antennerelais

Désinformation, intox : questions sur l'indépendance des medias

vendredi 6 juin 2008

Un communiqué UMP dans "Le Monde"

   

Philippe_Ridet

Philippe Ridet, journaliste au "Monde"

   

Hier, quelques points grappillés par Sarkozy dans un sondage (TNS Sofres pour Le Figaro Magazine). Pas de quoi fouetter un chat. Aujourd'hui, nouveau sondage (CSA pour Le Parisien et iTELE) : le Nouvel Obs en ligne titre sobrement Sarkozy et Fillon se maintiennent (+1 pour Sarkozy et = pour Fillon).

Je me dis : si certains ont titré hier sur une "remontée" de Sarkozy, ils ont oublié que ces genres de titres, il y a un mois, étaient contredits par le sondage du lendemain. En prenant un peu de recul (par exemple en consultant les courbes sondagières de Dedalus, ICI et LA), on pourrait titrer simplement : "Sarkozy enraye sa chute dans les sondages".

Mais en consultant Le Monde en ligne, un titre cingle :


« Un premier frémissement dans l'opération reconquête de Nicolas Sarkozy »

   
Diable ! Opération reconquête ! Frémissement ! Les mots "Philippe Ridet" me viennent aussitôt à l'esprit. Je déroule l'article pour voir le nom du signataire : banco.

Cet article, sorte de communiqué UMP mâtiné de quelques demi-phrases censées faire contrepoids ou servir de gage à l'"impartialité" du journaliste, est d'une courtisanerie aveugle, hallucinée (en particulier lorsque l'on sait que le fidèle Ridet se targue d'indépendance ou de juste distance vis à vis de celui qu'il a été chargé de suivre durant toute la campagne présidentielle).

Si l'on s'intéresse de près au plus récent des deux sondages cités par Ridet (CSA des 4 et 5 juin ; l'autre sondage plus favorable, TNS Sofres, date en fait des 28 et 29 mai : très exactement le lendemain de la pure opération de "com", si outrageusement médiatisée, de Nicolas et Carla à Rungis - Ridet équilibre d'ailleurs cette date faisandée en mettant glorieusement en avant la date de parution du journal commanditaire de ce sondage plus ancien : « 7 juin » !), si l'on s'intéresse donc au sondage le plus récent on s'aperçoit que les opinions négatives envers Sarkozy augmentent ! En fait il y a dans ce sondage moins d'indécis : le gain est équitablement réparti entre bonnes et mauvaises opinions (et d'ailleurs les variations sont non significatives : de l'ordre de 1%).

Bizarrement, Philippe Ridet oublie de mentionner dans son article un troisième sondage, pourtant postérieur au TNS Sofres des 28 et 29 mai : LH2 pour nouvelObs.com (30 et 31 mai). Dans ce sondage, qui « confirme la crise de confiance à laquelle est confronté le pouvoir » (dixit LH2), la cote de Sarkozy reste stable, au « plus bas niveau enregistré par cet institut depuis l'élection du président le 6 mai 2007 » (source). Mais, manifestement, il tardait à Philippe Ridet de pouvoir placer «frémissement » et « opération reconquête » dans un titre... Et d'amorcer ainsi son article, après les présentations d'usage :

   
«
De quoi redonner le sourire à l'Elysée »

 
Nul doute en tous cas que l'article de Philippe Ridet y contribuera. En comparaison, l'article du Figaro sur le seul sondage "TNS Sofres" pourrait presque servir de modèle d'objectivité (il pointe par exemple la hausse du nombre de sondés prévoyant «beaucoup » de conflits sociaux dans les mois à venir).

       

  • « Fantastique ! on se sent tout de suite mieux. Le Monde, nouveau panneau publicitaire au service de l'Elysée ? » (MICHEL Z.)
  • « J’ai toujours en tête la déclaration de Ridet lors d’un Arrêt sur images consacré à la connivence entre Sarkozy et la presse et plus particulièrement entre lui et Sarkozy : ”J’espère qu’il m’aime bien”.** Chien fidèle. »  (L'autre)

** La phrase exacte était : "peut-être par ailleurs il m'aime bien" (source - video n°1 à 2'35). Ce qu'a capté et gardé en mémoire le commentateur "L'autre", c'est manifestement le sentiment profond de Philippe Ridet.

