lundi 2 novembre 2009
Eric Besson, ministre de la propagande

Le plus méprisable membre du gouvernement sans doute, prêt à défendre les causes les plus abominables pour complaire à son maître (il se dit que Sarkozy aurait pensé à lui comme 1er Ministre !), cet affreux personnage prétend :
"le peuple s'est déjà saisi du débat [sur l'identité nationale] dans les blogs, sur les radios"
(source)
"Dans les blogs", le débat a été réglé en 2 secondes par Alain Juppé, citant Renan.
Pour le reste, il s'est surtout agi de fustiger une grossière tentative de diversion (faire oublier l'affaire Jean Sarkozy), destinée de plus à conserver dans le giron présidentiel un certain électorat FN.
Voir Besson accourir pour accomplir les plus basses œuvres (son origine "de gauche" sensée mieux faire passer les pilules), tel le toutou au parfait service de son maître - ce dernier récitant (ou relisant) la prose rancie du sieur Guaino - : il faut sans doute remonter loin pour trouver à la tête de l'Etat un spectacle aussi révulsant.

Mise à jour 03/11/2009
Le débat sur l'identité nationale au miroir de la presse étrangère (Le Monde)
« c'est surtout la manœuvre électoraliste du gouvernement, à quelques mois d'un scrutin régional, que retiennent les médias étrangers »
1. Besson le rénégat
Opportune réapparition d'une intervention télévisée de Eric Besson alors membre du Parti socialiste, en janvier 2007, en pleine campagne présidentielle :
Vidéo : quand Besson critiquait Sarkozy (Le journal de Fanette - "LePost") - vidéo
- « Et c'est ce gugusse, qui veut nous faire la morale... » (résistant44)
- « Il faut publier cette vidéo sur le nouveau site de Besson à propos de l'identité nationale! (...) Le cynisme, le renoncement de ses idées, la soumission... C'est ça "être Français" ? » (Justo)
- « C'est impressionnant et en même temps très inquiétant. N' y a-t-il aucune conviction derrière ces discours ? Pouvoir changer totalement de discours à volonté afin de pouvoir satisfaire son ambition personnelle, ça fait froid dans le dos. » (ux-law)
Pour mémoire, Eric Besson avait trahi son camp socialiste avant l'élection
de
Sarkozy : précisément au soir du 1er tour, le 22 avril 2007 (il était
manifestement plus prudent d'attendre de voir le score réalisé par le candidat
UMP, avant de tourner sa veste).
On peut penser que seul un vendu comme Eric Besson, se trouvait en capacité de lancer et soutenir cette grossière opération d'enfumage baptisée "débat sur l'Identité nationale". Serait-ce dans ce but précis qu'il a été nommé ministre, le 15 janvier dernier ?

2. Besson, bon élève du sarkozysme
A propos de "l'affaire Nanette", Eric Besson vient de faire preuve d'un cynisme froid révulsant (on pense à la désinvolture caractéristique de certains hiérarques évoluant dans la soie, aveugles par résolution vis à vis de tout ce qui pourrait troubler leur petit confort moral) :
Qu’est-il arrivé à Nanette Alanhi-Bangofa ? (Laissez-passer)
« Interpellé sur cette question, Eric Besson a publié un démenti acide, accusant le PS d’être "à la remorque des associations les plus extrémistes". »
« Et le ministre de préciser que Nanette peut demander un visa pour revenir en France, à condition de rembourser la somme perçue. »
De plus, en accusant le PS d'être "à la remorque des associations les plus extrémistes" (seul un Frédéric Lefebvre aurait pu proférer pareille ânerie), Besson fait sienne une posture sarkozyenne caractéristique, et tout particulièrement abjecte : celle consistant à renverser les valeurs, accuser l'adversaire de ses propres turpitudes.
Quand la France sera-t-elle débarrassée de tels gredins ?

3. Sœur de la propagande : la censure
Débat sur l'identité nationale : des textes d'internautes censurés (Rue89)
« Vingt-quatre heures après le lancement du volet online de la consultation, des internautes se plaignent de censure sur le site dédié par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. »
- « d’après l’Edition spéciale ce midi sur C+, tous les commentaires négatifs sur Sarkozy et sa politique sont censurés par le webmaster du site Identité nationale… » (marc)
Débat sur l'identité nationale : de la censure sur le site Web ? (FullHdReady - "LePost") - vidéo
« La preuve en image pendant l'émission "Edition Spéciale" [Canal+] du 3 novembre 2009 »
Nous avons vérifié, en postant ceci sur le site du ministère :
« "L'identité nationale", je
l'ai sentie s'exprimer durant l'affaire Jean Sarkozy : c'est elle qui
s'est indignée, et qui l'a fait nettement savoir. Je me suis dit :
"voilà la France", "là est l'esprit français", et choses de ce genre.
