux qui le retrouvaient au petit matin dans les salles d’embarquement, faisaient cercle autour de lui dans les avions privés, recueillaient ses humeurs et ses confidences ; tous ceux qui essuyaient ses colères, ses caprices et ses plaisanteries ; tous ceux-là, vraiment, n’avaient-ils rien vu ? Rien vu du stupéfiant narcissisme qui éclate aujourd’hui en pleine lumière et qui le rend manifestement inapte à s’intéresser à autre chose qu’à lui-même ? Rien vu de l’amateurisme tant reproché à Royal au cours de la campagne, bourde après bourde, et qui, chez le tenant du titre, suscite aujourd’hui un accablement incrédule ? »

(Daniel Schneidermann)

 

  • « Des bourdes de cette nature (et de cette gravité), Sarkozy en avait commises lui-même (quelqu'un les avait répertoriées je ne sais plus où et elles surpassaient assez sensiblement la production ségolénienne) : mais peu importait à l'info couchée qui a sévi durant des mois dans ce pays et qui s'acharnait sur Ségolène Royal, de façon absolument hallucinante (y compris en relayant de fausses bourdes, créées de toutes pièces par les "snipers UMP", comme avec l'affaire du mot créole). »

(contributeur anonyme)

 

24631869

 

 

Mise à jour 06/11/2009

   

Un an et demi après ce que l'on appelait à l'époque des "couacs" (ils paraissent presque anodins aujourd'hui !), les commentaires réunis au début de ce billet semblent prendre toute leur dimension.

Après une succession "d'affaires", dont la plus révélatrice, impliquant le fils du chef de l'Etat, aura fait le tour du monde et durablement marqué les esprits, il semble qu'un nouveau degré dans la chienlit installée au pouvoir soit franchi, plus digne d'un préau d'école que du gouvernement de la République :

Grand emprunt : Guaino renvoie Fillon dans les cordes (NouvelObs.com)

 

Il y a un an et demi, le président de la République avait pourtant promis...

Sarkozy : "Je ne tolèrerai plus aucun couac" (avril 2008) - vidéo

   

Intéressante théorie du désordre exponentiel :

Sarkozy : le désordre au pouvoir et dans le pouvoir (Imhotep - Agoravox)

   

24631869

 

 

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A lire aussi (avril-mai 2008) :

Les réformes de Sarkozy fichent la trouille même à la droite (Bakchich)

Sarkozy, le gâcheur (Rue89)

Nouvelle cacophonie gouvernementale sur les allocations familiales (Libération)

Baisse des allocations familiales : Morano se moque du monde (Plume de presse)

Et si le gouvernement Sarkillon était le pire depuis des lustres ? (Guy Birenbaum - LePost)

Le best of des couacs du gouvernement (LePost)

mardi 1 avril 2008

"Le Monde" : un journal corrompu

L'ancien "journal de référence" se révèle trop souvent simple courroie de transmission pour l'intérêt des puissants

LogoLeMonde3

L'inculture fondamentale, la vulgarité native de l'actuel Président "bling-bling" de la République, sont des faits reconnus par la presse internationale.

Pas par Le Monde (France).

Dans un article relayant scrupuleusement l'actuel plan de propagande plan de communication élyséen (mise en avant du caractère - supposément - calme et réfléchi de Carla Bruni, pour tenter de corriger l'image désastreuse de Sarkozy), on peut lire les lignes suivantes :

   
« (...) elle {Carla] s'inquiète parfois, auprès de ses proches, de l'incompréhension persistante entre le monde de la culture, la droite en général et Nicolas Sarkozy en particulier. » (lien)

   
Comme si la réalité des faits était non pas l'inculture et la vulgarité fondamentales de Nicolas Sarkozy, mais une incompréhension entre le "monde de la culture" et lui ! Autant dire une incompréhension du monde de la culture à son égard ! Et la journaliste du Monde de relayer cet hallucinant conte pour demeurés, sans commentaire aucun, comme si cette "incompréhension" avait valeur de fait.

On peut noter que l'auteur de cet article avait coécrit et fait paraitre, au lendemain de l'élection présidentielle, le livre La Femme fatale, peu flatteur à l'égard de Ségolène Royal (lien).

Il y a un an, un livre sur Sarkozy aurait été un acte d'utilité publique, une belle œuvre qui aurait permis à un plus grand nombre de se déciller les yeux sur le compte du candidat Sarkozy, et ceci pendant qu'il en était encore temps : la journaliste du Monde (non découragée en cela par ses supérieurs hiérarchiques du Monde) en avait décidé autrement.