      
***

   

Mise à jour 08/06/2008

 

« De la pâtée pour chats »

   
Une video de Dominique de Villepin, invité de l'association "Dauphine Discussion Debat", vient d'être rendue publique. Extraits, sur la presse en France :


  • Dominique_de_VILLEPIN« Je trouve dommage pour ma part que trop souvent les médias soient dans la main d'industriels, qui sont partie prenante du jeu politique et du jeu économique - il y a une consanguinité (...). L'esprit de cour c'est une véritable vérole. (...) On n'a pas à lire la "Une" de certains journaux comme on lit les bulletins officiels ! Je vous promets que dans certains cas, l'époque impériale à bien des égards paraissait plus libre que parfois la lecture des quotidiens nationaux ! (applaudissements) J'estime qu'il y a un besoin d'indignation, un besoin d'audace dans la critique, qui fait défaut. Si vous lisez la presse de l'entre-deux guerres dans notre pays, croyez-moi elle est infiniment plus venimeuse, à certains égards infiniment plus courageuse, que ne l'est la presse d'aujourd'hui ! (...) En général je lis la presse dans ma voiture. Heureusement que mes trajets se sont raccourcis, parce que au bout de 5 minutes il n'y a plus rien à lire ! Ca/on manque de nourriture ! Tout tourne en rond, tout tourne en boucle, c'est toujours la même chose, c'est vraiment de la pâtée pour chats ! (...) On ne demande pas à des journalistes de répéter en boucle ce qu'ils ont entendu dans les arrières-cours de l'Elysée, de Matignon ou des gouvernements. (...) On a le sentiment que on peut annoncer n'importe quoi, ce sera repris tel quel... »  

(Dominique de Villepin, 06/05/2008 - source)


******


A lire aussi :

Les journalistes et Sarkozy, retour sur lune de miel ("@rrêt sur images")
Fidèle Ridet! ("Vive le feu!")
Philippe Ridet, ta gueule, merci. ("Cabinet de subversion")
Le Monde : un journal corrompu ("antennerelais")
Le corporatisme de Philippe Ridet ("Pensées d'outre-politique")
Dominique de Villepin dénonce "l'esprit de cour" de la presse française ("Nouvel Obs")

mardi 1 avril 2008

"Le Monde" : un journal corrompu

L'ancien "journal de référence" se révèle trop souvent simple courroie de transmission pour l'intérêt des puissants

LogoLeMonde3

L'inculture fondamentale, la vulgarité native de l'actuel Président "bling-bling" de la République, sont des faits reconnus par la presse internationale.

Pas par Le Monde (France).

Dans un article relayant scrupuleusement l'actuel plan de propagande plan de communication élyséen (mise en avant du caractère - supposément - calme et réfléchi de Carla Bruni, pour tenter de corriger l'image désastreuse de Sarkozy), on peut lire les lignes suivantes :

   
« (...) elle {Carla] s'inquiète parfois, auprès de ses proches, de l'incompréhension persistante entre le monde de la culture, la droite en général et Nicolas Sarkozy en particulier. » (lien)

   
Comme si la réalité des faits était non pas l'inculture et la vulgarité fondamentales de Nicolas Sarkozy, mais une incompréhension entre le "monde de la culture" et lui ! Autant dire une incompréhension du monde de la culture à son égard ! Et la journaliste du Monde de relayer cet hallucinant conte pour demeurés, sans commentaire aucun, comme si cette "incompréhension" avait valeur de fait.

On peut noter que l'auteur de cet article avait coécrit et fait paraitre, au lendemain de l'élection présidentielle, le livre La Femme fatale, peu flatteur à l'égard de Ségolène Royal (lien).

Il y a un an, un livre sur Sarkozy aurait été un acte d'utilité publique, une belle œuvre qui aurait permis à un plus grand nombre de se déciller les yeux sur le compte du candidat Sarkozy, et ceci pendant qu'il en était encore temps : la journaliste du Monde (non découragée en cela par ses supérieurs hiérarchiques du Monde) en avait décidé autrement.

  • « Le Monde n’a pas rempli son devoir d’information. Le Monde s’est comporté durant la campagne en journal corrompu. Ce fait éclate aux yeux de tout observateur impartial. » (contributeur anonyme, ici)

   
***

   
C'est toujours une sorte de surprise de voir Le Monde se compromettre dans une bassesse, tant son ancienne image de journal de référence lui reste collée à la peau (c'est ceci même qui rend insoutenable et si scandaleux chacun de ses abaissements).

 
Pour simple rappel :

-  en 1994-1995, Le Monde avait outrageusement appuyé la candidature de Edouard Balladur (le candidat de la finance et des marchés) à la présidentielle.

-  pour l'élection de 2007, Le Monde aura mis son restant de crédibilité au service du bras droit de Balladur à l'époque : Nicolas Sarkozy (le candidat de la finance et des marchés, celui à côté duquel l'ancien Président Chirac fait maintenant figure de rêveur gauchisant).

   

  • « Le Monde n'était pas à l'aise dans les années 80, ces années "fric et paillettes". Les années 1990 pouvaient lui redonner la main. En réalité, l'équipe du Monde a raté une formidable occasion de prendre la tête du grand mouvement contre le libéralisme qui se dessine à l'échelle internationale. Au lieu de quoi, le quotidien a préféré sombrer dans la révérence à l'égard des puissants. »  (Philippe Labarde, cité in La face cachée du Monde, p. 171)

***

   
La lecture du livre La face cachée du Monde, de Pierre Péan et Philippe Cohen, se révèle indispensable (la première partie du livre est assez tortueuse et mal construite, on peut éventuellement commencer au chapitre 8).