Il y a, dans l'identité française, quelque chose
de gaulois : une fierté, un panache ; le refus de la loi du plus fort ;
un attachement aux causes justes même si elles paraissent minoritaires
voire désespérées (toutes valeurs assez mises à mal par le récent
parcours professionnel de Monsieur Eric Besson, si je puis me
permettre).
L'identité nationale n'a rien à voir avec
l'origine ethnique ou géographique (les USA ne sont-ils pas un parfait
exemple de ceci ?). »
Ce n'est pas passé. Seules les participations exemptes d'éléments un
tant soit peu critiques envers le pouvoir, passent le filtre !!!
L'influence de la Chine se ferait-elle déjà sentir ?
Heureusement, ces genres de participations sont agréées :
- « Pour moi, être français c’est être fan de Michel Sardou. » (badtaste 03/11/09 à 20:37)
Finalement, difficile de ne pas penser à cette phrase écrite par Jean-Michel Apathie, il y a un an et demi déjà (le 18 avril 2008 précisément) :
« De tout cela, il ressort une impression d'amateurisme et de désordre qui ne rehausse pas le crédit des responsables politiques. Il est difficilement concevable qu'une démocratie moderne soit ainsi gouvernée. »
(source)
Débat sur l'identité nationale : une question, une réponse. (Michèle Delaunay)
« La question : "Nicolas Sarkozy est-il digne d'être Président de la République Française ?"
La réponse : "Non" »

Mise à jour 05/11/2009
Eric Besson : "il n'y a pas de censure" - vidéo
Comment peut-on nier si effrontément ce qui a été constaté par tout un chacun ?
Pierre Moscovici sur Eric Besson : "Je ne veux rien avoir à faire avec ce type" - vidéo
"Eric Besson fait un sale boulot et il le fait salement"

Mise à jour 06/11/2009
Eric Besson et le site de l'identité nationale : "Nous sommes victimes de notre succès" - vidéo
Besson s'enfonce à nier l'évidence, jusqu'à faire pitié...
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Sur le même sujet :
Identité nationale : le débat piège-à-cons (Plume de presse)
Mais quand arrêterons-nous de foncer dans le torchon rouge ? (Michèle Delaunay)
Ma contribution à Eric Besson sur l'identité nationale. (Marc Vasseur)
Liens vers ce billet :
Betapolitique.fr
mardi 14 octobre 2008
De l'abjection des journaux gratuits
Le 14/10/2008 au soir, "Une" du torchon (gratuit) propriété de Vincent Bolloré :
(avec à l'intérieur 2 pleines pages de publi-reportage sur Hortefeux)
Le même jour, sur le site d'un quotidien payant, on découvrait cette information :
« Le ministre de l’Immigration voulait faire taire la Cimade (service œcuménique d’entraide) en la chassant des centres de rétention administrative (CRA) où elle est la seule association autorisée à entrer pour assister les étrangers en instance d’expulsion. »
(source)
Le "journal" gratuit de Vincent Bolloré ne mérite d'autre nom que celui d'organe de propagande. C'est à cette fin qu'il est mis à disposition dans les métros et les gares, non seulement gratuitement, mais aussi avec une édition du matin et une édition du soir...
***
Sur le même sujet :
Direct soir organe de propagande Sarkozyste ("Intox2007")
lundi 23 juin 2008
L'invraisemblable outrecuidance de Frédéric Lefebvre
Pour esquiver le scandale des Centres de Rétention, au lendemain de l'incendie du CRA de Vincennes, l'ultra-sarkozyste porte-parole de l'UMP n'hésite pas à pointer du doigt les associations d'aide aux sans-papiers !
« Il n'est pas tolérable que des 'collectifs', type RESF (Réseau Education Sans Frontières) viennent faire des provocations aux abords de ces centres au risque de mettre en danger des étrangers retenus »
Cette brillante déclaration de Frédéric Lefebvre intervient donc au lendemain de l'incendie qui a détruit le Centre de Rétention Administrative (CRA) de Vincennes (ou, pour parler un langage moins châtié : le camp d'internement pour sans-papiers en attente d'expulsion).
Cet incendie volontaire serait consécutif au tabassage "à mort" d'un sans-papiers (mais le gars est vivant). (source)
En effet des émeutes, avec débuts d'incendie, avaient commencé précédemment dans ce CRA de Vincennes, suite à la mort d'un sans-papiers faute de soins. (source - reprise ICI)
On mesure là toute l'invraisemblable outrecuidance - mais aussi la nécessaire corruption interne - de l'auteur des mots cités plus haut (qualités se reflétant d'ailleurs parfaitement sur sa face).