  • « Le Monde n’a pas rempli son devoir d’information. Le Monde s’est comporté durant la campagne en journal corrompu. Ce fait éclate aux yeux de tout observateur impartial. » (contributeur anonyme, ici)

   
***

   
C'est toujours une sorte de surprise de voir Le Monde se compromettre dans une bassesse, tant son ancienne image de journal de référence lui reste collée à la peau (c'est ceci même qui rend insoutenable et si scandaleux chacun de ses abaissements).

 
Pour simple rappel :

-  en 1994-1995, Le Monde avait outrageusement appuyé la candidature de Edouard Balladur (le candidat de la finance et des marchés) à la présidentielle.

-  pour l'élection de 2007, Le Monde aura mis son restant de crédibilité au service du bras droit de Balladur à l'époque : Nicolas Sarkozy (le candidat de la finance et des marchés, celui à côté duquel l'ancien Président Chirac fait maintenant figure de rêveur gauchisant).

   

  • « Le Monde n'était pas à l'aise dans les années 80, ces années "fric et paillettes". Les années 1990 pouvaient lui redonner la main. En réalité, l'équipe du Monde a raté une formidable occasion de prendre la tête du grand mouvement contre le libéralisme qui se dessine à l'échelle internationale. Au lieu de quoi, le quotidien a préféré sombrer dans la révérence à l'égard des puissants. »  (Philippe Labarde, cité in La face cachée du Monde, p. 171)

***

   
La lecture du livre La face cachée du Monde, de Pierre Péan et Philippe Cohen, se révèle indispensable (la première partie du livre est assez tortueuse et mal construite, on peut éventuellement commencer au chapitre 8).


Face_cach_e_Monde


Ce livre peut encore facilement se trouver sur le marché de l'occasion.

      
***

   
Sur le même sujet on pourra aussi consulter l'Encyclopédie Fontenellienne :

   

Lendemain (Vespéral) D'Election: "Le Monde" Et L'UMP Somment Sarkozy De S'"Arc-Bouter Sur Son Programme De Réformes" (13/03/2008)
Fidèle Ridet! ( 22/12/2007)
Fin De L'Etat De Grâce: "Le Monde" Fustige (Durement) Le Chef De L'Etat ( 19/11/2007)
Dignité ( 19/10/2007)
"Le Monde" Raille (Durement) Le "Show Permanent" Du Chef De L'Etat (22/09/2007)
Alain Minc: "Trop De Démocratie Tuerait La Démocratie" ( 29/06/2007)
Hugo, Salaud, "Le Monde" Aura Ta Peau! (Ou Les Très Riches Heures Du Journalisme D'Insinuation) ( 27/06/2007)
Coucou, Les Ami(e)s! ( 21/06/2007)
Le Chef De L'Etat N'Etait Pas Bourré: Il Avait Faim (Et Il Etait Un Peu Excité) (16/06/2007)

"Le Monde" Et Le Venezuela: Une Intox De Référence ( 31/05/2007)
Un Communiqué Du Quotidien Vespéral Payant De Jean-Marie Colombani ( 09/05/2007)
Fidèle Ridet! ( 07/05/2007)
Jean-Marie ♥ Nicolas ( 24/04/2007)
Fidèle Bezat! ( 15/02/2007)
"Le Monde", Bulletin De Liaison Vespéral Des Ami(e)s Du Ministre De L'Intérieur Et Futur Président, Déjoue (Encore) La Propagande (Grossière) Des Ennemi(e)s Du Ministre De L'Intérieur Et Futur Président (02/02/2007)
Infection (13/01/2007)
Où Il Est (Enfin) Révélé Que Les Pauvres, Ces Parasites, Sont Assez Directement Responsables Des "Faiblesses" De "Nos Economies" (Et Suggéré Que Nous Cessions De Financer Leur Nonchalance) (12/12/2006)
"Le Monde" Et Chavez: Un Très (Très) Bel Exemple D'Extrême Rigueur Journalistique (23/11/2006)
"Je Suis Tous Américains" (Eric Le Bushé, "Le Monde", 22 octobre 2006) (24/10/2006)
Carlos Ghosn N'Est Pas Seulement Très Beau: Il Est Aussi D'Une Intelligence A Couper Le Souffle, Et Force Est De Reconnaître Qu'Il Danse Le Tango Comme Un Dieu (02/10/2006)
Il Serait Pas Un Peu Zinzin, François Bayrou? (10/09/2006)
Jean-Marie Colombani, Directeur Du "Monde", M'Ecrit: "Merci De Votre Confiance". Y A Vraiment Pas De Quoi, Vieux. (04/09/2006)

   

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Mise à jour

 
La journaliste auteur de l'article du Monde sus-cité, Raphaëlle Bacqué puisqu'il faut la nommer, vient de produire un article à la gloire du couple Isabelle et Patrick Balkany (qui sont à la déontologie politique ce que Al Capone fut en son temps à la loi sur la prohibition), et ce n'est apparemment pas un poisson d'avril.