Face_cach_e_Monde


Ce livre peut encore facilement se trouver sur le marché de l'occasion.

      
***

   
Sur le même sujet on pourra aussi consulter l'Encyclopédie Fontenellienne :

   

Lendemain (Vespéral) D'Election: "Le Monde" Et L'UMP Somment Sarkozy De S'"Arc-Bouter Sur Son Programme De Réformes" (13/03/2008)
Fidèle Ridet! ( 22/12/2007)
Fin De L'Etat De Grâce: "Le Monde" Fustige (Durement) Le Chef De L'Etat ( 19/11/2007)
Dignité ( 19/10/2007)
"Le Monde" Raille (Durement) Le "Show Permanent" Du Chef De L'Etat (22/09/2007)
Alain Minc: "Trop De Démocratie Tuerait La Démocratie" ( 29/06/2007)
Hugo, Salaud, "Le Monde" Aura Ta Peau! (Ou Les Très Riches Heures Du Journalisme D'Insinuation) ( 27/06/2007)
Coucou, Les Ami(e)s! ( 21/06/2007)
Le Chef De L'Etat N'Etait Pas Bourré: Il Avait Faim (Et Il Etait Un Peu Excité) (16/06/2007)

"Le Monde" Et Le Venezuela: Une Intox De Référence ( 31/05/2007)
Un Communiqué Du Quotidien Vespéral Payant De Jean-Marie Colombani ( 09/05/2007)
Fidèle Ridet! ( 07/05/2007)
Jean-Marie ♥ Nicolas ( 24/04/2007)
Fidèle Bezat! ( 15/02/2007)
"Le Monde", Bulletin De Liaison Vespéral Des Ami(e)s Du Ministre De L'Intérieur Et Futur Président, Déjoue (Encore) La Propagande (Grossière) Des Ennemi(e)s Du Ministre De L'Intérieur Et Futur Président (02/02/2007)
Infection (13/01/2007)
Où Il Est (Enfin) Révélé Que Les Pauvres, Ces Parasites, Sont Assez Directement Responsables Des "Faiblesses" De "Nos Economies" (Et Suggéré Que Nous Cessions De Financer Leur Nonchalance) (12/12/2006)
"Le Monde" Et Chavez: Un Très (Très) Bel Exemple D'Extrême Rigueur Journalistique (23/11/2006)
"Je Suis Tous Américains" (Eric Le Bushé, "Le Monde", 22 octobre 2006) (24/10/2006)
Carlos Ghosn N'Est Pas Seulement Très Beau: Il Est Aussi D'Une Intelligence A Couper Le Souffle, Et Force Est De Reconnaître Qu'Il Danse Le Tango Comme Un Dieu (02/10/2006)
Il Serait Pas Un Peu Zinzin, François Bayrou? (10/09/2006)
Jean-Marie Colombani, Directeur Du "Monde", M'Ecrit: "Merci De Votre Confiance". Y A Vraiment Pas De Quoi, Vieux. (04/09/2006)

   

******

 

Mise à jour

 
La journaliste auteur de l'article du Monde sus-cité, Raphaëlle Bacqué puisqu'il faut la nommer, vient de produire un article à la gloire du couple Isabelle et Patrick Balkany (qui sont à la déontologie politique ce que Al Capone fut en son temps à la loi sur la prohibition), et ce n'est apparemment pas un poisson d'avril.

La journaliste du Monde se débarrasse en quelques lignes de la réputation sulfureuse des Balkany (pour apprendre par exemple que l'ensemble des sommes détournées des comptes publics par les Balkany s'élève à environ 1.000.000 €, il faudra faire soi-même une recherche sur le net).

Raphaëlle Bacqué peut alors se laisser aller sur deux pleines pages (version web) à une sorte d'exercice de réhabilitation des deux « escrocs », selon le mot du bon David Martinon (néanmoins rapporté par Raphaëlle). On pourrait résumer ainsi la posture de la journaliste du Monde : "certes ces gens sont un peu sulfureux, mais ils sont tellement sympathiques".

   

Balkany01

 
A la lecture du Monde, on apprend entre autres choses fondamentales ceci :

« Beaucoup de copains dans le show-biz. Des dîners chaleureux presque tous les week-ends, dans leur superbe maison de Giverny. Des chansons, des parties de rire, toujours une petite attention lors des anniversaires. »

L'épaisseur outrecuidante de Patrick Balkany éclate à chacun de ses passages télévisés (qui se multiplient bizarrement ces derniers temps) : Raphaëlle Bacqué préfère se concentrer sur Isabelle.