Que se passe-t-il dans ces camps de rétention ?
Patrick Gaubert, député européen UMP et président de la Licra, déclare au Figaro:
« La véritable pression est surtout psychologique. Ce sont des gens qui attendent qu'on les renvoie dans leur pays d'origine. Or beaucoup sont en France depuis des années. C'est terrible. Ce ne sont pas des assassins, mais des gens qui bossent, la plupart ont des fiches de paye. Chacun vous montre un dossier… Quand vous les écoutez, vous vous demandez ce qu'ils font là. »
Pour davantage de détails on consultera ces témoignages :
Six mois de lutte au centre de rétention de Vincennes !
Extrait, pris presque au hasard :
« Lundi 14 avril 2008
CRA
1. (...) Depuis que je suis ici, quatre ou cinq gars ont fait des
tentatives de suicide pour ne pas être expulsés. Certains se pendent,
d’autres avalent des pièces de monnaie. Ceux qui refusent
l’embarquement sont ramenés au centre pour être réexpulsés plus tard.
Si je suis expulsé, je vais accepter. Quand c’est la deuxième fois
qu’ils tentent de t’expulser, ils te scotchent comme un animal et je ne
veux vraiment pas partir scotché comme un animal. Aujourd’hui, une
bagarre a éclaté entre un Algérien et un Égyptien. Quand les flics sont
montés, ils n’ont pas essayé de calmer les choses. Le capitaine était
là. L’un des flics m’a dit : “Pourquoi t’y vas pas toi ? Tu dois être du côté de ton pote algérien.” Je lui ai répondu que c’était à lui que j’avais envie de casser la gueule et pas à mes frères ! Un autre flic nous a dit : “Vous les Algériens, vous êtes tous des terroristes !”
L’un de nous l’a insulté. Alors les flics sont revenus à plusieurs. Ils
ont pris le gars. Ils l’ont mis dans une chambre et lui ont cassé la
gueule, il a des marques partout. (...) »
Caroline Larpin, responsable adjointe à la Cimade (service œcuménique d’entraide), résume la situation au CRA de Vincennes :
« Le centre de rétention de Vincennes est un cas à part qui fonctionne dans l’illégalité : pour contourner la loi qui fixe à 140 personnes la capacité maximale d’un CRA, deux centres ont été construits côte à côte. Mais cette séparation est fictive : il n’y a notamment qu’un seul chef de centre. Nous n’avons cessé d’alerter les autorités sur cette situation explosive, où les personnes sont traitées comme des numéros. Les tensions durent depuis des mois et les premiers incendies ont commencé en janvier 2007. Face au nombre, les forces de police et le personnel médical n’arrivent plus à gérer. Les dérapages et les violences se multiplient comme les bagarres et les automutilations. Les plaintes s’accumulent parce que leurs droits sont de moins en moins respectés. »
La Ligue des droits de l’Homme enfonce le clou :
« Avec de nombreuses autres associations de défense des droits, la Ligue des droits de l’Homme proteste depuis des mois contre les conditions inadmissibles dans lesquelles sont traités ces centaines d’étrangers qui n’ont commis aucun crime ni délit, si ce n’est le fait d’être démuni de tout y compris de papiers d’identité. Brutalités, grèves de la faim, incendie : chacun comprend que l’internement administratif pour délit de dénuement, l’absence de toute perspective de sortir de ce cauchemar, le renforcement constant de la traque administrative et policière, tout cela crée les conditions d’un désespoir qui peut pousser aux pires extrémités.
Si rien ne change dans les centres de rétention, si la politique inhumaine de chasse aux sans papiers continue à produire son lot quotidien de malheur en dépit de toute considération humaine, rationnelle voire économique, le pire est à venir. Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas ou qu’il n’a pas voulu cela. »
Richard Moyon, porte-parole de RESF ("Réseau Education Sans Frontières" - nommément mis en cause par le porte-parole de l'UMP), précise :
« Tous les jours, ces centres sont les théâtres de mutilations corporelles, de bagarres et de suicides. L'attaque de l'UMP est une tentative d'esquive. Elle cherche à fuir ses responsabilités et celles du gouvernement dans les incidents survenus ce week-end à Vincennes. Nous ne réglerons pas les problèmes politiques sur le terrain judiciaire, mais si Lefebvre venait à maintenir ses propos diffamatoires à l'encontre de RESF, nous étudierons la possibilité d'une action. On connait d'ailleurs les penchants du porte-parole de l'UMP pour les idées farfelues : c'est lui qui souhaitait rendre obligatoire la diffusion par l'AFP de tous les communiqués de son parti.