La journaliste du Monde se débarrasse en quelques lignes de la réputation sulfureuse des Balkany (pour apprendre par exemple que l'ensemble des sommes détournées des comptes publics par les Balkany s'élève à environ 1.000.000 €, il faudra faire soi-même une recherche sur le net).

Raphaëlle Bacqué peut alors se laisser aller sur deux pleines pages (version web) à une sorte d'exercice de réhabilitation des deux « escrocs », selon le mot du bon David Martinon (néanmoins rapporté par Raphaëlle). On pourrait résumer ainsi la posture de la journaliste du Monde : "certes ces gens sont un peu sulfureux, mais ils sont tellement sympathiques".

   

Balkany01

 
A la lecture du Monde, on apprend entre autres choses fondamentales ceci :

« Beaucoup de copains dans le show-biz. Des dîners chaleureux presque tous les week-ends, dans leur superbe maison de Giverny. Des chansons, des parties de rire, toujours une petite attention lors des anniversaires. »

L'épaisseur outrecuidante de Patrick Balkany éclate à chacun de ses passages télévisés (qui se multiplient bizarrement ces derniers temps) : Raphaëlle Bacqué préfère se concentrer sur Isabelle.

« Au retour des vacances, passées à Saint-Martin, dans les Antilles, Isabelle Balkany revient chaque fois les bras chargés de pulls Ralph Lauren qu'elle distribue à chacun : "C'est 50 % moins cher là-bas", dit-elle franchement. "Moi, je m'habille chez Monoprix." »

(Raphaëlle Bacqué a souligné au passage la franchise d'Isabelle Balkany)

« [dans leurs bureaux] on trouve aussi des clichés de leur parrain en politique, Charles Pasqua, avec lequel ils vont régulièrement boire un whisky et dont ils préservent l'influence dans les Hauts-de-Seine. »

Ceci énoncé avec une candeur parfaite : les initiés devront se contenter du mot "parrain" comme allusion subliminale à l'image de mafia véhiculée par les mots "Pasqua" et "Hauts-de-Seine".

L'article de Raphaëlle, qui aurait pu un moment sembler embarrassant pour le président de la République flanqué de si encombrants amis, se termine en fait par une ode à la fidélité en amitié, celle du président Sarkozy et de Patrick Balkany.

Cerise sur le gâteau, l'article est agrémenté d'une gentille photo avec cette légende :

« Patrick et Isabelle Balkany esquissent un pas de danse devant le photographe du "Monde" dans la salle des fêtes de la mairie de Levallois. »

Tout cela, dans Le Monde, ex-journal de référence...
   

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Mise à jour 04/04/2008

 

Philippe_RidetPhilippe Ridet, alias fidèle Ridet (voir ici, et ), journaliste au Monde, vient de sortir un livre sur Sarkozy.

Le Monde, dans le chapeau d'un long article consacré au livre du fidèle Ridet (journaliste au Monde), n'hésite pas à invoquer les mânes du Narrateur suprême, Marcel Proust...

 
«
 Et, tel le narrateur d'"A la recherche du temps perdu", il finit par avouer : "J'ai consacré une grande part de ma vie professionnelle à ce personnage "qui n'était pas mon genre"." »

(Le Monde, 03/04/2008)

   
Ceci semble outrepasser les limites traditionnellement admises pour le ridicule : d’autant que la lecture des extraits publiés par Le Monde dévoile une prose bêlante et poussive - qui cadre d’ailleurs bien avec l’impression laissée par le fidèle Ridet lors de son passage à Arrêt sur images, l’année dernière.