« Au retour des vacances, passées à Saint-Martin, dans les Antilles, Isabelle Balkany revient chaque fois les bras chargés de pulls Ralph Lauren qu'elle distribue à chacun : "C'est 50 % moins cher là-bas", dit-elle franchement. "Moi, je m'habille chez Monoprix." »

(Raphaëlle Bacqué a souligné au passage la franchise d'Isabelle Balkany)

« [dans leurs bureaux] on trouve aussi des clichés de leur parrain en politique, Charles Pasqua, avec lequel ils vont régulièrement boire un whisky et dont ils préservent l'influence dans les Hauts-de-Seine. »

Ceci énoncé avec une candeur parfaite : les initiés devront se contenter du mot "parrain" comme allusion subliminale à l'image de mafia véhiculée par les mots "Pasqua" et "Hauts-de-Seine".

L'article de Raphaëlle, qui aurait pu un moment sembler embarrassant pour le président de la République flanqué de si encombrants amis, se termine en fait par une ode à la fidélité en amitié, celle du président Sarkozy et de Patrick Balkany.

Cerise sur le gâteau, l'article est agrémenté d'une gentille photo avec cette légende :

« Patrick et Isabelle Balkany esquissent un pas de danse devant le photographe du "Monde" dans la salle des fêtes de la mairie de Levallois. »

Tout cela, dans Le Monde, ex-journal de référence...
   

****** 

 

Mise à jour 04/04/2008

 

Philippe_RidetPhilippe Ridet, alias fidèle Ridet (voir ici, et ), journaliste au Monde, vient de sortir un livre sur Sarkozy.

Le Monde, dans le chapeau d'un long article consacré au livre du fidèle Ridet (journaliste au Monde), n'hésite pas à invoquer les mânes du Narrateur suprême, Marcel Proust...

 
«
 Et, tel le narrateur d'"A la recherche du temps perdu", il finit par avouer : "J'ai consacré une grande part de ma vie professionnelle à ce personnage "qui n'était pas mon genre"." »

(Le Monde, 03/04/2008)

   
Ceci semble outrepasser les limites traditionnellement admises pour le ridicule : d’autant que la lecture des extraits publiés par Le Monde dévoile une prose bêlante et poussive - qui cadre d’ailleurs bien avec l’impression laissée par le fidèle Ridet lors de son passage à Arrêt sur images, l’année dernière.

  • « Je me souviens de ce regard d'enfant recherchant un père lorsque vous parliez de Sarkozy dans une émission d'Arrêt sur image. » (marabbeh, 04/04/2008, ici)

 
De plus :

  • « Hmpfff, relisez vos classiques avant de les citer de façon aussi prétentieuse qu'erronée: ce n'est pas le narrateur de la "Recherche" qui déplore avoir perdu des années de sa vie pour une femme qui "n'était pas son genre", mais Swann, en parlant d'Odette... » (Hermès, 04/04/2008, ici)

 
Les commentaires des abonnés au Monde, disponibles (sur le web) en marge de chaque article, sont décidément ce qu'il y a de plus intéressant dans l'ancien "journal de référence". Autre exemple :

  • « "Qui n'était pas mon genre". Alors pourquoi nous l'avoir imposé? » (cdupipo, 03/04/2008, ici)
      

******

A lire aussi :

 Le Monde, un quotidien de droite (Cabinet de subversion, 26/09/2007)
Pour qui « roule » Le Monde ? Like a rolling stone... (Acrimed, 10/07/2006)
Sarkozy, consultant du Monde ? Colombani allié de Sarkozy ? Edwy Plenel accuse... (Acrimed, 24/03/2006)
Schneidermann licencié : Le Monde condamné (Acrimed, 18/05/2005)
Giesbert entendu par la police : chut ! Le Monde ne lit pas...Le Monde (BigBangBlog, 13/04/2007) 
Philippe Ridet, ta gueule, merci. ("Cabinet de subversion")

Livres de journalistes : bien servis par leurs journaux ("@rrêt sur images")
Un communiqué UMP dans Le Monde ("antennerelais")

lundi 9 avril 2007

Pourquoi prendre le lecteur pour un crétin ?


PravdaLe Monde, ce matin, titre ainsi un article :

"Pour 59% de personnes interrogées, Nicolas Sarkozy sera élu"

Et Le Monde de gloser là-dessus, sans recul aucun.

Ce genre d'article est pure malhonnêteté (certains pourraient user d'un mot plus grave), si l'on ne peut y trouver rappelée, à un endroit ou un autre, la distinction entre ces deux choses fort différentes : le pronostic de victoire et le souhait de victoire.

  • « (...) C'est comme ça que l'on a vu en 1980 que Giscard allait perdre : il y avait une majorité absolue de français qui pronostiquait le succès de Giscard, et il y avait une majorité absolue de français qui souhaitait la victoire de Mitterrand. »
    (Jean-Marc Lech (Ipsos), novembre 2006 - lien video)

Ségolène ne dispose pas pour l'instant d'une "majorité absolue" en terme de souhait de victoire : on a néanmoins pu remarquer (en cherchant bien) qu'elle devance régulièrement tous ses concurrents sur ce chapitre.