Une expulsion, c'est une arrestation inopinée, un emprisonnement, un licenciement sans préavis, une expulsion locative, une rupture avec sa familles et la perte de tous ses biens, et plus que tout une humiliation totale. On est déposé ligoté sur le tarmac d'un aéroport où personne ne vous attend. Les expulsés sont délaissés, certains finissent mendiants ou fou.
Il y a chaque semaine des gens qui vivent de véritables drames. Samedi dernier, un Ivoirien, père d'un enfant français de 11 ans orphelin de mère, a été expulsé. Les centres de rétentions sont remplis de personnes qui vivent de tels drames.»
« L’UMP demande que dans l’affaire de Vincennes toutes les conséquences soient tirées, y compris au plan judiciaire, si la responsabilité de membres de collectifs comme RESF était avérée »
- « Utilisant une stratégie de diversion souvent utilisée par son mentor, l'ultrasarkozyste porte-parole de l'UMP a trouvé un responsable : le collectif RESF, qui manifestait avec d'autres organisations à proximité du centre au moment de l'incendie. » (NouvelObs.com)
- « Au-delà de sa sottise, la réaction du parlementaire par héritage manifeste un regret : celui que les persécutions infligées aux sans papiers ne restent pas confinées dans le secret des commissariats, des préfectures et des centres de rétention. » (RESF, 23/06/2008, ICI)
Un peu d'air, mais en fait non :
- « Quant à [Carla] Bruni, c'est bien la plaie à vif de la rétention, et des objectifs chiffrés de reconduites à la frontière, qui rend l'opération de charme insupportable. Sans Vincennes, Bruni ne serait qu'un fumigène comme les autres. »
(Daniel Schneidermann, 23/06/2008, ICI)
***
Annexe
Frédéric Lefebvre,
habitué à manier le communiqué UMP tel un porte-flingue au détour d'une
ruelle, se transmue souvent et de façon étonnante, lorsqu'il est
interrogé sur un plateau télé, en apparachik grisâtre,
presque ahanant, n'hésitant pas à manier la plus éhontée langue de bois
(surpassant en cela Xavier Bertrand !), au profit de son Maître.
Cependant une sorte de léger vertige ou ahurissement passagers semble
parfois saisir Frédéric Lefebvre au détour d'une de ses phrases
habituelles, destinées à faire oublier la question qui lui était posée.
Frédéric Lefebvre pratique la langue de bûche
***
Mise à jour 24/06/2008

Revue de presse, au lendemain des déclarations du parlementaire par héritage (et porte-parole de l'UMP) Frédéric Lefebvre.
Incendie de Vincennes : les raisons de la colère ("Le Monde")
Centre de Vincennes : après l'incendie, la polémique ("Le Parisien")
VSD. Comment réagissez-vous à la phrase du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui accuse « les collectifs type RESF » de « provocations » ?
B.H. « Je m’élève avec vigueur contre cette déclaration. C’est un peu comme s’il accusait le thermomètre d’avoir de la fièvre. Ce genre de déclaration a pour but de détourner la colère de la foule. »
Lepoint.fr : Pour ce qui est de l'origine de l'incendie, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a mis en cause des manifestants, qui protestaient au même moment à l'extérieur du centre.
L. G. : « Cela n'a strictement aucun rapport. M. Lefebvre a des propos indécents. Ce n'est pas 30 personnes à l'extérieur du centre qui peuvent être à l'origine de ce mouvement d'émeute à l'intérieur. C'est une mise en cause du droit de manifestation. On ne peut pas tolérer ce genre de propos. C'est d'ailleurs une façon très grossière de dédouaner les pouvoirs publics de leurs responsabilités.»