  • « Je me souviens de ce regard d'enfant recherchant un père lorsque vous parliez de Sarkozy dans une émission d'Arrêt sur image. » (marabbeh, 04/04/2008, ici)

 
De plus :

  • « Hmpfff, relisez vos classiques avant de les citer de façon aussi prétentieuse qu'erronée: ce n'est pas le narrateur de la "Recherche" qui déplore avoir perdu des années de sa vie pour une femme qui "n'était pas son genre", mais Swann, en parlant d'Odette... » (Hermès, 04/04/2008, ici)

 
Les commentaires des abonnés au Monde, disponibles (sur le web) en marge de chaque article, sont décidément ce qu'il y a de plus intéressant dans l'ancien "journal de référence". Autre exemple :

  • « "Qui n'était pas mon genre". Alors pourquoi nous l'avoir imposé? » (cdupipo, 03/04/2008, ici)
      

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A lire aussi :

 Le Monde, un quotidien de droite (Cabinet de subversion, 26/09/2007)
Pour qui « roule » Le Monde ? Like a rolling stone... (Acrimed, 10/07/2006)
Sarkozy, consultant du Monde ? Colombani allié de Sarkozy ? Edwy Plenel accuse... (Acrimed, 24/03/2006)
Schneidermann licencié : Le Monde condamné (Acrimed, 18/05/2005)
Giesbert entendu par la police : chut ! Le Monde ne lit pas...Le Monde (BigBangBlog, 13/04/2007) 
Philippe Ridet, ta gueule, merci. ("Cabinet de subversion")

Livres de journalistes : bien servis par leurs journaux ("@rrêt sur images")
Un communiqué UMP dans Le Monde ("antennerelais")

samedi 9 février 2008

"Plume de presse" ferme

   
Olivier_BonnetLe site Plume de presse est depuis de longs mois une des très rares sources d'information à la fois indépendantes et de qualité, et ceci de façon très suivie (billets quotidiens et de fond). Tout ceci grâce au travail de son auteur, le journaliste Olivier Bonnet.

   
A l'heure ou le pays semble enfin découvrir le vrai visage du président élu l'année dernière, un des plus acharnés artisans de la mise en lumière de vérités trop souvent occultées par des médias complaisants, l'auteur de Plume de presse, se retrouve dans une situation précaire et se voit obligé de fermer son site (qui était bien davantage qu'un simple "blog").

   
Une souscription de soutien par paiement "Paypal" est lancée ICI (bouton "faire un don", en haut à gauche).

   
Les archives de Plume de presse constituent à l'heure actuelle une somme, une encyclopédie, de tous les abus, de toutes les tromperies, qui auront marqué l'accession de Sarkozy au pouvoir, ainsi que ses premiers mois d'exercice. Un jour, pour étudier ce qu'aura été le "sarkozysme", les historiens se pencheront sur les archives de Plume de presse.

   
La cotisation de soutien pourra se faire au titre de services rendus (tout cela était gratuit !) ; et aidera aussi à la parution d'un livre, aux éditions "Les points sur les i" :

   

sarkozy_bonnet

« L’écran de fumée créé par l’omniprésente communication présidentielle résiste mal à un travail de vérification journalistique point par point, jour après jour. Olivier Bonnet, auteur de "Plume de presse, le blog sabre-au-clair d’un journaliste engagé", se livre à cette dissection méthodique du discours et des actes, les remet en perspective et les confronte aux faits. Sous une plume acerbe et caustique, son analyse prend alors la forme d’une implacable démonstration : le "sarkozisme" repose avant tout sur une stratégie de l’imposture permanente. »
   

***

   

Mise à jour 28/04/2008

   
Le livre d'Olivier Bonnet bientôt en librairie : "Sarkozy, la grande manipulation" : J - 10 !

On peut lire ICI ce qui est sans doute la 4ème de couverture, ça commence comme ça:

  • « Mais bon sang ! Comment a-t-on pu en arriver là ? Nicolas Sarkozy a bâti toute son ascension, du ministère de l’Intérieur en 2002 jusqu’à l’avènement présidentiel de mai 2007, en jouant avec habileté de l’arme de la manipulation. Multipliant coups médiatiques, écrans de fumée et postures marketing, alternant séduction, débauchage, démagogie, populisme, falsification, hypocrisie et mensonge, jouant l’ « opinion » en opposant systématiquement les catégories de populations entre elles : chômeurs contre travailleurs, Français contre étrangers, secteur privé contre fonctionnaires… »


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Liens :

Blog suspendu, bouquin à venir ("Plume de presse")
Soutenons Olivier Bonnet ("Le blog de SuperNo")
Plume de Presse en retraite provisoire ("Social et Sociétal")
Un livre pas comme les autres sur Sarkozy ! ("des livres et moi")
Olivier Bonnet va nous manquer... désespérément ! (Jachri)

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dimanche 16 décembre 2007

La tactique du rideau de fumée 2 (Sarkozy-Bruni)

   

« Aux Etats-Unis, c’est la recette infaillible des conseillers en communication (spin doctors) : détourner l’attention sur un terrain que l’on aura choisi. »

("Chroniques béachéliennes", 01/03/2006, ici)




L'annonce du divorce Sarkozy, il y a deux mois, était intervenue le jour de plus forte mobilisation lors de la grève des cheminots (voir La tactique du rideau de fumée 1).