   
***

 

Mise à jour 13/04/2007

      
A l'heure où le candidat Sarkozy n'en finit pas de se caricaturer lui-même, franchissant véritablement toutes les bornes, qu'il s'agisse du rapprochement avec le FN ou de propos flirtant avec l'eugénisme, et alors que Ségolène Royal commence à stigmatiser le comportement de voyou de son adversaire (en termes très mesurés au regard de la scandaleuse fuite en avant menée par ce fou de Sarkozy qui confirme toutes les craintes qu'il avait inspirées), ahurissant titre du Monde :

 « Mme Royal s'emploie à nourrir un sentiment anti-Sarkozy » (lien)

Comme si Ségolène, cette sorcière, hystérique peut-être, harcelait injustement ce pauvre Nicolas Sarkozy... « Ségolène Royal ne lâche plus son adversaire », commence l'article. Ségolène ne réplique pas, elle ne met pas les points sur les "i", elle ne stigmatise pas un comportement proprement scandaleux : elle « cogne », elle  « matraque. » On croit rêver.

   
***

 

Mise à jour 14/05/2007

 
logo_le_monde_1_tLe Monde se met enfin à faire son boulot, maintenant que l'élection est passée : un étonnant article (vu la soupe servie ces derniers mois par ce journal), aborde frontalement, pour la première fois peut-être, le problème de Sarkozy en bourreau de la liberté de la presse... Trop tard.

   
***

 

Mise à jour 22/05/2007

   
Admirable lettre de Robert Solé, ancien médiateur du Monde, à la rédaction :

« (...) Notre image se trouve brouillée par nos opérations financières, par les ambiguïtés de Jean-Marie Colombani, mais aussi par la présence à la tête du conseil de surveillance d’Alain Minc, dont les liens avec les milieux d’affaires et les prises de position politiques créent la confusion parmi nos lecteurs et nous valent d’incessantes allusions dans la presse.
La dégradation de l’image du "Monde" est apparue encore tout récemment, avant le premier tour de l’élection présidentielle, quand Jean-Marie Colombani a pris la plume : François Bayrou, très mécontent, a aussitôt dénoncé une collusion entre le journal et des puissances d’argent. Accusation qui peut nous paraître absurde ou scandaleuse, mais qui est significative et devient habituelle.
Le principal capital du "Monde", c’est son image : la rigueur, la compétence, l’indépendance, la distance à l’égard des pouvoirs, le contraire du fric et des paillettes... Cette image a été brouillée. (...) »

   

  • « Je lis "Le Monde" depuis 1989 mais en tant qu’historien, c’est sur le premier demi-siècle du journal que je me suis penché avec délices. La formidable orthodoxie de Sirius/Hubert Beuve-Méry, la générosité de Jacques Fauvet qui portait une édition quotidienne de 50 pages comportant de larges échos de la vie culturelle des années 1970 avec les contributions des figures marquantes (Roland Barthes, Michel Foucault..), la refonte réussie d’André Fontaine, oui tout cela a bercé mes premières amours historiennes. J’ai cru en la capacité du triumvirat Minc-Colombani-Plenel à revivifier ce quotidien. Mais la révérence de plus en plus satisfaite vis-à-vis des institutions économiques et l’appui aux options néo-libérales, l’atlantisme trop marqué, le manque de distance vis-à-vis du respect des libertés publiques m’ont poussé à chercher ailleurs d’autres sources d’information. Oui, M. Solé met l’accent sur les questions cruciales (...). » (contributeur anonyme, ici)
  • « Le Monde s’est comporté en marchand de soupe durant la campagne : il a fallu attendre l’élection de Sarkozy pour voir apparaitre soudain quelques articles appelant un chat un chat... Beaucoup ont d’ailleurs eu à ce moment la nausée, de voir ce genre d’articles apparaître si tardivement - pour tout dire trop tard. Le Monde n’a pas rempli son devoir d’information. Le Monde s’est comporté durant la campagne en journal corrompu. Ce fait éclate aux yeux de tout observateur impartial. » (antennerelais, ici)
   

La rédaction du Monde choisit la rupture (Rue89)

 

***


Mise à jour 21/12/2007

 
Sarko emmène Bigard chez le Pape et consulte ses sms en présence du Saint Père.
Titre du Monde :

"Devant le pape, le président français affiche sa décontraction"

Ségolène discute avec des ouvrières de la chaussure.
Titre du Monde :

"Ségolène Royal entretient sa fibre sociale chez Charles Jourdan"

Comme si le clown, le comique, l'escroc, c'était Ségolène...
   

******

 

A lire aussi :

Le Monde, un quotidien de droite (Cabinet de Subversion)
http://bigbangblog.net/article.php3?id_article=588
La Face cachée du Monde
Fidèle Ridet!
("Vive le Feu!" 22/12/2007)

 

Posté par antenne_relais à 12:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 11 mars 2007

Sarkozy en bourreau de la liberté de la presse

   
Interview de Edwy Plenel :


(Voir sur grande fenêtre)


Extraits
:

   
" (...) Son principal ennemi, c'est lui-même. Et le principal danger, c'est la rencontre de ce personnage et des institutions de la Vème République. Nicolas Sarkozy, tout le monde le dit tout le monde le sait, a une vision guerrière, egocentrique, de la politique. On est avec lui ou contre lui. On est son obligé ou son ennemi. Il n'y a pas d'entre-deux. Il hystérise la politique. Il met en crise, il met en tension, ce qui est le conflit démocratique normal.

