« Casse-toi, pauv' con » : une posture sarkozyenne
« Casse-toi, pauv' con » : cette phrase fut prononcée hier au Salon de l'agriculture par le Chanoine de Latran le Président de la République française, à l'adresse d'un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
Relevé détaillé :
Un français : OUOUOUOUOUOUHHHHHH !...
Sarkozy (pendant la fin du "OUH") : Bonjour monsieur...
Le français : ...OUOUH.
Sarkozy : Bonjour monsieur...
Un autre (?) français : Ah nan !
Sarkozy : Bonjour madame...
L'autre français : Touche-moi pas !
Sarkozy : Alors va te coucher, casse-toi alors !
L'autre français : Tu me salis !
Sarkozy : Eh cass... Casse-toi alors ! Pauv' con va.
Une voix (Barnier ?) : On est filmés là...
Sarkozy : Merci... Bonsoir...
A noter que l'injonction présidentielle « Alors va te coucher » semble avoir échappé à la plupart des commentateurs.
- « "Casse-toi, pauvre con !", "Descends, allez, descends, viens le dire ici !" Pauvre président qui n'inspire plus que la dérision et le mépris, qui se fait couvrir d'outrages, qui craque à chaque instant, qui tutoie et engueule tout le monde. Parfait exemple de cercle vicieux. Pauvre homme sans dignité ! » (Pauvre Blaise)
- « Je me souviens d'un préfet qui avait utilisé ce vocabulaire choisi de "c..." pour négocier avec des malfrats : il avait été viré par la suite, au nom de la retenue obligatoire d'un personnage incarnant l'Etat. » (1dlMS)
- « Miséricorde ! Cet homme n'est-il donc pas conscient de la portée de ses actes? » (Yohan F.)
- « "C'est du sérieux !" cette fois. Mais que fait ce zombie à l'Élysée ? Ses électeurs peuvent être fiers. La France est pour celui-ci une cour d'école où l'on fait joujou en se vantant d'avoir "levé" la plus belle poulette et en traitant les autres de C... » (JACQUES C.)
- « C'est quand même incroyable qu'un président qui poursuit en justice des mecs qui l'insultent (le mail qui compare à Vichy,...) se permette lui-même de dire tout et n'importe quoi. » (The Este)
- « J'ai vu Alain Juppé faire une campagne très hostile à Bordeaux en 1995. Les uns ont refusé de le saluer. D'autres lui ont jeté des œufs. Il a toujours su prendre sur lui. Je suis de gauche, mais je sais reconnaître un homme d'Etat quand j'en vois un. Nicolas Sarkozy n'a pas les épaules pour ce poste. » (gael v.)
- « Sarkozy élu je m'attendais au pire et j'avoue ne pas être déçu. » (GERARD M.)
Au-delà de la consternation que suscite, une fois de plus, le comportement du chef de l'Etat français, on se rend compte que la phrase « Casse-toi, pauv' con » pourrait servir de maxime à bien des actes de l'actuel Président de la République.
Vouloir censurer une décision du Conseil constitutionnel (fait unique dans l'histoire de la Vème République), est en effet un acte emprunt de vulgarité et de mépris, d'invraisemblable outrecuidance de la part de quelqu'un censé au contraire donner l'exemple en tant que Président de la République, à commencer par le respect de la Constitution.
Autant dire, de la part de Sarkozy, pour résumer : « Casse-toi, pauv' con ».
Des personnalités choquées réagissent (lien) : Sarkozy lâche alors ses pitt-bull UMP qui, ne se retenant plus, outrepassent même à la vérité la consigne du «Casse-toi, pauv' con» :
« les socialistes sont du côté des coupables plutôt que des victimes »
(Yves Jégo, porte-parole de l'UMP)
« Je laisse le soin aux Français de juger le Parti Socialiste qui se met clairement du côté des assassins et oublie toutes les victimes »
(Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, 23/02/2008)
Le journal "Marianne", comme frappé de prémonition, avait lancé quelques jours plus tôt un appel "Pour une vigilance républicaine". Les sbires UMP enclenchèrent aussitôt (sur injonction présidentielle) le plan « Casse-toi, pauv' con » :
« Il y a des types qui n'ont toujours pas accepté que Sarkozy gagne les élections. C'est du déni de démocratie et du fascisme rampant »
(Robert Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, 16/02/2008)
« En ce moment, notamment de la part de l'opposition, on est dans une posture de terrorisme intellectuel »
(Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, 20/02/2008, Radio-Classique)
« Le débat politique est dominé par des méthodes qui relèvent de la Stasi »
(Pierre Lellouche, député UMP, 21/02/2008, i>Télé)
(source)
A noter qu'un des inspirateurs de cet appel "Pour une vigilance républicaine", le journaliste Jean-François Kahn, s'est retrouvé il y a quelques jours la cible de l'équipe du "Grand Journal" sur Canal + (particulièrement du journaliste Jean-Michel Apathie).
Difficile de ne pas résumer le comportement de ces journalistes, qui servent habituellement la soupe dans une atmosphère doucereuse lorsque l'invité se trouve être un membre du gouvernement (par exemple Xavier Bertrand trois jours avant J-F. Kahn, le contraste est saisissant...), difficile de ne pas résumer ce comportement, en particulier celui du sieur Apathie, par un « Casse-toi, pauv' con »...
- « C'est tout à fait stupéfiant de voir combien on peut dire de bêtises en aussi peu de mots » (Jean-Michel Apathie)
Jean-François Kahn Vigilence Républicaine
Seul contre tous, âgé presque de 70 ans, Jean-François Kahn sort vainqueur du traquenard !
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La France entière prend conscience, petit à petit et depuis quelques semaines, de la véritable personnalité du président Sarkozy. Il est étonnant comme la phrase «Casse-toi, pauv' con» lui parait consubstantielle : elle semble émaner de chacun de ses gestes, de chacune de ses attitudes.
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Mise à jour
A ne pas manquer : le journal de la Radio-Télévision Belge.
Sarkozy : "casse toi, pov con!!!" Journal RTBF
« Depuis que vous m'avez choisi pour présider aux destinées de notre pays, j'ai voulu tout mettre en oeuvre pour tenir la promesse que j'vous avais faite, de vous rendre la fierté d'être français. »
(Nicolas Sarkozy, Vœux à la Nation, 31/12/2007)
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Dans un registre plus convenu, le 20H de France 2 :
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Mise à jour 25/02/2008
Best-off de l'actuel président de la République française :
Quand Sarkozy Fait Le Tour De La Toile
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