Dossier complet dans le Libération du jour :
Des sans-papiers moins maltraités qu’ailleurs ? ("Libération")
« A Vincennes, la préfecture de police a contourné ce décret en créant administrativement deux centres pour porter le nombre de personnes retenues à 280. C’est beaucoup trop pour des lieux avec énormément de stress, où l’on voit des vies qui peuvent basculer en quelques jours. Cette situation ingérable et déshumanisée s’est traduite par une succession de tentatives de suicides, d’automutilations et d’incidents. La question principale ne tient pas aux effectifs de police ou au nombre de médecins ou d’infirmiers. Le problème est celui des objectifs chiffrés du gouvernement, qui entraînent une série d’effets pervers : des conditions d’interpellation indignes, un traitement superficiel des dossiers dans les préfectures et l’entassement dans les centres de rétention. Nous sommes d’ailleurs inquiets du projet de construction d’un nouveau centre au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) doté de 240 places, en plus de celui qui peut déjà accueillir 140 personnes. »
Sans-papiers: pourquoi Vincennes a brûlé ("Libération")
« "A l’origine des tensions, il y a cette injustice vécue par les retenus d’être en prison alors qu’ils n’ont rien fait", souligne Brigitte Wieser, de RESF Paris. (...) Selon elle, "il est quasiment impossible d’avoir accès à un médecin" au CRA de Vincennes. »
Les dégâts de la politique du chiffre ("Libération")
« Ici, personne ne sait ce qui va se passer le lendemain » ("Libération")
« "Les six toilettes étaient dégueulasses, on se douchait à l’eau froide, la nourriture était dégoûtante, on dormait à 7 ou 8 dans une chambre de 15 m2, parfois par terre, sur des matelas". »
« Arrivé à Vincennes le 20 décembre 2007, ce professeur de soutien en mathématiques a été à l’origine de la première grève de la faim des sans papiers dans le centre. "Tout a commencé au Mesnil-Amelot. Il y avait beaucoup d’arrestations injustes, comme ce Sud-Africain qui vivait en France depuis dix-neuf ans et avait une fille au lycée. Alors qu’il était hospitalisé, il avait oublié de faire renouveler son titre de séjour. Ils ne cherchent pas à savoir." »
« "A l’arrivée, ils prennent nos stylos et tout ce qui peut servir à prendre des notes" »
« Mamadou, un autre Malien présent de mai à juin à Vincennes, comprend que certains aient craqué. "On nous prend pour des criminels, des animaux, des objets. Ce que j’ai vécu là-bas a modifié mon image de la France pays des droits de l’homme." »
Sur le net :
Persécutions ordinaires d’étrangers en Sarkozie ("Plume de Presse")
Ce beau pays de France où la chasse est ouverte ("ZGUR")
Derniers témoignages sur les évènements au CRA de Vincennes :
CRA de Oissel, témoignages du lundi 23 juin ("Le quotidien des sans-papiers")
« Il avait dit avant qu’il était malade mais ils ont pas voulu qu’il aille à l’hôpital. »
« Il a dit aux autres de sa chambre de le réveiller à 15h quand l’infirmerie serait ouverte et il est mort. »
« Le lendemain de la mort du Tunisien qui vivait dans le même pavillon que moi, on a décidé de prier pour lui dans la cour. On est sortis pour faire une marche silencieuse, on était 50. On avait décidé de ne pas faire n'importe quoi, d'être solidaires. Là, une brigade spéciale de policiers est arrivée. Ils nous ont tapés, ils ont gazé tout le monde. Là, d'un seul coup, on a vu de la fumée de partout. C'est les retenus qui étaient restés dans les chambres qui ont mis le feu. Ce n'était pas préparé. J'ai eu peur. Après, les flics nous ont conduits dans un gymnase. On s'étouffait avec la fumée. Un Tunisien a pris un bout de métal, il s'est tailladé le visage, ils l'ont mis en prison. »
Frédéric Lefebvre persiste dans sa stratégie de diversion, au-delà de toute vraisemblance :
« Si la responsabilité pénale dépendra des suites de l'enquête judiciaire, la responsabilité morale de RESF est évidemment engagée»
(source)
***
Mise à jour 25/06/2008
FR3 Nimes 23/06 transférés de Vincennes et... à la rue - vidéo
L’incendie de Vincennes couvait sous la colère ("Libération")
« Etienne Pinte, député UMP, a tenu à se désolidariser du porte-parole de son groupe : "Avancer que des liens avec l’extérieur ont pu inciter les retenus à mettre le feu est tout à fait gratuit". »
Des chiffres et des ruines ("Le Canard enchaîné")
« Menacées par Lefebvre de poursuites judiciaires, les associations envisagent de déposer plainte pour manquements à la sécurité et mise en danger de la vie d’autrui. »
***
Mise à jour 10/07/2008
Après la nouvelle mise à sac de l'appartement de Ségolène Royal, et après que celle-ci ait fait remarquer que cette mise à sac s'était produite précisément le lendemain de sa déclaration sur la "mainmise du clan Sarkozy sur la France", l'insoutenable Frédéric Lefebvre - que Martin Scorcese recalerait pour "jeu outré" lors du casting pour un rôle de mafieux subalterne - a pondu successivement ces deux immondices, dans lesquelles éclate toute la petitesse de son esprit, et surtout toute la bassesse de sa personne (seul un être rongé par les vices les plus affreux peut, alors qu'il est en charge de fonctions importantes, se permettre de tels propos totalement déplacés) :
« Ségolène ROYAL a dépassé les bornes. A-t-elle pété un câble ? La gravité des accusations proférées par Madame ROYAL est le signe qu’elle perd ses nerfs. (...) » (source)
« Ségolène Royal a subi un traumatisme : elle a le droit à un soutien psychologique. Madame ROYAL a vécu, comme des centaines de milliers de Français un cambriolage. Pour elle, comme pour les autres, le sentiment bien compréhensible de viol de l’intimité peut être traumatisant. Comme pour toutes les victimes qui sont traumatisées, Madame ROYAL devrait avoir droit à une aide psychologique. » (source)
Ce dernier communiqué de l'insoutenable Lefebvre ("entré par effraction en politique", comme dit David Assouline), est un modèle d'outrecuidance. Ce n'est pas une simple française dont le domicile a été mis à sac (ceci pour la 2ème fois, sans compter un vol d'ordinateur), mais la candidate socialiste à la dernière présidentielle, et une des principales opposantes au "sarkozysme" (celle en tous cas qui mâche le moins ses mots à ce sujet).