Or nous savons que nos institutions, cette présidence de la République qu'il brigue, sont potentiellement dangereuses. Nous savons qu'elles donnent des pouvoirs sans équivalent, dans aucune autre démocratie, même l'américaine, au président qui sera élu. (...) C'est la rencontre de ce personnage, qui met en crise, en tension la politique, et de ces institutions si peu démocratiques (et qu'il faut changer, qu'il faut radicalement changer), c'est cette rencontre qui est potentiellement très dangereuse.

(...) En tant que journaliste, je peux témoigner que Nicolas Sarkozy n'a pas une vision très pluraliste de la vie médiatique. Je peux témoigner du fait que la normalisation, l'uniformisation du paysage médiatique, était pour lui un enjeu avant cette campagne électorale. Je peux témoigner du fait que toute sa politique sert à imposer un agenda en réduisant l'indépendance des journalistes. Et je peux encore une fois en témoigner, en rappelant ce qui est arrivé à notre pays au moment de Clichy sous Bois, où au fond un mensonge d'Etat est passé dans les médias pendant une semaine, le temps que ce déni de réalité soit ressenti comme une telle injustice, qu'il mette le feu à l'herbe déjà sèche de nos banlieues. "

 

***

      
Récent et caractéristique épisode : Sarkozy passe un coup de fil rageur et menaçant au patron de Libération après cette "Une" : "Impôt sur la fortune de Nicolas Sarkozy - Le soupçon".

 

******

   

Mise à jour 16/04/2007

   
Question à Laurent Joffrin, directeur de Libération :

« Que pensez-vous de la conception de la liberté de la presse par Nicolas Sarkozy ? »

« Nicolas Sarkozy exerce des pressions sur les journaux. Il est légitime de réagir aux articles qui vous mettent en cause auprès des journalistes. Mais il est illégitime de s'adresser aux propriétaires en espérant qu’ils influeront sur leur rédaction. » 

(source)

 

******

 

Mise à jour 17/04/2007

    
Hallucinante confession
, qui confirme bien toutes les impressions senties depuis des mois :


« Les médias sont à droite, presses et télévisions, mêmes les chaînes du service public : France 2 et France 3.

Pour exemples :
Hier soir, France 3 dans l'édition du Soir 3 après avoir affiché que pour la première fois Ségolène était à 50 - 50 avec Sarko au 2ème tour, a diffusé un reportage sur les indécis. Toutes les personnes interrogées étaient de gauche et se demandaient si elles allaient voter pour Bayrou à la place de Ségolène. Etonnant, non ?
Ce matin, ni le journal Le Monde, ni le journal Libération, ne publient le nouveau sondage !
Libération ne parle même pas du meeting de Ségolène d'hier soir à Nantes.

La première leçon de cette élection est que la gauche au pouvoir doit changer les têtes.
Depuis vingt ans, je travaille à l'info sur une chaîne publique, c'est la première fois que la rédaction est aussi partisane, et à droite, dans les mains d'une direction et de rédacteurs en chef qui imposent leur ligne éditoriale : A droite toute !
J'ai honte de travailler dans ces conditions.

Avant, les journalistes de gauche côtoyaient des journalistes de droite. Chacun faisait son travail. Tous étaient vigilants. L'équilibre était respecté au sein de la rédaction.
Depuis un an, la direction a fait le ménage, les journalistes de droite ont pris le pouvoir.
Le pire est à venir si Sarkozy est élu. »

(Alain, 17/04/2007, ici)

   

******

 

Mise à jour 18/04/2007

   

Gravissimes révélations de Joseph Macé-Scaron, ancien directeur du Figaro-Magazine :

« Moi j'ai été journaliste politique, j'ai vu quand même Sarkozy, qui était en situation de puissance et non pas en situation de séduction. Et je peux vous dire que la menace, que le "on se souviendra de toi", l'index pointé, "on te cassera", si je ne l'ai pas entendu - et alors moi, je source, moi Joseph Macé-Scaron - si je ne l'ai pas entendu, en tant que journaliste du Figaro, journaliste du Figaro-Magazine, et je parle en connaissance de cause car je n'ai jamais fait moi de livre là-dessus, je n'ai jamais écrit là-dessus, mais c'est la raison pour laquelle j'ai été démissionné du Figaro-Magazine, tout simplement : parce que j'ai refusé, n'est-ce pas, de tailler des p... à monsieur Nicolas Sarkozy. Et ça ne me dérange pas du tout de le dire. »

 (source)

 

******

 

Mise à jour 14/05/2007

   
logo_le_monde_1_tLe Monde se met enfin à faire son boulot, maintenant que l'élection est passée : un étonnant article (vu la soupe servie ces derniers mois par ce journal), aborde frontalement, pour la première fois peut-être, le problème.