Aujourd'hui, autre révélation fracassante : la relation Sarkozy-Bruni.

   

sarkobruni2a

   

Nouvelle coïncidence sans doute, cette info est rendue publique exactement le lendemain du départ de Kadhafi, dont la (longue) visite aura soulevé un tollé.

   

  • « ne succombez pas à l'intox - l'info n'est pas que Carla Bruni sort avec notre Kiki mais que le Kiki a mobilisé 15 photographes professionnels pour se faire voir à Disneyland, puis a fuité l'info sur l'Express (pas innocent) puis a laissé Christophe Barbier confirmer (pas insignifiant) sur LCI (hasard? mouaaaarffff).
    Et qu'il l'a fait SAMEDI, jour du départ de Kadhafi, avec l'EVIDENT Objectif de faire oublier le fiasco qu'a été la visite de kadhafi en faisant parler de ses amours.
    REFUSONS la manip!
    Chaque fois qu'on nous parle de Carla Bruni, soulignons l'objectif et la manip!
    (le mépris que cette opération de comm' sous-entend me met en colère. Ainsi donc, non content de croire que les Français peuvent oublier leur honneur si l'on parle gros sous, il pense qu'ils ont la capacité de concentration d'un poisson rouge et la mémoire d'un phasme?) »
    (Pescaloun) 

  • « Pour tourner la page de la visite encombrante du guide libyen qui s'est régalé à humilier une semaine durant son hôte, il fallait trouver un truc maousse pour reprendre la main. (...) Juste un truc pour les communiquants qui ont monté le vrai-faux "paparazzitage" à Disneyland : comment croire que, dans le monde du président de la République, où les montres sont des Rolex, où les costumes sont sur mesure, le dernier chic consiste à aller innocemment assister à la parade de Noël chez Mickey ? Pourquoi pas une saucisse-frites à la fête à Neu-Neu ? Non, désolé, mais là, ça se voit un peu trop... » (CharlyBishop)
   

Suite ici : Mickey président.

   

***

   

Mise à jour 17/12/2007

   
« C'est un touriste qui a filmé Nicolas Sarkozy et Carla Bruni au camescope [à Disneyland] »

(Journal France 2, lundi 17/12/2007, 20H09)

   
logo_france2_aOr que voit-on à l'image : Sarkozy passer, manifestement pas du tout surpris ni gêné par le camescope, et Carla Bruni qui fait des petites mines répétées vers l'objectif...

Qu'une chaîne nationale (financée par les deniers publics) puisse relayer une telle manipulation, un tel mensonge (comme si la sortie chez Disney n'avait pas été soigneusement orchestrée), sans en souffler un seul mot, est gravissime. Ce n'est pas David Pujadas qui a prononcé le mot "touriste" (ce mot qui accrédite l'idée de quelque chose de spontané et "pris sur le vif" - alors que tout ce conte pour enfants a de toute évidence été planifié par l'Elysée), c'était prononcé en "voix off" au début d'un sujet. Mais enfin Pujadas a lancé ce sujet sans moufter...

En écoutant France 2 de 20H02 à 20H35, entre le journal et les annonces pour telle ou telle émission du soir, c'était très objectivement "télé-sarko". Il faut le voir pour le croire...

 

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A lire aussi :

Kadhafi Circus : french Tour 2007 ("Plume de presse", 12/12/2007)
Kadhafi vainqueur sur tous les fronts ("Libération", 14/12/2007)
Farce ("Libération", 15/12/2007)
Mickey parade pour les Ginette ("Plume de presse", 17/12/2007)
Avec Carla Bruni, Sarkozy nous prend pour des Mickey
("No pasaran", 17/12/2007)

Sarkozy-Bruni : pronostics et décryptages (18/12/2007)

Claude Chabrol : "Il distrait les soirées d’hiver"
("Libération", 19/12/2007)


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