Le pays va-t-il être livré encore longtemps à de tels escrocs ?
- « Je trouve que l'agressivité des sbires qui entourent Sarkozy n'a plus de limite » ("radical chic")
***
Mise à jour 11/07/2008
« Frédéric Lefebvre est plutôt dans l'insulte, dans l'agression, dans l'aboiement, que dans la politique. Il est utilisé pour ça, l'UMP l'utilise pour ça. »
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Mise à jour 22/07/2008
Alors que la néfaste réforme de la Constitution n'est passée qu'à 2 petites voix près, et ceci après moults pressions et marchandages de la part de Sarkozy lui-même sur un certain nombre de parlementaires récalcitrants, l'UMP s'est fendu d'un invraisemblable communiqué, où l'on peut lire :
« Monsieur HOLLANDE devrait en tirer les conclusions en quittant dès aujourd’hui ses fonctions »
Le communiqué est co-signé par Dominique Paillé, mais on reconnaît la prose consternante, ainsi que l'absence totale de scrupules, qui sont la marque de Frédéric Lefebvre, en particulier dans cette phrase :
« François HOLLANDE et Jean-Marc AYRAULT ont utilisé les méthodes du passé qui ne sont plus utilisées dans aucun pays d’Europe. Le vote intervenu au Congrès est pour eux un échec. »
Une telle hypocrisie, une telle morgue, un tel mépris pour l'intelligence, devraient être passibles des tribunaux.
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Mise à jour 16/05/2009
Les dernières pitreries de F. Lefebvre sont synthétisées dans cet accablant document:
Baton Merdeux pour F. LEFEBVRE - vidéo
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Mise à jour 25/10/2009
Ça soulage :
Jacques Weber : "Frédéric Lefebvre est le plus con qui soit !" - vidéo
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A lire aussi :
Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes
Les images de l'incendie au centre de rétention de Vincennes ("Rue89")
La Nuit ("Vive le Feu!")
Le scandale de la chasse au quota en France
France : témoignages de l’intérieur des centres de rétention 11 janv-21 juin 2008 ("Migreurop")
Violences expérimentales à l’abri des regards ? ("Vacarme")
Témoignages sur les conditions d’accueil des étrangers dans les préfectures (Cimade")
« Papy ! » ("Journal d'un avocat")
Ce billet a également été publié sur Betapolitique.fr
jeudi 8 mai 2008
Le scandale de la chasse au quota en France
Un cas dramatique parmi d'autres : celui de Samira Bobouch, 23 ans, entrée légalement en France à l'âge de 15 ans.
EXPULSIONS SAUVAGES DE SARKOZY ET HORTEFEUX
« C'est la presse étrangère qui parle de ces histoires françaises, en France on en parle pas. »
L'article du journal espagnol Público, signé Trinidad Deiros et intitulé Expulsés : vies brisées par la politique de Sarkozy, retrace en détail le parcours de Samira : c'est encore plus accablant que ce que l'on peut entendre dans la video ci-dessus. A lire ICI (page 1) et LA (page 2) (traduit et publié par Courrier International n°911 "Sarkozy un an de folie").