 

« Nicolas Sarkozy inquiète les médias »

« La victoire de Nicolas Sarkozy pose des questions dans de nombreuses rédactions. En cause, les amitiés entretenues par le nouveau président de la République avec des hommes d'affaires présents dans les médias comme Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe du même nom (Elle, Paris Match, Journal du dimanche, Europe 1...), Serge Dassault, propriétaire du Figaro, Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde, Martin Bouygues, propriétaire de TF1, Vincent Bolloré (Matin plus, Direct 8), ou Bernard Arnault, propriétaire de La Tribune...

Avant même l'épisode du retrait de l'article sur le vote de Cécilia Sarkozy, des journalistes du JDD avaient fait part de leur inquiétude. "Ce serait bien de rappeler les principes d'indépendance et de non interventionnisme", déclarait ainsi au Monde un journaliste interrogé avant que cette affaire soit révélée. "Des pressions il y a en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe", confirme un salarié.

Les inquiétudes sont vives également chez Lagardère Active, Arnaud Lagardère (actionnaire du Monde) présentant Nicolas Sarkozy comme son "frère". La société des journalistes de Paris-Match a rappelé, le 4 mai, que "la responsabilité vis-à-vis des lecteurs est (notre) seul guide". "Cet impératif prime sur tous les autres, en particulier, sur d'éventuelles tentatives de l'actionnaire majoritaire, des politiques, des annonceurs ou des pouvoirs publics de faire pression sur le contenu".

Cette prise de position intervient après qu'une partie de la rédaction eut manifesté son désaccord en découvrant le projet de couverture du numéro du 25 avril, après le premier tour de l'élection, montrant Nicolas Sarkozy enlaçant son fils Louis. Une délégation de journalistes avait alors rencontré Olivier Royant, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, et Christian de Villeneuve, directeur général des rédactions du pôle magazines du groupe Lagardère, pour leur faire part de leur désapprobation, mettant en avant que Paris Match n'a quasiment jamais fait sa Une sur un candidat entre les deux tours de la présidentielle, à l'exception de 2002. C'est finalement le comédien Jean-Pierre Cassel, qui venait de mourir, qui a eu droit à la couverture, Nicolas Sarkozy exigeant que la photo de son fils soit floutée. Il y a un an, Alain Genestar, directeur général de la rédaction, avait été licencié pour avoir publié en une, le 25 août 2005, une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias.

L'ambiance est tendue également à Europe 1, plusieurs journalistes reprochant une "trop grande proximité" du PDG Jean-Pierre Elkabbach avec le pouvoir. A ces inquiétudes, une porte-parole de Lagardère Active répond : "les maîtres mots dans les rédactions sont l'indépendance éditoriale, l'équilibre et le professionnalisme".

"Tous les journalistes sont attentifs"
souligne François Malye, président du Forum permanent des sociétés de journalistes, qui regroupe les sociétés de 25 rédactions. "Nicolas Sarkozy a montré qu'il aimait contrôler les choses. Actuellement, les journalistes ont tendance à se montrer moins résistants, et les journaux ne sont globalement pas en très bonne santé économique. L'inquiétude de fond est que les perquisitions, les instructions, les interrogatoires... deviennent la routine". M. Malye fait référence à la tentative de perquisition au Canard Enchaîné, vendredi 11 mai. Le Forum "condamne ce type d'action dont le seul but est d'identifier les informateurs des journalistes, alors que le secret des sources est l'un des principes fondamentaux de l'exercice du métier de journaliste".

Dans son dernier livre Une campagne off (Albin Michel, 18 euros), Daniel Carton rapporte une conversation de Nicolas Sarkozy avec la direction du Figaro Magazine, lors d'un déjeuner. "Je sais déjà ce que je ferai sitôt à l'Elysée : je m'occuperai personnellement de Jean-François Kahn (président de Marianne)", aurait, selon l'auteur, déclaré Nicolas Sarkozy. Pendant la campagne, l'hebdomadaire a publié un numéro spécial diffusé à 500 000 exemplaires et titré : "Le vrai Sarkozy, ce que les grands médias ne veulent pas où n'osent pas dévoiler".. La direction de Marianne réagit sereinement. "Nous n'avons aucune crainte particulière, nous ne faisons pas de procès d'intention", explique Maurice Szafran, directeur du journal. "En revanche, le traitement de l'élection par le groupe Hachette m'a frappé car ce n'est pas sa tradition. La campagne de Sarkozy vue par Match relève de la presse soviétique des années 1950, dans les légendes, les façons de titrer".

Du côté de France Télévisions, la société des journalistes se souvient de la colère de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 3, le 28 mars, qualifiant de "malhonnête" un reportage sur la fabrication des passeports biométriques. Le retour à l'antenne de Béatrice Schönberg, la présentatrice des JT du week-end de France 2, pose aussi des questions au sein de la rédaction.