« Sans ressources ni famille au Maroc, Samira vit de la charité. En France elle avait une promesse d'embauche. »
« C'est un cas parmi tant d'autres, mais c'est un cas emblématique, car de plus en plus de personnes complètement insérées dans la vie de la France sont expulsées, au mépris de toute humanité. »
(Une membre de RESF, ICI)
- « Il faut quand même rappeler que Sarkozy (...) n'a gagné que parce qu'il a gagné les voix du Front National : il ne les a pas eues pour rien. (...) Le système des lois d'exception, le système des camps de rétention, le système des persécutions, et plus encore le système envisagé des contrôles de l'ADN, et plus encore malgré tout la fixation de quotas d'expulsion ! Je suis très étonné qu'il n'y ait pas de réactions plus vives dans ce pays devant un gouvernement qui déclare expressément "voila nous avons une minorité de gens, il faut en expulser 25.000 dans l'année" ! ça c'est un trait que l'on peut appeler pétainiste sans la moindre hésitation. »
(Alain Badiou, ICI - à 9'05)
***
Mise à jour 12/05/2008
Un lycéen camerounais menacé d'expulsion ("Nouvel Obs")
« Un lycéen camerounais de 18 ans vivant en France depuis sa petite enfance a été placé au centre de rétention administrative (CRA) de Palaiseau (Essonne) le mercredi 7 mai et risque d'être expulsé. »
« "Je n'ai plus de famille au Cameroun", a-t-il expliqué. "S'ils m'envoient là-bas, je ne sais pas ce que je vais faire. J'ai la chance de faire des études d'architecture ici" à Epinal (Vosges), a expliqué le jeune homme, qui suit un bac professionnel. Du fait de sa rétention, il n'a pas pu passer un de ses examens. »
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Mise à jour 15/05/2008
Sur le même sujet, il faut lire le chapitre 7 du tout récent livre de Olivier Bonnet, c'est à s'étouffer de rage.
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Mise à jour 17/05/2008
République, mode d'emploi ("Maître Eolas")
- « Pour info d'autres préfectures procèdent de même... La consigne vient directement "d'en haut". Je doute de la compatibilité de ce dispositif avec la Convention européenne mais comme le disait un chef du service des étrangers d'une grande préfecture : "J'applique la volonté du gouvernement, je suis couvert"... » (X., ICI)
Lire aussi ce commentaire.
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Mise à jour 19/10/2008
"Je suis humilié" (Sud-Ouest, 18/10/2008)
« Le titre de séjour d'un Italien vivant en France depuis 1955 vient d'être prolongé de... deux mois. »
Brice Hortefeux ministre de race blanche ("Enfumer tue", 19/10/2008)
« Une femme s'est immolée par le feu [lien]. Ça s'est passé dans notre beau pays démocratique, ici, en France. Ajoutons à ce fait divers dramatique, les autres faits divers quasi-hebdomadaires, qui mettent en scène des personnes plus ou moins régulières, et des policiers à cran, car contraints par la politique du chiffre, voulue par Sarkozy et mise en musique par Hortefeux, et nous voici dans un pays dans lequel, régulièrement, des immigrés, clandestins ou non, sont arrêtés devant les écoles, sous les yeux de leurs petits enfants, se défenestrent, s'immolent par le feu. (...) »
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A lire aussi :
Communiqué : Samira Bobouch, expulsée le 5 décembre ("RESF")
Liste des "sans-papiers" expulsés mois après mois ("Sarkostique")
Obscénité ("Plume de presse")
Le sarkozysme est-il un nouveau pétainisme ?
A Roissy, la police cache au juge les conditions d'enfermement des étrangers ("Les mots ont un sens")
La politique du chiffre tue ! ("Le bonnet phrygien")
L'invraisemblable outrecuidance de Frédéric Lefebvre
Maria, touriste refoulée à Roissy: la France a perdu une amie ("Rue89")
Ce billet a également été publié sur Betapolitique.fr
jeudi 1 mai 2008
Pour les Tamouls
Manifestation du 1er mai. Dans la fin du cortège qui venait de quitter la place de la République à Paris en direction de la place de la Nation, au milieu des drapeaux, des slogans et des roulements de tambour, soudain un miracle. Une musique venue d'ailleurs, et une vingtaine de jeunes danseuses en habit traditionnel (apparemment entre 12 et 16 ans, de type hindou avec la peau foncée). Tantôt avançant, tantôt dansant sur place, d'une danse qui consistait principalement en une succession de poses apparemment caractéristiques de la danse hindoue. Il émanait de l'ensemble comme de chaque partie une grâce, une concentration (où perçait par moments une discrète allégresse), qui frappaient le spectateur d'admiration. Un tract m'informa qu'il s'agissait de Tamouls. Sur le côté, une femme, l'air sévère et elle aussi en habit, escortait les danseuses. Manifestement leur professeur. Elles avaient de toute évidence beaucoup travaillé et répété. Le résultat, au milieu de ce défilé du 1er mai, était prodigieux.
Je pensai alors au Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, qui sévit actuellement en France. A certains êtres incultes, épais, qui pour supporter leur propre inanité, s'imaginent supérieurs aux êtres humains qu'ils sont chargés de pourchasser afin de remplir des quotas d'expulsion (je venais de lire ce révoltant entrefilet dans Le Canard Enchainé). Enfin à cet esprit rance, à cette émanation de ce que Alain Badiou a poliment nommé pétainisme transcendantal, actuellement à l'œuvre en France et au sommet de l'Etat.
Ces miracles humains, qui défilaient sous mes yeux, étaient donc pour certains animaux comme celui dont Le Canard a retracé les exploits, des sortes d'êtres inférieurs, et de susceptibles candidats à l'expulsion du territoire.
Remontant la manifestation, je tombai sur le cortège de la LCR, qui précédait les Tamouls. Là, des slogans scandés sur un mode automatique. Des êtres blafards, gris, comme dévitalisés. Et cette évidence : la cruelle absence, en France, d'une culture traditionnelle encore vivante (quel contraste avec l'Andalousie).
Je laissai revenir à moi le cortège des Tamouls, avec au milieu les 20 danseuses (leur type était proche de celui des gitans originaires d'Inde qui atterrirent au sud de l'Espagne il y a plusieurs siècles, et dont on peut encore trouver la survivance presque inchangée au détour d'un pueblo andalou). Je fus alors frappé par l'extraordinaire dignité qui émanait de ces gens. L'apport de population étrangère, le métissage, ne sont pas seulement une chance pour la France : mais sa seule chance. Il faut être fonctionnaire au Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale (ce titre n'aurait vraiment pas départi le gouvernement de Vichy), pour ne pas saisir cela.
« La masse des ouvriers étrangers et de leurs enfants témoigne, dans nos vieux pays fatigués, de la jeunesse du monde, de son étendue, de son infinie variété. C'est avec eux que s'invente la politique à venir. Sans eux nous sombrerons dans la consommation nihiliste et l'ordre policier. »
(Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, p. 94)
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Les Tamouls de France sont principalement originaires du Sri Lanka, où les Tamouls se trouvent depuis longtemps opprimés. Pour beaucoup contraints à l'exil, ils forment une diaspora tamoule, éparpillée en France et ailleurs.
« Les Cinghalais ont voulu, suite à l'indépendance [en 1948], instaurer un Etat-nation, alors que le [Sri Lanka] était clairement binational. L'échec de cette politique autoritaire débouche sur la violence et la radicalisation des deux camps comme ailleurs (pensons aux Albanais du Kosovo et la Serbie, aux Palestiniens et Israël...). »
(source)
Sur les Tamouls en France : "Mais comment peut-on être Tamoul ?"
Article de fond : Les Tamouls du Sri Lanka dans la région parisienne
Association des
Etudiants Tamouls de France
Portail d'information de la communauté tamoule
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Sur le conflit au Sri Lanka :
La longue marche vers les libertés au Sri Lanka ("Tribune des droits humains")
Le droit international s’applique également aux Tamouls du Sri Lanka ("Horizons et débats")
La lutte des Tamouls pour leur reconnaissance ("Eglises d'Asie")
Crise génocidaire au Sri Lanka ("Horizons et débats", mai 2007)
La face cachée du conflit avec les Tigres ("Courrier international")
Les Tamouls du Sri Lanka (historique)
Appel des associations
franco-tamoules pour le soutien du peuple Tamoul - 1
Appel des associations
franco-tamoules pour le soutien du peuple Tamoul - 2
Ce billet a également été publié par Betapolitique.fr
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Mise à jour 01/05/2009
Scènes d’horreur au Sri Lanka ("Courrier International")
"Si la tragédie qui se déroule actuellement au Sri Lanka est possible, c’est à cause du silence qui l’entoure."
Au Sri Lanka, 150 000 civils pris au piège des bombardements ('"Rue89")
Les Tamouls de France dénoncent un «génocide» ("Le Parisien")
Pourquoi je me mobilise avec les Tamouls de France ('"Rue89")
Sri Lanka : L’hécatombe se poursuit ("TamoulObs")
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Mise à jour 11/05/2009
Sri Lanka : une offensive de l'armée fait plus de 2000 morts ("TamoulObs")
Sri Lanka : plus de 100 enfants tamouls tués dans un "bain de sang" ("NouvelObs")
« Un bain de sang », selon l'ONU ("radio-canada.ca")
Sri Lanka : au moins un millier de tués parmi les civils dans la zone de guerre ("AP")
L'ONU dénonce un carnage dans le nord du Sri Lanka ("Ouest France")