Prévu le 18 mai, ce retour coïncide avec l'annonce du nouveau gouvernement dans lequel devrait figurer en bonne place son mari Jean-Louis Borloo.

Pascale Santi »

Article paru dans l'édition du 15.05.07

***

 

Des médias étrangers, sans doute libres de toute accointance sarkozyenne, usent de mots plus directs :


Le petit Nicolas et ses grands amis
Léon Michaux, Le Journal du mardi (Belgique)

   
Journal_Mardi« Vu de Belgique, les médias français ont tous rallié Nicolas Sarkozy. Par connivence ou par calcul.

Les Français ne s’en rendent peut-être plus compte tellement ils ont le nez dedans, mais vue d’ici la manière dont la quasi-totalité des médias s’est rangée en ordre de bataille derrière Sarkozy est proprement sidérante. Ce type peut dire tout et son contraire sans que personne ou presque ne s’en émeuve (...). »
    
   

Nausée post-électorale
Akram Belkaïd, Le Quotidien d'Oran (Algérie)

   
Quotidien_oran« Le fait est que la presse française a joué un rôle non négligeable dans la défaite de Ségolène Royal. Elle a instruit avec zèle son procès en incompétence mais elle s'est gardée d'appliquer la règle de réciprocité par rapport aux dérapages et approximations du candidat de la droite, tant elle était terrifiée - et ce terme n'est pas faible - par la perspective de représailles sarkozyennes.

Des journaux, et non des moindres, se sont autocensurés et ont préféré ne pas publier des articles et des documents qui auraient placé le candidat de la droite dans une position difficile vis-à-vis de l'opinion publique. D'autres, ont repris à leur compte le «spin» efficace des experts en communication réunis autour de Sarkozy. (...)
En 1981, François Mitterrand, à peine élu, avait rendu hommage à Jaurès en se rendant, rose à la main, au Panthéon. Sarko, lui, dîne au Fouquet's, pousse le fa dièse avec quelques vestiges d'une très vieille France, puis s'offre du bon temps sur le yacht d'un patron du CAC 40 (et la presse est formelle : pas de conflit d'intérêt, voyons !). »

   

***

 

Mise à jour 20/05/2007

   
Edwy Plenel
, France 3, "Ce soir ou jamais", 16/05/2007 :

   
« Nous avons appris aujourd'hui que la rédactrice en chef de l'hebdomadaire qui a le plus soutenu Sarkozy [Le Point], qui faisait la rubrique politique de campagne, (...) passe comme conseillère à l'Elysée. Et nous avons appris dans le même moment, que la journaliste du Figaro qui suivait la campagne socialiste, qui est celle qui a lancé les premières polémiques contre Ségolène Royal, à son retour de Chine : elle passe à Matignon chez le premier ministre. (...) Une des règles du libéralisme politique, et qui surpasse les convictions des individus, c'est l'indépendance du journalisme ; c'est qu'un fait est un fait, qu'il y a un rapport à la vérité justement ; et que dans ce rapport à la vérité il y a un rapport à la distance. Cela fait honte à notre profession, des évènements comme ceux-là. »

 

******

A lire aussi :

Sarko tente d'étrangler financièrement un journal, puis intimide ses journalistes (video)
http://royal2007.canalblog.com/archives/2007/04/03/4519113.html
http://johnpaullepers.blogs.com/john_paul_lepers_leblog/2007/04/telelibre_ou_te.html
JDD: la rédaction dénonce une censure inacceptable
Purge dans les médias

La concentration des médias et leurs liens avec Nicolas Sarkozy (Betapolitique 09/04/2007)

jeudi 22 février 2007

Le petit Timonier

   
Le candidat Sarkozy se rêverait-il en Guide Suprême du peuple ?
On peut se poser la question à la lecture de ceci :

   

  • " Pas question, donc, pour Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et toujours président du conseil général des Hauts-de-Seine, de mettre un terme à cette exception française qu'est la pratique intensive du cumul des mandats. Il est vrai que le candidat de l'UMP confiait récemment que, s'il était élu à la présidence de la République, il n'exclurait pas de conserver la présidence de son parti. Un cas de figure inédit. " (lire l'article du Monde)

 

"Un cas de figure inédit" : en France c'est le moins que l'on puisse dire ! Ce genre de configuration est tout simplement caractéristique de pays comme la Chine ou l'URSS !

PravdaIl aurait été manifestement impoli pour Le Monde d'évoquer ce parallèle, qui s'impose pourtant d'évidence : il est vrai que Jean-Marie Colombani et Alain Minc, les deux chefs spirituels du Monde, sont amis personnels de Nicolas Sarkozy.

   
***

   
Sur la tentation malsaine et dangereuse de Sarkozy d'accéder à un statut de Chef Suprême et omnipotent, l'iconographie elle-même nous met en garde :

mao2bis       sarkozydessin1bis2

   
Il semblerait que l'on tienne enfin un début d'explication au récent fourvoiement d'André Glucksmann...

Posté par antenne_relais à 12:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1